Et votre coiffeur, comment va-t-il?
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont la première maladie professionnelle déclarée dans les métiers de la coiffure. Une profession parmi les plus exposées. Chaque mois, en Limousin, un(e) coiffeur (se) est déclarée inapte à exercer sa profession. Principales causes : les pathologies allergiques, les risques psychosociaux mais aussi les troubles musculo-squelettiques (TMS).
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35 déclarations d’inaptitude

La santé au travail dans les métiers de la coiffure a fait l’objet d’une enquête de la Direccte (*) entre 2012 et 2014, à partir de données recueillies auprès des différentes associations départementales de médecine du travail et des caisses primaires d’assurance-maladie. En trois ans, 35 déclarations d’inaptitude ont été prononcées en Limousin dans ce secteur qui rassemble plus de 1.000 personnes. Une proportion d’inaptitude trois fois plus importante que dans le reste de la population salariée, tous secteurs confondus.

Au niveau de la reconnaissance des maladies professionnelles, les coiffeuses (88 % des effectifs sont des femmes) se plaçaient en 2013 au 9e rang des professions les plus exposées en Limousin. En tête, donc, les TMS, ces atteintes des poignets, mains, doigts, épaules ou coudes qui deviennent une souffrance au quotidien pour effectuer le travail et peuvent conduire jusqu’à l’incapacité. L’étude de la Direccte précise que ce sont principalement les salariés âgés de plus de quarante ans qui sont concernés par ce type de pathologies.

Les allergies chez les plus jeunes

En revanche, les troubles allergiques au niveau de la peau ou des voies respiratoires (eczémas, urticaires, crises d’asthme) touchent plutôt les jeunes employés et les apprentis (vingt-trois ans en moyenne), qui sont alors contraints de se reconvertir.

L’un des résultats révélés par l’enquête est aussi le poids des conflits et risques psychosociaux dans ces petites entreprises. « Un nouveau risque », précise l’étude, moins connu que les deux précédents, et dont la prise en charge est « complexe ».

Un état des lieux qui nécessite en tout cas des actions. Signé début 2015, un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens signé entre l’AIST 87 (Association interprofessionnelle pour la santé au travai), la Direccte et la Carsat vise à mettre en place des actions de prévention, comme celle qui se déroulera lundi prochain, à Ester technopole.

Source : http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2016/03/05/la-sante-des-coiffeurs-limousins-passee-au-peigne-fin_11811495.html

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