Étiquette : devenir agent de sécurité à Toulon

Pour la première fois durant les préparatifs d’une Coupe du Monde de la FIFA™, un système de surveillance a été mis en place pour veiller au respect des conditions de travail sur les chantiers des stades construits ou rénovés pour l’événement. La visite de lancement conduite par la FIFA et le Comité organisateur local (COL) de Russie 2018 s’est déroulée au stade Loujniki le 28 avril, déclarée Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail à l’initiative de l’Organisation international du travail (OIT) en 2003. Par la suite, des visites d’évaluation auront lieu tous les trois mois dans les stades de la Coupe du Monde 2018.

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La FIFA et le COL de Russie 2018 ont mandaté une tierce partie indépendante, l’Institut Klinsky de la protection du travail et des conditions de travail, pour surveiller l’évolution des conditions de travail dans les dix stades de la Coupe du Monde en construction ou faisant l’objet d’importants travaux de rénovation. Les opérations de remise à neuf du stade Loujniki, qui accueillera le match d’ouverture et la finale de la Coupe du Monde 2018, représentent un défi comparable à un chantier de construction. En conséquence, les experts ont examiné l’enceinte sous toutes ses coutures. Ils se sont également intéressés de près à la santé et à la sécurité au travail, aux risques d’incendie, à la sécurité industrielle, aux contrats de travail, aux procédures de recrutement et de démission, aux salaires et aux avantages sociaux, aux conditions de travail, au temps de travail, aux droits et aux libertés des travailleurs, ainsi qu’aux conditions d’hébergement.

« Le COL travaille dans le cadre de la stratégie de durabilité de Russie 2018 lancée en 2015. Il met systématiquement en place des mesures pour assurer des conditions de travail correctes, mais aussi la santé et la sécurité des travailleurs », souligne Milana Verkhunova, directrice de la durabilité du COL. « Notre objectif est de mettre en avant et de pérenniser de bonnes conditions de travail, la santé et la sécurité des travailleurs sur les chantiers des stades de la Coupe du Monde. Toutes les personnes impliquées dans la construction et la rénovation des stades de la Coupe du Monde partagent cet objectif. »

Des représentants de l’Institut Klinsky se sont familiarisés avec la documentation en matière de santé et de sécurité fournie aux travailleurs par le contractant principal et ses sous-traitants, avant de mener des entretiens avec les responsables et les employés des entreprises du bâtiment. La méthodologie des contrôles de la Coupe du Monde 2018 a été établie conformément aux conventions de l’OIT sur les conditions de travail ratifiées par la Fédération de Russie, au droit russe et aux statuts de la FIFA.

« Dans le cadre des efforts de la FIFA pour développer son approche en matière de droits de l’homme, nous sommes fiers de lancer avec le COL notre propre système de surveillance indépendant, ici au stade Loujniki », a déclaré Federico Addiechi, directeur de la durabilité de la FIFA. « Cette action marque le début d’un processus qui nous aidera à garantir les droits des ouvriers du bâtiment dans tous les stades de la Coupe du Monde en Russie. »

Ce système de surveillance est le fruit d’une démarche entamée en septembre 2015 par le COL et la FIFA, à l’occasion d’une étude d’auto-évaluation menée auprès des entreprises impliquées dans la construction et la rénovation des stades de Russie 2018. Plusieurs questions portaient sur les conditions de travail, la santé et la sécurité. Par la suite, une inspection du stade de Saint-Pétersbourg a été menée en présence de représentants du syndicat des travailleurs du bois et du bâtiment et du syndicat russe des ouvriers du bâtiment, en février 2016. En mars, un atelier sur les conditions de travail, la santé et la sécurité pendant la construction des stades de la Coupe du Monde 2018 a bénéficié de la participation de l’OIT et d’autres partenaires sociaux.

Source : www.fifa.com

« Le chômage est désormais un problème majeur de santé publique ». Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) alerte mardi 10 mai avec un projet d’avis compilant les résultats des dernières études sur le sujet.

Le projet d’avis, présenté par Jacqueline Farache (groupe CGT), sera examiné à 14H30 par le Cese, avant un vote vers 16H00. Il dresse un bilan de santé alarmant des demandeurs d’emploi, alors que leur nombre – 5,76 millions selon Pôle emploi – tutoie les sommets.

10.000 à 14.000 décès par an

« 10.000 à 14.000 décès par an sont imputables au chômage en France par maladies chroniques, hypertension, rechute de cancer… et la mobilisation collective est quasi inexistante », dénoncent les auteurs, citant une étude de l’Inserm.

« Des études internationales (…) font état d’un risque de surmortalité multiplié par trois, soit un effet comparable à celui du tabagisme », poursuivent-ils.

Une autre étude récente (Inserm, assurance maladie et assurance vieillesse) met en évidence l’état sanitaire général « dégradé » des demandeurs d’emploi: par exemple, les chômeurs et les chômeuses déclarent respectivement 2,32 et 1,71 fois plus fréquemment un « mauvais état de santé ».

Par ailleurs, le chômage « accroît les troubles dépressifs et le risque suicidaire », selon le projet d’avis : « Pour une augmentation de 10% du taux de chômage, le taux de suicide tous sexes confondus augmente significativement de 1,5%. » Le taux de chômage a augmenté en France de 47% depuis 2008.

Impacts sur le couple et la famille

Mais au-delà de ses effets sur la santé, le chômage a aussi un impact social, qui « touche le couple, les enfants et l’avenir même de la cellule familiale », selon le document.

Il cite une étude de 2004, selon laquelle le chômage des parents diminuerait « de 12 points la probabilité d’obtention du baccalauréat » par les enfants.

« Le chômage a également un impact sur la stabilité de la vie familiale, car il augmente les risques de séparation », selon le projet d’avis.

Ses auteurs regrettent que les conséquences du chômage soient « largement sous-évaluées ». Ils font une série de recommandations, notamment pour améliorer l’image des chômeurs: « inscrire la précarité sociale parmi les critères de discrimination prohibés par la loi », lancer une « campagne d’information et de sensibilisation »…

Le projet d’avis préconise également de mieux documenter, par des études épidémiologiques, sociologiques et statistiques, les effets du chômage sur la santé.

Il recommande, en outre, un meilleur accompagnement des chômeurs, en leur proposant un « soutien psychologique », en les orientant vers un « premier bilan médical dès le premier entretien » à Pôle emploi, et en réfléchissant à élargir aux chômeurs le système de santé au travail.

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/10/bilan-alarmant-consequences-chomage-sante_n_9880942.html

Ce type d’accidents du travail est le plus mortel en Belgique. Les accidents de la route représentent près de la moitié des accidents du travail, constate l’Institut belge pour la sécurité routière à l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et la santé au travail.

Un dixième des accidents du travail ont lieu sur la route, et ces accidents sont souvent parmi les plus graves. Les accidents de la route représentent en effet près de la moitié des accidents du travail mortels, rappelle jeudi l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) à l’occasion de la Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail.

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Lors des déplacements domicile-travail

Chaque année, 60 personnes en moyenne perdent la vie dans un accident du travail sur la route et près de 1.900 sont en incapacité permanente, ressort-il d’une analyse de l’IBSR basée sur les chiffres du Fonds des accidents du travail au cours de la période 2010-2014. Environ 85% de tous ces accidents se produisent lors des déplacements domicile-travail. La plupart impliquent des automobilistes et des cyclistes. En moyenne, ils ont des conséquences nettement plus lourdes que les autres accidents du travail: pour 1.000 accidents survenus sur la route, plus de 126 personnes sont en incapacité de travail permanente ou décèdent, contre 94 pour les autres types d’accidents du travail.

« Il est désormais temps de miser sur la sécurité dans la circulation »

Les employeurs « doivent se rendre compte que les coûts directs et indirects engendrés par les accidents du travail dans la circulation sont énormes. La sécurité sur le lieu de travail est depuis longtemps primordiale dans de nombreuses entreprises. Il est désormais temps de miser sur la sécurité dans la circulation », implore l’IBSR dans un communiqué, avant de rappeler qu’il a mis sur pied un programme sur mesure destiné aux entreprises.

Source : http://www.rtl.be/info/belgique/societe/ce-type-d-accidents-du-travail-est-le-plus-mortel-en-belgique-813769.aspx

En dépit des politiques de prévention mises en place par les grands groupes du BTP et de l’énergie, 95 % des accidents graves sur les chantiers sont déclenchés par des erreurs comportementales. En cause  : une appropriation relative des règles de sécurité.

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Pétroliers, bâtisseurs, industriels, tous courent après le zéro accident. Un objectif « ultime »,« presque inatteignable  », selon les responsable de la sécurité et de la prévention réunis à Paris, par Artelia, spécialiste en ingénierie et management de projets : « 95 % des accidents sont causés par des erreurs comportementales et organisationnelles, alors que seuls 5 % trouvent leur origine dans un matériel défectueux ou inapproprié » , souligne Aymon de Redellet, directeur santé, sécurité, environnement et prévention des risques du pôle produits de construction de Saint-Gobain. Selon la Direction des risques professionnels de l’Assurance maladie, le nombre d’accidents du travail avec arrêt se maintient en effet autour de 620.000 par an, auxquels il faut ajouter 540 décès. Plus grave, selon l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics), il se produit un accident mortel tous les trois jours sur les chantiers 

Les participants à cette table-ronde, représentant des mastodontes de la construction (Bouygues Construction, Vinci Autoroutes, Eiffage Construction, Saint-Gobain, Nexity) et de l’énergie (Total, Shell, Exxon) ne cessent pourtant d’étoffer leurs politiques de prévention. Livrets de règles, visites et audits de sécurité, formations aux gestes et postures, mise en place d’une direction ad hoc, tous consacrent des fonds conséquents à la prévention des risques «  devenu un investissement depuis que leur réputation est en jeu », souligne Thierry Para, directeur adjoint des grands projets fiduciaires de la Banque de France.

Sur chaque chantier ou plate-forme pétrolière, la sécurité fait désormais l’objet d’une mini-réunion périodique. Baptisée selon les entreprises  « la minute chantiers » ou « le quart d’heure sécurité », ce briefing permet d’évoquer les consignes relatives aux opérations programmées. « L’environnement de chantier change en permanence. S’ajoutent une tranchée, une travée, une cloison qui modifient la configuration de l’environnement de travail et nécessite de marquer un temps d’arrêt pour faire un pas de côté » , décrit Philippe Villain, directeur prévention santé et sécurité de Bouygues Construction, qui a institutionnalisé ce temps de réflexion chaque jour à 10h55. « La corne de brume sonne, les équipes s’interrompent et  observent ce qui à l’instant T pourrait favoriser un accident » . Exemples : un chantier mal balisé, des aires de circulation encombrées, des gardes-corps mal posés, des distances de sécurité non respectées, des échafaudages à roulettes utilisés à contre-emploi etc. « Ce temps n’est pas consacré à rappeler les fondamentaux du port des équipements de protection individuelle (EPI), mais à encourager un état d’esprit constructif autour du respect des procédures », détaille Philippe Villain.

La limite de ces exercices d’amélioration continue, c’est la difficulté éprouvée par les responsables à trancher« Peu formés au management, les chefs d’équipes, souvent d’anciens ouvriers, manquent d’autorité pour superviser leurs anciens compagnons et leur imposer un mode opératoire », éclaire Aymon de Redellet. Facteur aggravant, leur absence de lien hiérarchique avec les bataillons de sous-traitants « qui ne partagent pas la même culture sécurité que l’entreprise maître d’oeuvre ou maître d’ouvrage sans pouvoir être sortis du jeu », lâche un participant.

Pour impliquer l’ensemble des équipes dans les questions de sécurité, Shell et Chevron ont inventé le Stop Work Authority, un statut de lanceur d’alerte qui confère à chaque intervenant, salarié ou sous-traitant, le droit _et le devoir_d’arrêter provisoirement une situation à risques. « Il ne s’agit pas d’un carton rouge, mais de la manifestation d’un doute qui stoppe les opérations pendant 3 minutes ou 3 jours », détaille Agnès Bernard, responsable HSEQ réseau et carte pétrolières de Total Marketing France. Avantage de cette «  stop card », l’utilisateur ne s’expose à aucune sanction en cas de mauvaise interprétation de la situation. Intéressante, l’initiative repose toutefois la question du management du risque : l’équipe est-elle en capacité d’évaluer le risque potentiel d’incendie ou de chute « Sur un chantier au Moyen-Orient, nous avons enregistré 1 million de stop cards en six mois », se remémore un directeur sécurité et environnement de travail pour démontrer que cette pratique, potentiellement vertueuse, est difficilement gérable. Même analyse des professionnels à propos des déclarations de « presqu’accidents » : « Stimuler les remontées d’incidents pour analyser les facteurs communs déclenchants est une bonne démarche, si ce n’est que l’entreprise n’est pas dimensionnée pour décortiquer 400 anomalies mensuelles », remarque un consultant d’Artelia.

Selon le cabinet de conseil en ingénierie, qui développe des système de management de l’hygiène, de la santé, de la sécurité et de l’environnement, seule la responsabilisation de chacun, depuis les cadres dirigeants jusqu’au plus bas de la hiérarchie, permettra d’abaisser le nombre d’incidents_une chute se produit tous les cinq minutes sur les chantiers selon l’OBBBTP. « Il s’agit de passer d’un engagement de discipline à un engagement de conviction », définit Joris Schelfout, coach sécurité HSSE d’Artelia qui propose la méthode du feed-back positif : « Que chacun détermine pourquoi il enfreint les règles et emprunte les raccourcis qui permettront de gagner cinq minutes ou de perdre jusqu’à leur vie ». 

Selon quelques confidences de la salle, l’attribution de bonus, liés à l’atteinte d’objectifs sécurité, enclenche un cercle vertueux en termes d’implication managériale, à ceci près que l’incitation financière encourage la dissimulation d’accidents…

Source : http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/ressources-humaines/bien-etre-au-travail/021811646958-securite-l-humain-seul-facteur-d-amelioration-continue-209215.php?eRCAbL9F0Ez7DS4E.99

Le 10 mars 2016, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation a rendu un arrêt susceptible d’intéresser les praticiens du droit de la sécurité sociale (Cass. 2ème civ., 10 mars 2016 : n° 14-29.145). Sa structure révèle, en partie, son intérêt. Bien qu’étant de rejet, il est publié au bulletin. Il est composé de deux chapeaux intérieurs intéressant :

  • la répartition des compétences entre les juridictions du contentieux général et celles du contentieux technique ; (1ère partie).
  • la communication de « l’entier rapport médical » devant les juges du contentieux technique . (2nde partie)

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Pédagogique, cet arrêt rappelle des règles déjà connues des praticiens.

Répartition des compétences. – Une organisation du contentieux général (CSS, art. L. 142-1) et une organisation du contentieux technique (CSS, art. L. 143-1) ont été instituées en droit de la sécurité sociale. Plusieurs juridictions interviennent. Le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) est la juridiction de droit commun. Il règle les différends auxquels donnent lieu l’application des législations et réglementations de sécurité sociale et qui ne relèvent pas, par leur nature, d’un autre contentieux.
L’organisation du contentieux technique règle les contestations relatives « 2°) à l’état d’incapacité permanente de travail et notamment au taux de cette incapacité en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle ». Ce sont les tribunaux du contentieux de l’incapacité (TCI) et la cour nationale de l’incapacité et de la tarification de l’assurance des accidents du travail qui sont compétents (CNITAAT).

Imbrication des procédures. – L’employeur qui conteste un accident du travail ou une maladie professionnelle peut agir devant le TASS pour solliciter :

a. l’inopposabilité de la décision de prise en charge ;
b. la mise en œuvre d’une expertise médicale judiciaire afin de contester l’imputabilité des lésions au sinistre professionnel.

L’employeur peut également saisir le TCI pour :

c. contester l’opposabilité de la décision attributive de rente ;
d. contester le taux d’IPP fixé par le médecin-conseil à la consolidation de l’état de santé de l’assuré.

Ces procédures (b. et d.), de nature médico-judiciaire, sont étroitement liées. Les débats devant le TCI sont susceptibles d’influencer la solution rendue par le TASS et inversement. Une stratégie préalable doit être définie pour articuler ces procédures. A titre d’exemple, les délais d’audiencement devront nécessairement être pris en compte. Lorsqu’une décision attributive de rente est notifiée, l’employeur dispose d’un délai de deux mois pour la contester. Généralement, les délais d’audiencement devant le TCI sont plus courts que ceux devant le TASS. Le dossier sera évoqué devant le TCI avant de l’être devant le TASS.

Influence de la procédure TCI sur la procédure TASS. – L’employeur qui sollicite la mise en œuvre d’une expertise médicale judiciaire doit convaincre le TASS de la nécessité de mettre en œuvre une telle mesure. Il doit apporter un faisceau d’indices démontrant l’existence d’un litige d’ordre médical. Les pièces médicales communiquées devant les juridictions du contentieux technique constituent des éléments de preuve. Parmi elles, l’analyse du rapport d’évaluation des séquelles par le médecin mandaté par l’employeur est déterminante. Les débats entre ce praticien et le médecin consultant près le TCI, repris dans le jugement du TCI, peuvent justifier la demande d’expertise. Tel est le cas lorsque ces deux praticiens mettent en évidence un problème d’imputabilité des lésions. Seul le TASS est compétent pour trancher cette difficulté. C’est ce que rappelle la deuxième chambre civile dans la présente espèce.

Un salarié avait déclaré une maladie professionnelle du tableau n° 57. Un taux d’IPP de 15% lui avait été attribué. L’employeur avait saisi le TCI. Lors des débats devant les juridictions du contentieux technique (TCI – CNITAAT) les deux médecins consultants avaient considéré «  qu’il n’était pas possible de déterminer avec certitude que la limitation de l’épaule droite résultait effectivement de la tendinopathie prise en charge par la caisse, celle-ci pouvant fort bien être imputée à d’autres affections extra-professionnelles développées par la victime »
Selon le pourvoi, il appartenait au juge du contentieux technique « d’identifier les séquelles imputables à la maladie afin d’être en mesure de fixer le taux d’IPP ». Le moyen est logiquement rejeté. Le principe selon lequel les difficultés relatives au caractère professionnel d’une lésion relèvent de la compétence des juridictions du contentieux général de la sécurité sociale est ainsi rappelé.

Articulation des procédures. – Lorsqu’une difficulté d’imputabilité des lésions est révélée devant les juridictions du contentieux technique, il appartient à l’employeur de « saisir les juridictions du contentieux général s’il entend contester l’imputabilité à la maladie professionnelle de certaines des séquelles retenues par le médecin conseil de la caisse ». En parallèle, il convient de solliciter un sursis à statuer devant les juridictions du contentieux technique dans l’attente de l’issue de la procédure initiée devant les juridictions du contentieux général. Une copie des éléments de procédure attestant de l’état d’avancement de la procédure peut être annexée à cette demande (recours amiable, saisine du TASS, accusé de réception de la juridiction, convocation à l’audience).

En l’espèce, l’employeur aurait pu saisir la commission de recours amiable puis le TASS afin de contester l’imputabilité des lésions à la maladie professionnelle. Au soutien de son argumentaire, il aurait fait état des difficultés identifiées par les deux médecins consultants. Ces deux analyses médicales concordantes, dépourvues de toute ambiguïté, caractérisaient une difficulté sur l’imputabilité des lésions à la maladie professionnelle déclarée.

Dans ces conditions, une expertise aurait probablement été ordonnée. L’expert judiciaire aurait eu pour mission de se prononcer sur les lésions imputables à la maladie professionnelle. Une fois le rapport homologué par les juridictions du contentieux général, l’employeur pourra s’en prévaloir devant les juridictions du contentieux technique afin d’obtenir une baisse du taux d’IPP. Seules les séquelles résultant des lésions consécutives à la maladie professionnelle doivent être prises en compte dans l’évaluation du taux d’IPP.

Source : http://www.village-justice.com/articles/Imputabilite-des-lesions-accident,21846.html#3UWHrMzSOtpAf1J8.99

Marlie Michalletz, Avocat

Santé au travail : Un programme pilote testé dans deux départements devrait s’étendre à toute l’administration.

Avec un taux d’absentéisme à 5% en 2015, les coûts directs des absences représentent quelque 78 millions de francs pour l’Etat de Genève. Depuis 2011, un projet pilote intitulé «Retour au travail» vise une meilleure gestion des absences de longue durée (dès trente jours, avec une alerte au bout de quarante-cinq jours). Déjà testé aux Département des finances et de l’aménagement, il devrait être étendu prochainement à tout le petit Etat.

«Nous ne sommes pas plus philanthropes que d’autres, relativise d’emblée Fabienne Bonjour, directrice des ressources humaines à l’Office du personnel de l’Etat. On s’intéresse à ces problématiques car elles sont une condition de qualité du travail.» La philosophie des ressources humaines semble avoir radicalement changé: «Aujourd’hui, l’absence n’est plus considérée comme un problème de santé individuel. Si un taux d’absence est supérieur à 5%, c’est qu’il y a aussi un problème sur le lieu de travail. Et l’absence entraîne l’absence, si deux personnes sur dix sont malades, les huit restantes fatiguent.»

Ce projet passe par plusieurs mesures qui peuvent avoir l’air anodines. «Par exemple, nous faisons attention à garder le lien avec une personne absente. C’est facile de les oublier. On reçoit parfois des témoignages de gens qui nous disent «si seulement quelqu’un m’avait téléphoné!» La gestion des absences de courte durée s’opère aussi tout en nuances. «S’il a beaucoup de courtes absences, ça veut dire que les gens ont besoin d’échappatoires, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. S’il y a plus de trois absences en un an, c’est une alerte. Le collaborateur évoquera l’enchaînement d’une migraine, d’une gastrite, etc. Mais à force de parler, des choses finiront par sortir. Il glissera qu’en plus, les relations sont tendues en ce moment avec tel collègue.»

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Les règles mises en place depuis cinq ans impliquent que le collaborateur appelle son manager pour faire le point. «On insiste pour qu’un coup de téléphone soit passé, plutôt qu’un SMS ou un mail, afin de fixer des délais où ils se tiendront au courant. Il ne faut pas dire «Appelle moi quand tu vas mieux», parce que sinon on peut ne pas avoir de nouvelles pendant trois semaines.»

Il n’y a pas encore le recul nécessaire pour catégoriser les causes des absences. Selon Michel Gisler, responsable du Service de santé, «on ne peut pas le dire précisément. C’est une combinaison de causes, c’est rarement une cause unique. Cela peut relever de facteurs psychosociaux comme la reconnaissance du travail, ou l’autonomie. Parfois aussi la cause est strictement individuelle, indépendamment de l’aspect professionnel.» Il semble relativement pessimiste sur l’impact du projet pilote: «Avec la situation économique actuelle, il faut accomplir les mêmes tâches avec moins de personnes. Donc si on arrive déjà à maintenir le taux d’absentéisme à son niveau actuel, ce sera déjà un miracle.»

Certaines mesures apparaissent comme des évidences, à quoi doit-on ce revirement soudain? «Les aspects de santé et de sécurité n’étaient pas une priorité jusqu’à présent, analyse-t-il. Dans les années 2000, le Secrétariat à l’économie s’est donné les moyens de faire la promotion de la santé au travail. Aujourd’hui, il existe de vraies campagnes de prévention.» Elles commencent manifestement à porter leurs fruits.

Fabienne Bonjour relève que la Suisse a encore trop peu de médecins du travail, et qu’il est très difficile d’en recruter, par rapport à la France par exemple.

Source : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/etat-preoccupe-absences-employes/story/29430683

Interview de l’administrateur technique du Groupement d’hygiène industrielle (GHI) au sein du Mase Méditerranée Giphise (MMG). Créé en 2005, ce groupement Interprofessionnel pour la prévention, l’hygiène industrielle et la sécurité dans les entreprises compte parmi les 8 associations qui mettent en œuvre le référentiel Mase, dédié à la sécurité, la santé et l’environnement. MMG réunit 750 grands donneurs d’ordres industriels et entreprises intervenantes.

Qu’est ce que le référentiel Mase ?

Le Mase est l’acronyme de Manuel d’amélioration de la sécurité des entreprises. Ce système de management a été mis en œuvre dans les années 1990 par l’usine Esso à Fosr (13) suivi par d’autres donneurs d’ordres du bassin pétrochimique de Fos-Berre-l’Etang (entre autres, BP, Shell, Total). Leur objectif est de s’assurer que le personnel des entreprises intervenant sur leurs sites a été préalablement formé à la sécurité des personnes et à la sûreté des installations. De manière à éviter les accidents

du travail et les fuites de produits pétroliers. C’est une sorte de passeport « sécurité ». Ce référentiel a été refondu en 2014 pour mieux intégrer les problématiques de santé au travail et d’environnement.
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A quel type d’entreprises s’adresse le Mase ?

Ce référentiel n’est pas spécifique à la pétrochimie puisqu’il a fusionné en 2007 avec celui de l’Union des industries chimiques (UIC). Il a été adopté en France par quelques 4.800 entreprises (dont 200 donneurs d’ordres) qui représentent 400.000 salariés. Elles opèrent dans la pétrochimie, la métallurgie, la pharmacie, la cimenterie, les centrales nucléaires, l’aéronautique et l’aéroportuaire. Quasiment franco-française, cette certification est gérée par 8 associations régionales (Atlantique, Antilles Guyane, est, Méditerranée, Nord-Pas-de-Calais, Normandie, Rhône-Alpes, sud-ouest).  Pour sa part, MMG compte plus de 750 adhérents qui représentent plus de 50.000 salariés. Parmi lesquels, on peut citer Air Liquide, Arcelor-Mittal, EDF, Esso, Eurocopter, Lafarge Ciments, Total. Ces donneurs d’ordres opèrent 35 sites industriels dont 26 Seveso. 75% des entreprises intervenantes ont moins de 50 salariés. Elles mènent des activités très différentes qui vont du jardinage à la maintenance industrielle en passant par le nettoyage, la serrurerie, etc. Pour ces petites entreprises, l’adoption du référentiel est particulièrement structurante et utile car leurs dirigeants ont souvent la tête dans le guidon.

Qu’est ce qui fait la spécificité de Mase Méditerranée Giphise ?

A la différence des sept autres associations qui ne font que de la certification, nous avons trois autres activités pilotées par des comités techniques, composés de spécialistes d’entreprises utilisatrices et intervenantes. Deux d’entre eux sont dédiés aux formations en SSE (Sécurité, santé et environnement) et en procédures techniques. Tandis que le troisième comité, baptisé « Groupement d’hygiène industrielle », se mobilise sur la prévention des maladies professionnelles. Il regroupe des hygiénistes, animateurs HSE mais aussi des médecins du travail travaillant chez des donneurs d’ordres et des services de santé au travail interentreprises.

Quels avantages en retirent les professionnels de santé au travail interentreprises ?

Cette proximité leur permet de dialoguer d’égal à égal avec leurs homologues travaillant chez les donneurs d’ordres et surtout d’avoir une meilleure connaissance des postes de travail auxquels ils ont difficilement accès. La mise en commun des expériences et des procédures contribue aussi à améliorer la connaissance des postes de travail susceptibles d’entraîner une altération de la santé. Ce qui a pour effet d’assurer une meilleure prévention et un meilleur suivi des salariés. Notre comité travaille aussi en partenariat avec la Carsat Sud Est qui intervient dans les colloques que nous organisons. A titre d’exemple, nos derniers événements portaient sur le risque amiante, la radioprotection et la sensibilisation au risque cancer.

Quelles actions sont-elles mises en œuvre pour aider les industriels à prévenir les maladies professionnelles ?

Nous créons des groupes d’experts sur des thèmes choisis en début d’année lors de la réunion plénière de tous les représentants des adhérents. Le fruit de ce travail se matérialise le plus souvent sous forme de guides pratiques. Par exemple nous organisons également des formations sur des sujets approfondis par des experts, comme les substances psychoactives, la fiabilité humaine, la réforme de la santé au travail, etc. Nous mettons aussi à la disposition des entreprises adhérentes un site internet avec les comptes-rendus des réunions trimestrielles, des supports mensuels pour animer les réunions SSE ainsi qu’une veille réglementaire.

Comment mesurez-vous l’impact du Mase sur la santé des salariés ?

L’an dernier, nous avons mené une étude sur les accidents du travail avec arrêt qui se sont élevés pour 2014 à 1.071 pour 92 millions d’heures de travail et un effectif de 68.000 personnes. Cette étude a montré que le taux de fréquence moyen d’accidents du travail avec arrêt s’élevait à 11,6. Ce qui est très en dessous de la moyenne nationale qui est de 24,9. Nous avons ainsi évité l’équivalent de 1.200 accidents du travail avec arrêt, soit une économie annuelle allant  de 4 à 20 millions d’euros en coûts directs et indirects.

Source :  http://www.info.expoprotection.com/site/FR/L_actu_des_risques_professionnels_naturels

Voici les dates de formation et le programme du SST

(Sauveteur Secouriste du Travail)

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Objectifs de la formation

Apprendre au personnel la conduite à tenir devant une victime en attendant l’arrivée des secours

Programme de la formation

Etre capable d’intervenir face à une situation d’accident de travail

Situer le cadre juridique de son intervention

Réaliser une protection adaptée

Examiner la victime avant et pour la mise en œuvre de l’action choisie en vue du résultat à obtenir

Faire alerter ou alerter en fonction de l’organisation des secours dans l’entreprise ou l’établissement

 

Secourir la victime de manière appropriée :

La victime saigne abondamment

La victime s’étouffe

La victime se plaint d’un malaise

La victime se plaint de brûlures

La victime se plaint d’une plaie qui ne saigne pas abondamment

La victime se plaint de douleurs empêchant certains mouvements

La victime ne répond pas mais elle respire

La victime ne répond pas et ne respire pas

 

Etre capable de mettre en application ses compétences de SST au service de la prévention des risques professionnels dans son entreprise

Situer son rôle de SST dans l’organisation de la prévention de l’entreprise

Mettre en œuvre ses compétences en matière de protection (situation d’accident) au profit d’actions de prévention

Informer les personnes désignées dans le plan d’organisation de la prévention de l’entreprise de la situation dangereuse repérée

 

Moyens pédagogiques :

Mannequins d’entraînement adulte, enfant et nourrisson

Power Point

Utilisation du défibrillateur externe automatisé

Qualification des intervenants

Les intervenants en SST sont tous formateurs SST certifiés et à jour de recyclage.

Conditions de validation et de recyclage

Un certificat de SST est délivré au candidat ayant participé activement à l’ensemble de la formation et ayant satisfait à l’évaluation continue.

Le premier recyclage de 7 heures doit être effectué au bout de 24 mois au minimum.

Durée de la formation

14 heures

Nombre de stagiaires par session

Groupe de 4 personnes minimum à 10 personnes maximum par session

Monsieur X. a été embauché le 6 août 2001 par la société Edinord, par contrat de travail à durée indéterminée, en qualité de chauffeur, au coefficient 208 de la convention collective nationale des activités du déchet. Il occupait un poste de conducteur de camion de ramassage des ordures ménagères et transportait deux équipiers ripeurs (éboueurs). Son contrat de travail a ensuite été transféré à la société Lorraine Environnement.

La lettre de licenciement, qui fixe les limites du litige, doit être suffisamment motivée et viser des faits et griefs matériellement vérifiables, sous peine de rendre le licenciement dénué de cause réelle et sérieuse.

En l’espèce, la lettre de licenciement du 18 novembre 2010 comporte les motifs suivants :

« Nous avons constaté que vous utilisiez le téléphone fourni par la société afin d’envoyer un nombre important de SMS. De plus lors de votre entretien, vous avez reconnu qu’il vous arrivait d’écrire certains de ces messages (20 % selon vos dires) alors que vous étiez en train de conduire.
Ce comportement est en totale contradiction avec les règles élémentaires de sécurité que vous devez respecter en votre qualité de chauffeur. Vous faites courir des risques aux autres usagers de la voie publique ainsi qu’aux ripeurs et à vous-même.
Nous considérons que ces faits constituent une faute grave rendant impossible votre maintien même temporaire dans l’entreprise. »

smartphone

Monsieur X. conteste l’existence d’une faute grave et soutient que son licenciement, qui n’a pas été précédé d’un avertissement, est intervenu sans cause réelle et sérieuse au motif que, s’il admet l’envoi de SMS pendant le temps de travail au moyen du téléphone mis à disposition par l’employeur, il conteste en revanche avoir fait courir un quelconque danger à ses collègues de travail et aux autres usagers de la route, d’autant que le camion qu’il conduisait était équipé de nombreux systèmes de sécurité ; qu’il affirme à cet égard n’avoir jamais envoyé de SMS en conduisant mais seulement lorsque le camion était à l’arrêt, pendant que ses deux collègues ripeurs procédaient au chargement des déchets, et qu’il était capable de taper ses messages sans regarder le clavier, de sorte qu’il ne quittait pas des yeux l’écran de contrôle ; que contrairement à ce qui est précisé dans la lettre de licenciement, il conteste avoir reconnu lors de l’entretien préalable l’envoi de SMS alors qu’il était en train de conduire ; qu’il ajoute qu’il a été fait état lors de cet entretien de l’envoi d’un SMS toutes les trois minutes alors que l’analyse des factures détaillées de l’opérateur SFR démontre selon lui que cet envoi n’avait lieu que toutes les dix minutes environ.

La société Lorraine Environnement soutient pour sa part qu’elle considère que le non-respect des règles prescrites en matière d’hygiène et sécurité justifie un licenciement pour faute grave et que si le véhicule conduit par Monsieur X. était effectivement équipé de nombreux dispositifs de sécurité, il devait cependant faire preuve d’une vigilance constante ainsi que cela lui avait été rappelé à plusieurs reprises ; que la société Lorraine Environnement souligne que Monsieur X. a envoyé un total de 10.769 SMS sur une période allant de juillet à novembre 2010, soit une durée moyenne de 7 minutes 32 entre deux SMS, et que la cadence pouvait allait certains jours jusqu’à un message toutes les trois minutes ; qu’elle considère que Monsieur X. ne pouvait être concentré sur son travail, d’autant que les messages reçus ont également détourné son attention.

La faute grave, dont l’employeur doit rapporter la preuve, est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l’entreprise.

Il résulte des factures détaillées de l’opérateur SFR produites aux débats que Monsieur X. a fait un usage particulièrement important du téléphone portable qui avait été mis à sa disposition par l’employeur afin d’envoyer des messages destinés en grande majorité à un numéro se terminant par les chiffres 66 ; qu’il a ainsi envoyé 3697 messages en octobre 2010, dont 199 messages pour la seule journée du 22 octobre 2010, en très grande majorité vers le numéro se terminant par 66, les envois étant parfois séparés de moins d’une minute et le plus souvent de quelques minutes.

Il n’est pas contesté que la très grande majorité des messages envoyés étaient à usage personnel, Monsieur X. en ayant lui-même recensé 663 sur un total de 764, selon son propre décompte portant sur une partie de la période considérée.

L’interdiction de téléphoner en conduisant, telle qu’elle résulte des consignes de sécurité remises à chaque salarié (livret d’accueil et livret de sécurité) et que Monsieur X. ne conteste pas avoir reçues, s’entend comme devant s’appliquer lorsque le camion se trouve sur la voie publique, avec le moteur en fonctionnement, peu importe qu’il soit ou non en train de rouler.

En outre, il résulte du compte rendu d’entretien préalable au licenciement rédigé par Monsieur Y., conseiller du salarié, qu’en réponse à l’observation de l’employeur selon laquelle il ne pouvait rester concentré sur sa conduite en passant un SMS toutes les 3 minutes, Monsieur X. a répondu que ‘le camion a une boîte automatique et qu’il a de ce fait toujours une main libre et qu’il passe la majorité des messages lors des arrêts’ ; il en résulte a contrario que ce n’est pas la totalité des messages qui a été passée à l’arrêt mais seulement une majorité.

La circonstance selon laquelle le camion était équipé de dispositifs de sécurité n’est pas de nature à écarter la faute du salarié dont l’attention était nécessairement détournée de la tâche qu’il avait à accomplir, compte tenu du nombre très important des messages qu’il envoyait, sans compter les réponses dont il devait aussi prendre connaissance.

Ce comportement de Monsieur X., qui n’avait rien d’isolé mais était au contraire devenu général et systématique, constituait un manquement caractérisé aux règles élémentaires de sécurité et était de nature à créer un danger pour les autres usagers de la route ainsi que pour ses collègues de travail, peu importe le fait que ces derniers n’aient pas eu conscience du danger, ainsi que cela ressort des attestations qu’ils ont établies et qui sont produites au soutien de l’argumentation du salarié; il faut également relever que le fait d’utiliser un téléphone portable au volant d’un véhicule contrevient au code de la route.

Pour la Cour d’Appel de Nancy, il résulte de ce qui précède que le comportement dangereux de Monsieur X. rendait impossible son maintien dans l’entreprise pendant la durée du préavis et que la société Lorraine Environnement était fondée à prononcer son licenciement pour faute grave.

Source : http://rocheblave.com/avocats/sms-au-volant/

Bonjour,

voici les dates et le programme détaillé des formations CQP-APS (agent de sécurité) pour 2016, à Toulon, La Seyne sur mer et à Antibes.

IFPST-2016

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[box style= »rounded » border= »full »]Certificat de Qualification Professionnelle : Agent de Prévention et de Sécurité[/box]  

Objectifs de la formation

Respecter les conditions de moralité requises pour l’accès à la profession. Maîtriser le cadre déontologique et légal de l’exercice de la profession et se référer à la loi du 12/07/83 n°83-926 modifiée et ses décrets d’application, aux dispositions des articles du Code pénal et du Code de procédure pénal.

La sécurité intérieure et ses décrets d’application :

– l’explication initiale (contexte, logique)

– l’architecture d’ensemble

– les conditions d’accès à la profession (moralité et aptitudes professionnelles)

– le principe d’exercice exclusif

– le principe de neutralité

– la détention et l’usage des armes

– le port des uniformes et insignes

– les dispositions visant à éviter la confusion avec un service public et sanction

– les spécificités des services internes

– les régimes de la carte professionnelle DRACAR et télé@rpro

Les concepts de légitime défense, de faits justificatifs comme l’état de nécessité, d’atteinte à l’intégrité physique et à la liberté d’aller et venir

Les conditions légales de rétention d’une personne avant mise à disposition des forces de l’ordre

Le non assistance à personne en danger

L’omission d’empêcher un crime ou un délit

L’usurpation de fonction

L’atteinte aux systèmes de traitement automatisé

L’approbation frauduleuse

Le fonctionnement des juridictions pénales

Respecter les conditions d’interpellation de l’article 73 du code de procédures pénales

La législation relative au respect de la vie privée

La législation relative au respect du droit à la propriété

La législation relative aux juridictions civiles

La législation relative à la CNIL

Le respect du secret professionnel

Avertissement sur les marchandages et les sanctions spécifiques associées

Les principes déontologiques

Les origines du conflit

Les différents types de conflits

Les stimulations et les motivations des conflits

Les étapes du conflit

La prévention du conflit

Traiter une agression verbale

Gérer les émotions

Adopter les techniques verbales

Intervenir par étape

Adopter une posture, un regard et une gestuelle adaptés

Mettre en œuvre et transmettre des consignes écrites ou orales

Transmettre des consignes permanentes, particulières ou ponctuelles

Transmettre des consignes dans le cadre d’une intrusion, de la malveillance, de l’incendie, d’accident

Savoir faire un compte rendu oral

Savoir faire un compte rendu écrit

Savoir faire un rapport

Les plans de prévention

Le document unique

Les plans particuliers (PPI, POI, PPRT…)

Directives SEVESO

Organisation de l’intervention

Sensibilisation aux risques électriques

La gestion des alarmes :

– alarme intrusion

– alarme incendie

– alarme GTC / GTB

Dispositions visant à protéger un travailleur isolé

Travailler sa présentation et son attitude

Accueillir, informer, orienter

Gérer un appel suspect

Préparer une intervention (mise place des consignes, reconnaître les lieux, définir les codes, définir l’équipe)

Agir sur place

Prévenir et intervenir avec les forces de l’ordre et de secours

Appliquer les consignes en cas d’intrusion

Transmettre les consignes

Transmettre les informations

Evaluation de la dangerosité du conflit

Savoir gérer le conflit

Savoir gérer les conséquences du conflit

Maitriser les conditions d’interpellation de l’article 73 du CCP

Contrôler un parking

Filtrer les véhicules

Filtrer les personnes

Donner une alerte

Prendre en compte le matériel

Prendre en compte les documents

Prendre en compte la gestion des clefs, du personnel, des intervenants, des moyens de communication et des flux

Effectuer une ronde et adapter son comportement

Comprendre la notion et l’objectif des rondes définies et / ou aléatoires

La problématique de la sécurisation d’un rassemblement festif, sportif ou culturel

Le cadre légal des rassemblements

La sécurisation des spectacles et concerts

La gestion d’un événementiel (analyse des risques, le lieu, les acteurs, le contexte)

Technique d’inspection visuelle et de palpation

Le cadre légal de la palpation et de l’inspection visuelle des bagages

Les différents niveaux du plan Vigipirate et les mesures qui s’appliquent

Le corpus juridique de la télésurveillance et de vidéosurveillance

La chaîne de télé sécurité

Le schéma d’installation de la vidéo surveillance

Equipiers de 1ère Intervention – Incendie

Le feu ; causes, effets, classes, propagation

La détection automatique d’incendie, le SSI

L’extinction : agents, procédés et matériels

Manipulation de la centrale incendie

Exercices pratiques d’extinction sur feux réels

Sauveteur Secouriste du Travail

Pré-requis d’entrée en formation

Autorisation d’entrée en formation du CNAPS (Nous consulter)

Satisfaire à une évaluation écrite de rédaction de main courante

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Conditions d’évaluation

L’examen CQP APS se caractérise par :

Incendie : QCM sur 10 questions,

Cadre légal et déontologique : QCM sur 15 questions,

Surveillance générale théorie: QCM sur 15 questions,

Surveillance pratique générale : Mise en situation pratique sur un des deux contextes professionnels tirés au sort par le candidat

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Qualification des intervenants

Tous nos intervenants en CQP APS sont officiers ou sous officiers de l’armée, de la Police Nationale ou de la Police Municipale en activité ou en retraite ; dirigeant sécurité ; agent confirmé justifiant minimum 3 ans à ce poste ou diplôme justifiant les compétences requises à la connaissance et à la qualité des formations.

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Durée de la formation

147 heures minimum (Examen inclus)

Nombre de stagiaires par session

Groupe de 4 personnes minimum à 12 personnes maximum

Frouke Vermeulen a 31 ans. Hautement qualifiée, elle occupe une fonction en totale concordance avec son diplôme… jusqu’au jour où elle craque. Diagnostic : un bore-out, du terme anglais to be bored (s’ennuyer). Ce  » syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui  » désigne un état de fatigue physique et mentale engendré par l’absence de stimulation intellectuelle, le désintérêt pour son travail et/ou le manque d’activités susceptibles de procurer satisfaction, plaisir et énergie. Elle a voulu raconter sa propre histoire, complétée de notions scientifiques et d’avis personnels.  » Pour que d’autres, dans des situations similaires, se reconnaissent, trouvent une forme de reconnaissance, les premiers pas vers la guérison « , insiste Frouke Vermeulen, qui suite à son bore-out a opéré un profond changement de carrière et accompagne actuellement des personnes souffrant de ce même problème.

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Tabou

Il n’est pas simple de reconnaître en soi un bore-out et d’en parler à son entourage. Frouke Vermeulen en sait quelque chose.  » L’ennui m’envahissait non seulement quand j’avais trop peu à faire, mais aussi quand je travaillais beaucoup et que j’étais complimentée pour mon travail, témoigne-t-elle. Je n’osais pas dire que je décomptais les minutes jusqu’à l’heure de rentrer à la maison. Et une fois à la maison, je restais apathique pendant des heures. De cela non plus je n’osais pas parler, car tout le monde autour de moi paraissait mener une vie passionnante. Je voulais faire quelque chose d’amusant pour me détendre mais je n’arrivais pas à me mettre en route. De plus, j’estimais que je ne le méritais pas après une journée, à mes yeux, inutile. Je ne m’accordais que des sports extrêmes, comme si cela pouvait justifier mon existence. Mais cela ne me rendait pas plus énergique pour autant, et finalement je devais non seulement me motiver pour aller travailler ou faire du sport, mais aussi pour me préparer à manger, me laver ou prendre une douche. « 

Bore ou burn-out ?

L’ennui n’est pas un sujet inexploré. Il a déjà été abordé par des philosophes, des écrivains et des poètes à l’époque de la Grèce antique et fait l’objet d’études scientifiques depuis plus de 100 ans. D’après le psychiatre/psychothérapeute Dirk De Wachter, l’ennui (sain, temporaire) permet de trouver le calme en soi ou d’entrer en contact avec qui l’on est et/ou ce que l’on souhaite réellement. Le psychologue américain Gary Marcus prétend que l’ennui a une fonction de signal : il vous dit que vous feriez mieux de faire autre chose.  » Mais que faire d’autre, quand on ne sait pas comment y échapper concrètement ?, poursuit Frouke Vermeulen. Dans ce cas-là, un ennui sain, temporaire peut évoluer en un ennui chronique qui vous épuise complètement, mentalement et physiquement. « 

Les symptômes d’un boreout peuvent alors ressembler très fort à ceux (mieux connus) d’un burn-out, même si les circonstances qui y mènent et la voie pour en sortir sont différentes. Frouke Vermeulen s’explique :  » Dans un burn-out, on peut rééquilibrer le niveau de stimulation/stress. Dans un bore-out en revanche, diminuer ou augmenter l’intensité de stimulation n’est pas la solution ; il convient de modifier le type de stimulation. Mais percevoir quelles sont les choses qui vous donnent de la satisfaction n’est pas chose aisée quand on se trouve en plein bore-out. « 

Source de honte

Les chiffres sont étonnants : dans une enquête européenne de 2008, portant sur 11.238 personnes venant de 7 pays européens, la société Stepstone a montré que 32 % des salariés européens occupent un emploi où ils n’ont rien à faire. Ce qui ne veut pas dire qu’ils souffrent tous de bore-out... Christian Bourion, rédacteur en chef de la Revue internationale de psychosociologie, auteur d’un ouvrage sur le phénomène et d’une vaste étude en 2011, explique que si 90 % des travailleurs dans ce cas ne seront pas heureux de cette situation, elle pourrait convenir très bien aux 10 % restants… De plus, il faut aussi y ajouter ceux qui ont du travail, mais qui s’y ennuient, ne s’épanouissent pas dans ce qu’ils font…

Car l’ennui au travail est source de honte, de culpabilité, en particulier en période de crise économique où les taux de chômage atteignent des sommets… Aussi, les personnes qui en souffrent font peser un tabou énorme sur leur situation, elles n’osent pas en parler à leur entourage…

Pourtant il est essentiel d’en sortir. D’après Selon la revue American Journal of Epidemiology, le bore-out triple le risque de maladies cardio-vasculaires chez ceux qui y sont exposés. Il serait par ailleurs source de dépression, d’une fatigue importante et d’une perte d’estime de soi.

C.M.

Compétences de base

Réfléchir à ce que l’on sait bien faire n’aide pas d’emblée à en sortir.  » Car ce que l’on sait bien faire, on ne le fait pas nécessairement avec plaisir. Il s’agit de découvrir ses compétences de base qui reflètent votre nature, vos dispositions naturelles, votre motivation intrinsèque ou votre envie d’en faire quelque chose.  » Ces  » talents  » peuvent s’être exprimés il y a bien longtemps, durant l’enfance.  » Si vous avez la possibilité de mobiliser vos compétences de base au travail ou dans vos loisirs, vous retrouverez de l’énergie et de la satisfaction, affirme Frouke Vermeulen. Si vous ne pouvez pas donner libre cours à ces qualités fondamentales, cela se paiera d’une manière ou d’une autre. Vous vous ennuierez rapidement ou aurez l’impression de rater quelque chose, aussi enviable que soit votre situation ou le nombre de compliments que vous recevez. Et si vous vous retrouvez surtout dans des situations où vous devez mettre en oeuvre vos points les moins forts, cela va vous demander énormément d’énergie et vous n’aurez pas la possibilité d’y exceller.  » 

Le moyen de sortir d’un bore-out consiste donc, éventuellement avec l’aide d’un analyste, à prendre conscience de ses compétences de base et à voir dans quel type d’activités vous pouvez les mettre en oeuvre.  » Concrètement, cela revient à envisager la possibilité d’un changement de carrière, à redécouvrir d’anciens hobbies, à s’ouvrir à de nouveaux, etc., explique-t-elle. Cette démarche permettra aussi de mieux connaître certaines facettes de votre personnalité. Certains traits de caractère vont déterminer quelles activités vous procurent satisfaction et quel est votre niveau de stimulation optimal.  » Selon elle, l’hypersensibilité et le haut potentiel augmentent le risque de bore-out.

Son propre maître

 » Pour tracer votre nouveau chemin de vie, restez votre propre maître. Ne vous laissez pas ou plus mener par le regard ou l’approbation d’autrui. Et si vous ne vous sentez pas de taille à accomplir seul les premiers pas vers la guérison, recourez à l’aide de proches que vous connaissez bien : famille, amis, médecin traitant. Vous pouvez aussi faire appel à un coach spécialisé, un analyste, un psychologue ou un professionnel formé à la pleine conscience. Il n’est pas facile de mettre son employeur au courant. Mais un bon employeur prendra votre problème à coeur, pour vous aider en tant que personne, mais aussi pour éviter ou limiter le coût des congés de maladie. « 

En attendant, n’hésitez pas à vous lancer dans des formations ou à en parler à votre employeur : peut-être vos collègues s’approprient-ils le travail intéressant pour vous refiler le moins épanouissant…

Source : http://www.levif.be/actualite/sante/bore-out-malades-d-ennui-au-travail/article-normal-445413.html