Le stress n’est pas ressenti par tout le monde de la même manière, certains ne peuvent pas travailler sans, c’est comme une source d’adrénaline essentielle pour remporter tous les challenges. Quant à d’autres, ils le perçoivent comme une pression qui les paralyse et qui les rend malades. 

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Le stress peut rendre les travailleurs malade

Pour mieux comprendre ce ressenti, l’organisation internationale du travail (OIT) a publié un rapport sur le sujet à l’occasion de la journée mondiale du stress et de la sécurité au travail organisée le 28 avril dernier. Peut-on vivre avec le stress ou faut-il le réduire au sein de l’entreprise pour le bien-être des travailleurs ? Pression sur les lieux du travail, tension au domicile, le stress est partout, il remplit nos vies avec plus ou moins de conséquences. Il peut même rendre malade.

Au travail, le stress touche les femmes et les hommes

Plus de 80% des consultations médicales seraient liées au stress, entre 60 et 80% des accidents au travail seraient également dû au stress. Les symptômes se manifestent de différentes façons, problèmes digestifs, sommeil, maux de tête, fatigue, vertiges, tension musculaire, irascibilité, anxiété, mélancolie, baisse de libido… Il existe aussi un bon stress, certaines personnes en ont un besoin vital, car il stimulerait leur motivation, la compétition, ces individus ne peuvent pas s’en passer, car cela permet de se sentir vivant. Le stress peut aussi conduire au « burn-out », les hommes et les femmes le ressentent de la même manière, mais le gèrent différemment.

Les hommes vont moins vers les psychologues, les femmes communiquent plus facilement avec leur entourage et elles ont plus enclin à croire que le stress peut avoir des répercussions nocives sur la santé.

Une émotion qui peut conduire à des consommations addictives

Le stress très élevé peut bien évidemment conduire à une détérioration de la santé générale, il peut avoir un impact sur l’apparition des comportements addictifs, tels le tabac, l’alcool, la drogue, la mauvaise alimentation et il ne faut oublier que le stress est également associé bien souvent à une hausse des accidents sur les lieux de travail. L’OIT recommande de mieux sensibiliser sur le stress au travail et de mettre en place des campagnes de prévention. Selon une étude de l’INSERM, les personnes en situation de stress s’exposent aux risques d’infarctus d’où l’importance d’y porter une attention toute particulière.

Source : http://sixactualites.fr/actualites/stress-travail-a-consequences-sanitaires/27355/#eXYiJda128KGmdkM.99

Le secteur du BTP reste le secteur avec l’indice de fréquence d’accidents du travail le plus élevé à 47.22 mais avec une baisse 10 points par rapport à 2014.
PAPEETE, le 13 avril 2016. Le BTP reste le secteur où il y a le plus de risques d’être victime d’un accident du travail. Lors de prochaines journées « Santé et sécurité au travail » organisées par la Caisse de prévoyance sociale, les addictions à l’alcool et au paka et les risques psychosociaux sont au cœur des préoccupations des professionnels.  

Chaque année, les accidents du travail et les maladies professionnelles coûtent 1.5 milliard de Fcfp. En 2015, 1 891 accidents du travail ont été déclarés. 74% d’entre eux ont été accompagnés d’un arrêt de travail. En 2011, 1989 accidents du travail avaient été déclarés, un chiffre supérieur donc à celui de l’année dernière, mais qui est à relativiser puisque le nombre de salariés étaient lui aussi supérieur. L’indice de fréquence des accidents du travail (nombre d’accidents de travail pour 1 000 salariés sur un an) est de 24.18 en 2011 contre 23.03 en 2015, soit une baisse de 1.15. Mais depuis quelques années, de plus en plus d’arrêts de travail sont déclarés en partie car les salariés prennent conscience de l’importance de déclarer les accidents du travail. « Quand il y a un accident de travail, il faut le déclarer. Il peut ne pas y avoir de conséquences dans l’immédiat mais y en avoir par la suite », rappelle Edwin Faarua, chef de l’unité prestation santé et prévention. « Les salariés commencent à avoir ce réflexe ».

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Pour réduire au maximum les accidents du travail,
 la Caisse de prévoyance sociale, à travers son service de prévention, sensibilise patrons et employés. Les 19 et 20 avril, elle organise deux journées de conférences sur les thèmes de la santé et de la sécurité au travail. Trois thèmes principaux seront abordés. Le premier concerne les addictions sur le lieu de travail, le second traitera de la co-activité sur les chantiers de bâtiments et du génie civil. Le dernier thème abordera la prévention des risques psychosociaux.

Le sujet des addictions est le thème prioritaire choisi par la Sistra (association de Médecine du Travail ) », explique Tekura Gay, du Service prévention des risques professionnels de la CPS.
L’objectif de la conférence prévue mardi est de rappeler la réglementation existante et de donner des conseils aux patrons ou aux salariés pour qu’ils sachent comment réagir devant un salarié présentant des troubles du comportement. « Tout employeur peut interdire à toute personne alcoolisée de rentrer dans l’entreprise et d’amener de l’alcool », rappelle Lovina Joussin, directrice adjointe à la Direction du travail.

Autres sujets qui préoccupent : les risques psychosociaux (harcèlement, stress, violence au travail). « Chefs d’entreprise ou même salariés, ne se rendent pas toujours compte que leurs paroles ou leurs actes peuvent avoir des conséquences sur l’état d’esprit des salariés ou de leurs collègues », souligne Edwin Faarua. Il n’y a pas encore de chiffres ou d’étude réalisée sur ce sujet au fenua mais c’est une problématique « émergente » souligne-t-on à la CPS. « Le sujet est de plus en plus abordé lors des réunions des comités d’hygiène, de sécurité et conditions de travail des entreprises. » Lors de la conférence proposée par la CPS, les rôles des représentants du personnel et de l’employeur dans la prévention de ces risques seront abordés.

Le stress au travail sera d’ailleurs le thème de la journée mondiale de la sécurité au travail, prévue le 28 avril.
Le troisième thème qui sera abordé est la gestion de la co-activité sur les chantiers de bâtiments et génie civil. De nombreuses entreprises peuvent être amenées à intervenir sur un même lieu : chacune ayant des méthodes de travail particulières et les travailleurs ne se connaissant pas forcément entre eux. « Le maître d’ouvrage avec le maître d’œuvre s’il est nommé doivent organiser la mission de coordination en matière de sécurité et protection de la santé des entreprises intervenantes sur le chantier.

En 2015, une personne a perdu la vie dans le cadre de son travail. C’était lors d’un trajet en véhicule. Le nombre des accidents du trajet est revenu au niveau de 2013 avec une augmentation de 18,94%, soit 358 accidents.

Accidents au travail : «chaque année, 2,34 millions de décès résultent d’accidents et de maladies liés au travail», Assane Soumaré

La caisse de sécurité sociale du Sénégal, en partenariat avec l’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss), a organisé hier, à Dakar, un séminaire technique de deux jours portant sur «les mesures de préventions dans le milieu du travail : vers une culture de la prévention». Ce séminaire qui a enregistré la présence de douze (12) pays se fixe pour objectif de passer en revue la problématique de sécurité et de santé au travail et le rôle de différents acteurs pour développer une culture de prévention.

Le directeur général de la caisse de sécurité sociale Assane Soumaré a donné livré des chiffres qui font froid dans le dos «chaque année, 2,34 millions  de décès résultent d’accidents et de maladies liés au travail et  4%  du produit  intérieur brut (PIB) sont perdus suite à des accidents professionnels dans le monde», renseigne le Dg de la Css.

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Suffisant pour que Karim Cissé, le représentant du ministre du travail, d’inviter les entreprises à relever les défis qui, « se situent au niveau  du renforcement des capacités des acteurs, de l’approfondissement de la culture de sécurité en milieu professionnel qui ne doit pas être seulement un discours de séminaire mais qui doit rentrer dans les actions de tous les jours dans l’entreprise », a soutenu Mr Cissé.

Poursuivant dans la même lancée,  le représentant du ministère du travail d’annoncer que l’Etat «s’engage dans l’élaboration d’un profil national de santé et de sécurité sociale, afin de donner une photographie de l’existant dans notre pays, en terme de données professionnelles précises, de chiffres. Cela permettra d’élaborer un programme qui puisse être réalisé dans les meilleurs conditions de performance », a expliqué Karim Cissé.

Pour le représentant de (AISS),  le choix du Sénégal n’est pas fortuit « si nous avons le Sénégal aujourd’hui c’est grâce à des actes qu’il a posé en matière de gestion des risques professionnels, de la mise en place d’un dispositif en gestion de risques professionnels au sein de la caisse de sécurité sociale» s’est réjoui ce dernier.

Source : http://www.pressafrik.com/%E2%80%8BAccidents-au-travail-chaque-annee-234-millions-de-deces-resultent-d-accidents-et-de-maladies-lies-au-travail-_a148498.html

Que vous soyez un ado, un adulte ou un parent inquiet, Addict’Aide vous aide en quelques clics à trouver l’info qu’il vous faut sur toutes les addictions : alcool, tabac, cannabis, jeux… 

Dans le village Addict’Aide, chaque maison accueille un public particulier. On commence par le Centre d’information, de prévention et de repérage. Juste à côté se trouve la maison des usagers et des patients. Sur la droite : la maison des familles et, sur la gauche, celle des professionnels de santé. Un peu plus loin : le centre de recherche et celui qui est dédié aux entreprises et à la santé au travail. En quelques clics, chacun peut trouver l’information qui le concerne.

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Ce nouveau portail a le mérite de rassembler et de mettre en valeur quantités de renseignements qui étaient auparavant disparates. Pour les patients et leurs familles, c’est incontestablement un « plus ». Et puis, parcourir le village donne le sentiment d’appartenir à une communauté et d’être accompagné tout au long du parcours. C’est rassurant.

Un parcours selon votre profil

  • Vous voulez évaluer votre consommation d’alcool, de tabac ou de cannabis ? Des tests validés scientifiquement vous permettent de faire le point. On commence par un test simple, puis on continue avec des questionnaires plus approfondis qui évaluent, par exemple, votre degré de motivation à sortir de l’addiction.
  • Si vous êtes un parent inquiet devant le comportement de votre adolescent, vous avez à disposition un annuaire des structures d’accueil et de soins.
  • Vous êtes un jeune et vous ne souhaitez pas parler de drogue avec vos parents ? Pas de problème. De nombreux chats et forums permettent d’échanger en toute discrétion.
  • Vous cherchez une appli facile d’utilisation et efficace pour arrêter de fumer du tabac ou du cannabis ? Le site vous renvoie vers deux références : Tabac info service et stop-cannabis.ch.

Une communauté qui sort de l’ombre

Mais au delà de l’information qu’il apporte, Addict’Aide a aussi une autre vocation : faire sortir de l’ombre les personnes qui souffrent d’une addiction.

« Les patients sont peu visibles et peu audibles. C’est un monde très éclaté et, là, il est rassemblé, se réjouit le Pr Michel Reynaud, promoteur du site et addictologue à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif. On a trop souvent une perception très idéologique de l’addiction. La population a une représentation très faussée des dommages qu’elle peut causer. Du coup, les politiques ne s’emparent pas du sujet. Créer cette communauté, c’est aussi une façon de faire pression. »

Source : http://www.santemagazine.fr/actualite-addict-aide-un-village-virtuel-pour-soigner-ses-addictions-74363.html

Pourquoi vous êtes-vous intéressé à la souffrance des dirigeants ?
La souffrance des dirigeants, c’est un sujet tabou. Et encore plus celle des dirigeants de PME. Lorsque l’on parle de suicide au travail, on pense à Orange, Renault ou Pages Jaunes, de très grandes entreprises. Mais le suicide d’un patron de PME, d’un artisan, c’est tout juste un entrefilet dans la rubrique des faits divers.
Notre vision de la souffrance au travail est complètement biaisée du fait que les sociologues du travail se sont presque exclusivement intéressées aux grandes entreprises ou aux grosses administrations. Or le tissu économique en France, c’est 99,8% de PME, des entreprises qui sont vitales pour notre économie. Et pourtant ces patrons de PME sont les grands oubliés de la santé au travail. C’est une injustice, ces patrons ne bénéficient d’aucun suivi, d’aucune considération de la part des pouvoirs publics.
C’est pour cela que j’ai créé en 2009 l’observatoire AMAROK, un observatoire dédié à la santé des dirigeants de PME, commerçants, artisans et professions libérales. La santé des dirigeants doit enfin être prise en compte, et nous militons aujourd’hui pour que AMAROK soit reconnu d’intérêt général.

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Depuis 7 ans, vous collectez des données sur la santé des dirigeants. Que faut-il en retenir ?
Effectivement, nous avons constitué 3 cohortes d’environ 350 chefs d’entreprises que nous avons suivis et questionnés à intervalles réguliers pour mieux comprendre les phénomènes de santé au travail de cette population qui n’a jamais été étudiée par les spécialistes de la souffrance au travail. Ce sont environ 1 million de données que nous avons collectées et ensuite analysées pour en extraire des résultats très intéressants, qui ont fait l’objet d’un ouvrage paru en 2012. Parmi tous ces enseignements, j’en retiendrai un :   « Entreprendre, c’est bon pour la santé ». En effet, les chefs d’entreprises sont soumis à de nombreux facteurs pathogènes parmi lesquels le stress, la surcharge de travail, l’incertitude du carnet de commandes et surtout la solitude qui pèse énormément sur leur santé mentale. Mais fort heureusement, il existe également des facteurs que je qualifie de « salutogènes », c’est à dire générateurs de bonne santé. On peut citer ainsi le sentiment de maîtriser son destin, l’endurance, l’optimisme et le sentiment d’auto-efficacité. L’équilibre entre ces 2 types de facteurs contribue à préserver la santé mentale et physique des dirigeants, qui s’estiment globalement en meilleure santé que les salariés. Mais cet équilibre est fragile, et les dirigeants peuvent ainsi connaître des périodes d’euphorie puis tomber dans des dépressions très graves.

Vous expérimentez depuis début 2016 un dispositif d’accompagnement pour les commerçants ayant subi un braquage, parlez-nous en.
Effectivement, avec le soutien du RSI, nous avons créé la première Cellule de Coordination et d’Accompagnement (CCA SANTE), pour permettre une prise en charge rapide et coordonnée des commerçants, artisans, professions libérales et exploitants agricoles ayant vécu un événement traumatique (braquage, violence, agression…).
Pourquoi ? Souvent les victimes d’agression ne mesurent pas l’impact de cet événement sur leur psychisme. La cellule CCA Santé va leur apporter une écoute immédiate et s’il y a une urgence psychologique constatée, une prise en charge thérapeutique gratuite. L’idée c’est de proposer un vrai service d’accompagnement facile à mettre en œuvre via le téléphone et des visites à domicile pour les commerçants, qui n’ont jamais le temps de se consacrer à eux-mêmes et de prévenir ainsi des dégâts ultérieurs.

Olivier Torres
Professeur
Université de Montpellier et Montpellier Business School

Santé au travail : Un programme pilote testé dans deux départements devrait s’étendre à toute l’administration.

Avec un taux d’absentéisme à 5% en 2015, les coûts directs des absences représentent quelque 78 millions de francs pour l’Etat de Genève. Depuis 2011, un projet pilote intitulé «Retour au travail» vise une meilleure gestion des absences de longue durée (dès trente jours, avec une alerte au bout de quarante-cinq jours). Déjà testé aux Département des finances et de l’aménagement, il devrait être étendu prochainement à tout le petit Etat.

«Nous ne sommes pas plus philanthropes que d’autres, relativise d’emblée Fabienne Bonjour, directrice des ressources humaines à l’Office du personnel de l’Etat. On s’intéresse à ces problématiques car elles sont une condition de qualité du travail.» La philosophie des ressources humaines semble avoir radicalement changé: «Aujourd’hui, l’absence n’est plus considérée comme un problème de santé individuel. Si un taux d’absence est supérieur à 5%, c’est qu’il y a aussi un problème sur le lieu de travail. Et l’absence entraîne l’absence, si deux personnes sur dix sont malades, les huit restantes fatiguent.»

Ce projet passe par plusieurs mesures qui peuvent avoir l’air anodines. «Par exemple, nous faisons attention à garder le lien avec une personne absente. C’est facile de les oublier. On reçoit parfois des témoignages de gens qui nous disent «si seulement quelqu’un m’avait téléphoné!» La gestion des absences de courte durée s’opère aussi tout en nuances. «S’il a beaucoup de courtes absences, ça veut dire que les gens ont besoin d’échappatoires, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. S’il y a plus de trois absences en un an, c’est une alerte. Le collaborateur évoquera l’enchaînement d’une migraine, d’une gastrite, etc. Mais à force de parler, des choses finiront par sortir. Il glissera qu’en plus, les relations sont tendues en ce moment avec tel collègue.»

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Les règles mises en place depuis cinq ans impliquent que le collaborateur appelle son manager pour faire le point. «On insiste pour qu’un coup de téléphone soit passé, plutôt qu’un SMS ou un mail, afin de fixer des délais où ils se tiendront au courant. Il ne faut pas dire «Appelle moi quand tu vas mieux», parce que sinon on peut ne pas avoir de nouvelles pendant trois semaines.»

Il n’y a pas encore le recul nécessaire pour catégoriser les causes des absences. Selon Michel Gisler, responsable du Service de santé, «on ne peut pas le dire précisément. C’est une combinaison de causes, c’est rarement une cause unique. Cela peut relever de facteurs psychosociaux comme la reconnaissance du travail, ou l’autonomie. Parfois aussi la cause est strictement individuelle, indépendamment de l’aspect professionnel.» Il semble relativement pessimiste sur l’impact du projet pilote: «Avec la situation économique actuelle, il faut accomplir les mêmes tâches avec moins de personnes. Donc si on arrive déjà à maintenir le taux d’absentéisme à son niveau actuel, ce sera déjà un miracle.»

Certaines mesures apparaissent comme des évidences, à quoi doit-on ce revirement soudain? «Les aspects de santé et de sécurité n’étaient pas une priorité jusqu’à présent, analyse-t-il. Dans les années 2000, le Secrétariat à l’économie s’est donné les moyens de faire la promotion de la santé au travail. Aujourd’hui, il existe de vraies campagnes de prévention.» Elles commencent manifestement à porter leurs fruits.

Fabienne Bonjour relève que la Suisse a encore trop peu de médecins du travail, et qu’il est très difficile d’en recruter, par rapport à la France par exemple.

Source : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/etat-preoccupe-absences-employes/story/29430683

L’INRS se projette dans le temps

Suivez l’avancée des travaux de prospective de l’INRS sur les futurs modes de production et leurs conséquences sur la santé et la sécurité au travail. L’INRS mène des exercices de prospective afin de déterminer des scénarios sur l’évolution de la santé et sécurité au travail au cours des prochaines décennies. Quels sont les futurs modes de production ? Et quelles conséquences auront-ils sur la santé et sécurité au travail ?  Ce sont les questions sur lesquelles se penche l’INRS à travers des travaux de prospective entamés début 2015 et qui se clôtureront fin 2016. Ce projet intitulé « Modes et méthodes de production en 2040 : quelles conséquences pour la santé et sécurité au travail ? » associe plusieurs partenaires : l’Anact, l’Anses, l’Aravis (Aract Rhône-Alpes), la Dares, la Direction des risques professionnels (DRP) de la CnamTS et France Stratégie.

Quatre étapes viennent jalonner cet exercice de prospective :

  • une phase rétrospective pour retracer les modes de production des 25 dernières années et leurs conséquences sur la santé sécurité au travail et déterminer les facteurs qui influent sur les modes de production et la santé et sécurité au travail  (intelligence artificielle, nouvelles technologies, forme des contrats de travail…),
  • la détermination des éventuelles ruptures ou inflexions dans les 25 prochaines années qui pourraient agir sur ces facteurs,
  • l’élaboration  de plusieurs scénarios découlant des conclusions de ces deux phases,
  • la déclinaison spécifique de ces résultats en termes de risques professionnels et de prévention.

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Actuellement, la première phase est terminée, elle a donné lieu à des entretiens avec des membres de l’INRS, de la DRP de la CnamTS et de responsables d’entreprises. La deuxième phase visant à déterminer les ruptures ou inflexions sur la période considérée est en cours.

Six ateliers seront organisés entre novembre 2015 et février 2016 et permettront de rassembler une douzaine de personnes d’horizons différents : issues du monde académique, partenaires sociaux,  professionnels de la prévention …

Vous pouvez d’ores et déjà consulter les documents, non finalisés, issus des différents échanges qui ont eu lieu lors de la première phase :

  • Les évolutions majeures dans les modes et méthodes de production et dans la prévention des risques professionnels au cours de la période 1990 – 2014.
    Synthèse réalisée à partir d’entretiens avec des experts  de l’INRS.
  • Les évolutions majeures dans les modes et méthodes de production et dans la prévention des risques professionnels au cours de la période 1990 – 2014.

 Vous pouvez également consulter les textes introductifs à chacun des 6 ateliers.

  • Éléments de contexte général pour des scénarios décrivant la production en France à l’horizon 2040.
  • Tous entrepreneurs nomades ?
  • Dans un monde robotisé, quelle place pour le travail de l’homme ?
  • Travail ou emploi ? De quoi avons-nous besoin pour être heureux ?
  • Travail prescrit ou autonome ? Innovation épanouissante ou aliénante ?
  • Chaînes de valeur mondiales ou autoproduction et échanges locaux
  • La société du risque zéro ?

 

Source : http://www.inrs.fr/actualites/prospective-futurs-modes-production.html

Les professions en contact avec le public sont nombreuses et concernent pratiquement tous les secteurs d’activité. Si le public représente en lui-même un risque réel de tensions ou d’agressions verbales ou physiques, ce risque peut être amplifié par une organisation du travail inadaptée. Les mesures de prévention ne sont peut-être pas toujours là où l’on croit.

Hors enseignants du public, « 75 % des salariés français travaillent en contact avec le public (de vive voix ou par téléphone) », selon l’enquête Sumer 2010 dont la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) publie régulièrement des synthèses. Pour autant, combien de salariés français sont réellement exposés à des situations de tension ou des agressions dans le cadre de leur travail ? Le public, facteur de risques ? D’après la même enquête, si le travail en contact avec le public expose effectivement davantage à ce type de risques, « il n’est pas toujours synonyme de tensions ». Cette exposition ne concerne, par exemple, que très rarement les coiffeurs et les esthéticiennes. En revanche, certaines professions sont plus particulièrement exposées : l’armée, la police, les pompiers, les infirmiers, les employés de banque, les agents de gardiennage et de sécurité, les médecins…

Toutes professions confondues, 15 % des salariés affirment avoir subi au moins une agression verbale de la part du « public » (clients, usagers…) au cours des douze derniers mois. Après les premiers cités plus haut, les agents des caisses de Sécurité sociale (Caf, CPAM, agences de retraite…) et les salariés des agences Pôle Emploi sont ceux qui se déclarent le plus régulièrement victimes de tels comportements. D’autres secteurs d’activité, comme les bailleurs sociaux, les bibliothèques ou les commerces (lire pages suivantes), présentent également des risques élevés d’agressions, verbales ou physiques.

Toulouse, le 2 octobre 2015 - Un employe et des clients au rayon des fruits et legumes de l'hypermarche Auchan de Toulouse. L'etablissement a mis en place des campagnes pour lutter contre les incivilites des clients a l'encontre du personnel du magasin et la consommation sur place.
Toulouse, le 2 octobre 2015 – Un employe et des clients au rayon des fruits et legumes de l’hypermarche Auchan de Toulouse. L’etablissement a mis en place des campagnes pour lutter contre les incivilites des clients a l’encontre du personnel du magasin et la consommation sur place.

Selon Sandrine Guyot, ergonome et psychologue à l’INRS, « les résultats d’enquêtes dont nous disposons sur le plan national donnent une indication de l’ampleur du phénomène. Toutefois, ils sont à considérer à la lumière de la sous-déclaration, que l’on sait importante, des violences notamment verbales dont sont victimes les salariés. Il est à craindre que les chiffres actuels soient en deçà de la réalité. En matière de prévention, il y a un réel enjeu à sensibiliser les salariés et leur entreprise à la nécessité de “faire remonter” l’ensemble des actes de violence subis pour permettre d’engager des actions opportunes ».

Une fois le constat du risque de violence externe posé, la difficulté réside dans l’identification des causes. « Il est dorénavant difficile pour les entreprises de considérer les violences uniquement comme un phénomène “importé de l’extérieur”, dont elles ne seraient que les réceptacles, reprend l’expert de l’INRS. Dans un grand nombre de cas étudiés, tous secteurs confondus, les causes de violence tiennent aux structures mêmes et à l’inadaptation de leur mode de fonctionnement. » Effectifs insuffisants pour répondre aux demandes, complexité des procédures réglant les transactions entre les clients et l’entreprise, manque de formation ou d’information des salariés…

De la violence externe au malaise interne

Un ouvrage récent (lire « La Mise au travail des clients », G. Tiffon. Éd. Economica) souligne que les clients sont de plus en plus sollicités par les entreprises pour contribuer directement à la production des services qu’ils viennent chercher auprès d’elles. Des compagnies aériennes, des services postaux, des banques en ligne, des chaînes d’hypermarché…« mettent au travail » leurs clients ou usagers pour remplir des tâches auparavant réalisése par leurs salariés : peser et enregistrer seuls leurs bagages, scanner eux-mêmes leurs produits aux caisses en libre-service, gérer en ligne leurs commandes…

En savoir plus : http://www.travail-et-securite.fr/ts/dossier/.html

Pas une réformette mais une « véritable révolution »: Manuel Valls a annoncé mercredi une refonte du Code du travail en deux ans, qui commencera dès 2016 par le chapitre consacré au temps du travail, mais sans toucher aux 35 heures. L’architecture du Code du travail sera refondée, comme le préconisait le rapport Combrexelle remis en septembre. Elle prendra deux ans, c’est-à-dire au-delà de la présidentielle de 2017. La réécriture visera à dresser trois piliers clairs: les droits fondamentaux garantis à tous, auxquels nul de pourra déroger (Smic, CDI, 35 heures, etc.), le champ ouvert aux négociations et le droit applicable en absence d’accord. Objectif affiché: donner plus de souplesse et de compétitivité aux entreprises. Et, in fine, favoriser la croissance et l’emploi. C’est l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter, qui sera chargé de définir ces grands principes, à travers une mission qu’il va présider, aux côtés de six autres personnalités du monde juridique et universitaire. L’ex-Garde des Sceaux de François Mitterrand a deux mois pour rendre ses travaux. Dès le premier trimestre 2016, un projet de loi de la ministre Myriam El Khomri « réécrira » la partie essentielle consacrée à l’organisation du temps de travail: l’annualisation des heures travaillées, les récupérations, les congés, les astreintes, etc.

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Le Premier ministre a pris l’exemple d’une entreprise qui aurait besoin, ponctuellement, de « faire travailler ses salariés 46 heures par semaine pendant douze semaines consécutives. Aujourd’hui, ça n’est pas possible, sauf dans certains secteurs. Grâce à la loi, ça sera désormais possible par accord d’entreprise majoritaire ». Le gouvernement entend aussi s’attaquer aux questions soulevées par le numérique au travail, et notamment un éventuel futur droit à la déconnexion. Il espère aussi que la simplification réduira les nombreux contentieux liés au temps de travail. Ce premier volet, dont l’adoption est prévue avant l’été, servira de test pour la réécriture des autres chapitres du code du travail (contrat de travail, mobilité, etc.). Manuel Valls a répété mercredi qu’il ne toucherait pas à la durée légale des 35 heures et au paiement en heures supplémentaires au-delà. Et répliqué à la droite qui l’accuse de réformer à minima. « Certains parlent de +réformette+, au prétexte que l’on ne reviendrait pas sur les protections fondamentales, sur le salaire minimum, sur les 35 heures, sur le contrat de travail. Mais enfin, réformer, ce n’est pas faire le choix de tout casser, de la régression », a plaidé le Premier ministre. Cette réforme, « indispensable », est une « véritable révolution », a-t-il fait valoir devant la presse à Matignon, au côté de la ministre du Travail Myriam El Khomri.

En outre, le chef du gouvernement a expliqué vouloir réduire le nombre de branches professionnelles en France d’environ 700 actuellement à 400 fin 2016 et 200 d’ici deux ans et 100 à terme. Jugées trop nombreuses et donc trop faibles, ces branches sont pour certaines inactives depuis des décennies. Passé un délai de « deux ou trois ans » où l’initiative sera laissée aux partenaires sociaux, le gouvernement procédera lui-même à ces regroupements », a averti M. Valls. Le gouvernement a par ailleurs écarté la possibilité de contourner les syndicats pour soumettre les accords d’entreprise à référendums, même dans les TPE-PME, où il préfère renforcer le mandatement de salariés par des syndicats. Le Medef a salué les annonces mais en appelant à aller « plus loin ». La CGPME, qui n’y voit qu’une « simple évolution », salue la volonté de renforcer la négociation collective de branche mais déplore que le gouvernement écarte le référendum d’entreprise. Les artisans de l’UPA ont fait part de leur satisfaction, tout en regrettant que « l’ampleur et le rythme de la réforme soient « en-deça des attentes des entreprises ». FO a appelé à la « vigilance », estimant que de nombreuses ambiguÏtés demeuraient après les annonces de Manuel Valls. Pour la CFDT, « cette réforme peut constituer un progrès social » et « doit permettre d’assurer une meilleure clarté du droit du travail pour les salariés et renforcer le dialogue social ». La CFTC considère avoir été « entendue pour l’essentiel ». La CGT parle d’un « nouveau cadeau au Medef » et d’annonces « plus qu’inquiétantes » dont le but est « bien de simplifier, déroger et affaiblir les droits » des salariés.

Source : http://information.tv5monde.com/en-continu/le-gouvernement-lance-la-reforme-du-code-du-travail-une-veritable-revolution-64942

Depuis le 1er juin 2015 la réglementation impose un nouvel étiquetage des produits chimiques. Le site internet mis en place par l’OPPBTP, aide à répondre avec efficacité à cette nouvelle exigence. Voici une petite vidéo de présentation.

Un employeur peut-il faire travailler à temps plein un salarié à temps partiel ?

Non !

Il résulte des dispositions de l’article L. 3123-17 du code du travail que le contrat de travail à temps partiel détermine les limites dans lesquelles peuvent être effectuées des heures complémentaires au-delà du temps fixé par le contrat.

Les heures complémentaires ne peuvent avoir pour effet de porter la durée du travail au niveau de la durée légale du travail ou de la durée fixée conventionnellement.

Pour la Cour de cassation, la Cour d’appel de Rennes, ayant estimé que la preuve était rapportée d’une durée du travail dépassant largement le contingent d’heures complémentaires autorisées et constaté que l’avenant au contrat de travail du 1er juin 2006 portait la durée du travail à 39 heures pour les mois de juin et juillet 2006, en a exactement déduit que l’employeur devait s’acquitter d’un rappel de salaire sur la base d’un travail à temps complet.

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SOURCE : http://rocheblave.com/avocats/temps-partiel-temps-plein/

À la caisse, si la facture dépasse les 1 000 €, oubliez les billets et sortez la carte bancaire ou le chéquier ! Faute de quoi, vous serez… hors la loi. Selon nos informations, un arrêté doit être publié aujourd’hui au « Journal officiel » pour abaisser le plafond de paiement en liquide dans les commerces.

Actuellement, les consommateurs ont le droit de régler jusqu’à 3 000 € un achat en espèces. A partir du 1 er septembre, ce sera 1 000 € en cash au maximum lors du passage en caisse. A défaut, la sanction tombera : une amende d’une valeur de 5 % du montant de la transaction, à partager entre le commerçant et le consommateur.

SOURCE : http://www.leparisien.fr/economie/le-paiement-en-liquide-interdit-au-dela-de-1-000-eur-27-06-2015-4898533.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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Bonjour à tous!

La fête du travail étant passée, nous vous donnons quelques pistes pour en trouver un.

Nous avons sélectionné quelques sites internet d’annonces spécialisées dans la sécurité.

 

www.emploi-securite.com

http://www.indeed.fr/Emplois-Securite

http://www.aes-interim.fr/securite

http://www.emploi-securite-surete.com/ac-accueil-emploi-securite-surete.php

 

Bonne chance a tous, et n’oubliez pas de faire vos recyclages avec l’IFPST…

emploi

 

 

 

Bonjour à tous!

Peut-on sanctionner un salarié qui ne porte pas ses équipements de protection?

Peut-on le licencier?

Que risque l’employeur s’il ne fournit pas les EPI à ses employés?

Un dossier complet sur Officiel Prévention, qui apporte pas mal de réponses…

 

 

http://www.officiel-prevention.com/formation/port-des-epi/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=179&dossid=227

 

famille_EPI