Étiquette : foramtion secourisme du tarvail Toulon

Pour la première fois durant les préparatifs d’une Coupe du Monde de la FIFA™, un système de surveillance a été mis en place pour veiller au respect des conditions de travail sur les chantiers des stades construits ou rénovés pour l’événement. La visite de lancement conduite par la FIFA et le Comité organisateur local (COL) de Russie 2018 s’est déroulée au stade Loujniki le 28 avril, déclarée Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail à l’initiative de l’Organisation international du travail (OIT) en 2003. Par la suite, des visites d’évaluation auront lieu tous les trois mois dans les stades de la Coupe du Monde 2018.

2790535_full-lnd

La FIFA et le COL de Russie 2018 ont mandaté une tierce partie indépendante, l’Institut Klinsky de la protection du travail et des conditions de travail, pour surveiller l’évolution des conditions de travail dans les dix stades de la Coupe du Monde en construction ou faisant l’objet d’importants travaux de rénovation. Les opérations de remise à neuf du stade Loujniki, qui accueillera le match d’ouverture et la finale de la Coupe du Monde 2018, représentent un défi comparable à un chantier de construction. En conséquence, les experts ont examiné l’enceinte sous toutes ses coutures. Ils se sont également intéressés de près à la santé et à la sécurité au travail, aux risques d’incendie, à la sécurité industrielle, aux contrats de travail, aux procédures de recrutement et de démission, aux salaires et aux avantages sociaux, aux conditions de travail, au temps de travail, aux droits et aux libertés des travailleurs, ainsi qu’aux conditions d’hébergement.

« Le COL travaille dans le cadre de la stratégie de durabilité de Russie 2018 lancée en 2015. Il met systématiquement en place des mesures pour assurer des conditions de travail correctes, mais aussi la santé et la sécurité des travailleurs », souligne Milana Verkhunova, directrice de la durabilité du COL. « Notre objectif est de mettre en avant et de pérenniser de bonnes conditions de travail, la santé et la sécurité des travailleurs sur les chantiers des stades de la Coupe du Monde. Toutes les personnes impliquées dans la construction et la rénovation des stades de la Coupe du Monde partagent cet objectif. »

Des représentants de l’Institut Klinsky se sont familiarisés avec la documentation en matière de santé et de sécurité fournie aux travailleurs par le contractant principal et ses sous-traitants, avant de mener des entretiens avec les responsables et les employés des entreprises du bâtiment. La méthodologie des contrôles de la Coupe du Monde 2018 a été établie conformément aux conventions de l’OIT sur les conditions de travail ratifiées par la Fédération de Russie, au droit russe et aux statuts de la FIFA.

« Dans le cadre des efforts de la FIFA pour développer son approche en matière de droits de l’homme, nous sommes fiers de lancer avec le COL notre propre système de surveillance indépendant, ici au stade Loujniki », a déclaré Federico Addiechi, directeur de la durabilité de la FIFA. « Cette action marque le début d’un processus qui nous aidera à garantir les droits des ouvriers du bâtiment dans tous les stades de la Coupe du Monde en Russie. »

Ce système de surveillance est le fruit d’une démarche entamée en septembre 2015 par le COL et la FIFA, à l’occasion d’une étude d’auto-évaluation menée auprès des entreprises impliquées dans la construction et la rénovation des stades de Russie 2018. Plusieurs questions portaient sur les conditions de travail, la santé et la sécurité. Par la suite, une inspection du stade de Saint-Pétersbourg a été menée en présence de représentants du syndicat des travailleurs du bois et du bâtiment et du syndicat russe des ouvriers du bâtiment, en février 2016. En mars, un atelier sur les conditions de travail, la santé et la sécurité pendant la construction des stades de la Coupe du Monde 2018 a bénéficié de la participation de l’OIT et d’autres partenaires sociaux.

Source : www.fifa.com

L’inspection du travail est chargée de veiller à la bonne application de la législation du travail. Ses agents ont ainsi le droit d’entrer dans les locaux de l’entreprise. Ils ont accès également à des registres et de nombreux documents. A compter du 1er juillet 2016, faire obstacle à leur travail coutera très cher.

2013-02-20code-travail

L’inspection du travail est chargée de veiller à l’application de la réglementation relative au travail, ainsi qu’à l’hygiène et à la sécurité au travail.

Lorsque ses agents estiment qu’il existe un risque de violation du Code du travail au sein d’un établissement, ils peuvent y exercer leur contrôle.

L’inspection du travail a la faculté d’entrer dans tout établissement où le Code du travail est applicable, afin d’y assurer la surveillance et les enquêtes dont il est chargé (Code du travail, art. L. 8113-1 à L. 8113-3).

Lors de ses visites de l’entreprise, l’inspection du travail contrôle :

  • l’emploi (afin de déterminer l’existence de travail dissimulé) ;
  • les contrats de travail (pour vérifier le respect de l’application du SMIC, la rémunération des heures supplémentaires, etc.) ;
  • la durée du travail (afin de s’assurer de l’affichage des horaires, du respect des horaires à temps partiel, du repos hebdomadaire, des congés annuels, etc.) ;
  • les règles d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ;
  • l’application de la convention collective et des accords d’entreprise.

Inspection du travail : attention de ne pas faire obstacle aux contrôles

Refuser de tenir à la disposition de l’inspection du travail des documents alors que c’est obligatoire, produire de faux procès-verbal du comité d’entreprise, refuser que l’inspection du travail entre dans l’entreprise, ne pas afficher les horaires de l’entreprise malgré les injonctions de l’inspecteur sont des comportements constitutifs du délit d’obstacle.

Le fait de porter obstacle à l’accomplissement des devoirs de l’inspection du travail est passible d’un an de prison et d’une amende de 3750 euros.

Cette sanction sera multipliée par 10 à compter du 1er juillet 2016, soit une amende de 37 500 euros. La durée de l’emprisonnement n’est pas modifiée.

C’est un comportement volontaire qui est répréhensible et qui est considéré comme un obstacle à la mission de l’inspecteur du travail. Si vous oubliez involontairement un document et que vous mettez tout en œuvre pour le produire ensuite, vous ne serez pas poursuivi.

Source : www.editions-tissot.fr

AT : les seniors plus touchés… en apparence

En France, les accidents du travail (AT) connaissent une baisse constante et régulière depuis plus d’une décennie. D’après une étude réalisée pour Seton (groupe Brady), spécialiste de la signalisation, de la protection et de l’équipement de sécurité, deux faits interpellent. D’une part, les salariés les plus expérimentés sont les plus touchés. D’autre part, le coût de la prise en charge des AT explose. Explications.
Dans l’attente de la publication des chiffres de l’année 2015, la société Seton (groupe Brady), a cherché à analyser les chiffres disponibles (2014) de l’Assurance maladie pour tenter d’évaluer les causes et les coûts que génèrent les accidents du travail en France. « Dans notre étude, nous avons travaillé à partir des données brutes de l’Assurance maladie puis nous avons interrogé des experts, notamment ceux de Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA), explique Jean-Christophe Verro, responsable du marketing digital de Seton France. Deux faits nous ont interpellés. Tout d’abord, nous avons enregistré une sur-représentation des classes d’âge de 40 ans à 49 ans et de 50 à 59 ans, qui, à elles deux, cumulent un total de 41,8% du total des accidents du travail (AT). Or il s’agit là des salariés les plus expérimentés. Ensuite, malgré une baisse constante des AT, le coût de leur prise en charge explose. Nous avons voulu comprendre pourquoi. »
seniors-emploi

Selon l’EU-OSHA, le paradoxe de la sur-représentation des plus expérimentés dans les déclarations d’AT proviendrait, en réalité, d’une sous-représentation des autres classes d’âge. « Les jeunes, et notamment les apprentis, osent d’autant moins déclarer les AT que leur position statutaire est plus fragile ou instable avec un grand nombre de postes en intérim où le taux de rotation est très élevé, reprend Jean-Christophe Verro. L’EU-OSHA a mis les pieds dans le plat là où des institutions ou des syndicats de salariés avaient eu peur de se mouiller… » Les zones du corps les plus touchées lors d’un accident, sont, par ordre d’importance, les membres inférieurs (24,5%), la zone dos-rachis-moelle épinière (21,1%) ainsi que les doigts et les mains (19,8%). Ces accidents se produisent majoritairement à la suite d’un mouvement du corps (23,8%) ou d’une manipulation d’objet (18,3%).  Précisions que les AT arrivent pour 75% sur le lieu de travail habituel, contre 5% lors d’un déplacement.

Seconde surprise, l’explosion du coût de la prise en charge des AT. Même si, paradoxalement, le nombre d’accidents du travail a été divisé par 3 en 10 ans. Certes, il y a une baisse des accidents du travail mais celle-ci s’accompagne d’une augmentation des pensions, ce qui entraîne une augmentation des dépenses. « Cette tendance se constate à l’échelle globale de l’Europe, pas uniquement au niveau de la France », poursuit Jean-Christophe Verro. Les coûts directs, à savoir les frais de santé (médicaux et chirurgicaux, pharmaceutiques, hospitalisation et rééducation), les indemnités journalières et les frais de gestion, sont compris dans une fourchette allant de 2.000 euros pour un accident avec arrêt de travail (indemnités journalières et soins de santé) à 78.000 euros pour un accident avec un taux d’incapacité permanente (IP) supérieur à 10% (capital représentatif des pensions). « Dans toute l’Europe, les coûts directs de santé prennent désormais en compte les aspects psychologiques post-traumatiques. La prise en charge devient de plus en plus globale. Certes, cette évolution est progressive mais elle est comparable à la manière de traiter les blessés de guerre pour remettre la personne dans le bon sens de sa vie. Finalement, cela signifie que les AT sont extrêmement traumatisants du point de vue psychologique, insiste Jean-Christophe Verro. Au total, les AT auraient coûté, en France en 2014, plus de 7, 5 milliards d’euros. »

A cela s’ajoutent les coûts indirects des AT qui portent sur les arrêts de production, l’enquête administrative, le remplacement de l’accidenté, le maintien du salaire au-delà du plafond, la réparation des dégâts matériels, etc. « Les coûts indirects sont 3 à 5 fois supérieurs aux coûts directs, conclut  Jean-Christophe Verro. C’est la face cachée de l’iceberg. »

En savoir plus sur :  expoprotection.com

Onze ouvriers sont décédés dans les travaux autour des Jeux Olympiques de Rio. C’est plus que sur les chantiers du Mondial 2014 de football dans tout le Brésil.

«C’est un nombre effrayant. Il y a eu 11 morts autour des travaux olympiques depuis 2013», entre les installations pour les Jeux et les structures urbaines appelées à rester par la suite, comme des routes ou des musées, a déclaré lundi Robson Leite, responsable de l’Inspection du travail de l’Etat régional de Rio.

4909695_6_52d5_les-stades-sont-prets-mais-le-cio-s-inquiete_b7b2cbeb0195ef517d5dab7ff9c7a197

Cette macabre comptabilité est consignée dans un rapport diffusé ce lundi par l’Inspection du travail. L’organisme espère «attirer l’attention pour sensibiliser les autorités sur la sécurité au travail et éviter de nouveaux accidents», a expliqué le responsable.

Course contre la montre

«C’est l’équivalent d’une équipe de football en morts. Tout vient du manque de planification, sans doute. Et de la course contre la montre au moment de finir», a dit Elaine Castilho, responsable de l’audit sur les travaux olympiques. Elle a présenté le rapport dans le cadre de la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail, prévue jeudi.

Certains chantiers des JO-2016 (5-21 août) ont pris du retard, comme le vélodrome. La nouvelle ligne du métro, qui doit relier le quartier touristique d’Ipanema (zone sud) à celui de Barra da Tijuca (zone ouest), qui sera le centre névralgique des Jeux, doit être inaugurée en juillet, soit à un mois de la cérémonie d’ouverture, selon les autorités, soulevant le scepticisme général.

Et sur ce seul chantier, trois ouvriers ont perdu la vie: l’un a eu le crâne écrasé par un camion, un autre a chuté d’un escalier et un troisième a été fouetté par un tuyau contenant de l’air comprimé.

Les autres décès ont été constatés sur les chantiers suivants: Parc olympique (2 morts), Musée du Lendemain (1), route Elevado do Joa (1), route Transolympique (1), route Transbrasil (1), train de banlieue Supervia (1), Musée de l’Image et du Son à Copacabana (1).

Deux blessés graves

Il y a eu en outre deux blessés graves. Un ouvrier a été hospitalisé après une électrocution et un autre amputé d’une jambe, a ajouté Elaine Castilho.

«Il ne faut pas que les ouvriers fassent des journées exténuantes. Nous suspendrons les chantiers» si l’Inspection du travail le relève, a également prévenu M. Leite. Il a précisé avoir déjà obtenu la suspension de certains travaux, comme sur le chantier du vélodrome olympique après y avoir constaté «une série de problèmes» liés par exemple aux ceintures de sécurité ou à l’équipement électrique.

«Il y avait eu 8 morts lors des travaux du Mondial-2014 de football mais dans tout le Brésil (12 villes hôtes NDLR), et à Rio seulement nous avons eu 11 morts», a regretté M. Leite. Il a également souligné qu’aucun mort n’avait été déploré lors des travaux sur les JO-2012 de Londres. Sollicités par l’AFP, ni la mairie de Rio ni le comité d’organisation des Jeux Rio2016 n’ont répondu.

Source : http://www.lematin.ch/monde/jo-11-morts-travaux-2013/story/16069710

L’OIT travaille avec les syndicats et le gouvernement chinois pour réduire les effets du stress et d’une mauvaise ergonomie sur les travailleurs.

Au cours de sa précédente inspection, en suivant le Manuel d’ergonomie pratique en 128 points de l’OIT , Mme Li avait signalé plusieurs problèmes qui méritaient d’être corrigés. Aujourd’hui, elle assure le suivi: en vérifiant quels points peuvent passer du rouge au vert, signifiant qu’un problème a été résolu, ou du rouge au jaune, indiquant qu’il faut en faire davantage. Les questions d’ergonomie et de stress lié au travail sont relativement nouvelles en Chine et le grand public n’est guère sensibilisé. Mais les conséquences sont bien connues: douleurs chroniques du dos, du cou, des épaules et des poignets; fatigue oculaire et fatigue due à une posture assise ou debout prolongée, à des tâches répétitives ou au port de lourdes charges; problèmes psychologiques comme de la tension ou de l’anxiété causés par des horaires de travail intensifs. L’ergonomie est parfois considérée comme une question mineure de sécurité et santé au travail (SST) par rapport à d’autres enjeux tels que les grands accidents industriels ou les maladies comme la pneumoconiose – due à l’inhalation de poussières dangereuses – qui affecte habituellement les mineurs et qui est la maladie professionnelle la plus couramment répertoriée en Chine. Cependant, dans les économies plus développées d’Europe, les maladies liées à l’ergonomie – en particulier les troubles musculosquelettiques (TMS) – figurent parmi les principales causes de maladie chez les travailleurs, représentant la moitié de toutes les absences et 60 pour cent des incapacités permanentes de travail. L’industrialisation rapide de la Chine signifie que le pays risque de suivre la même voie et de voir émerger les TMS comme l’une des maladies professionnelles les plus courantes.

pau-685960-jpg_470929

«Aucun pays, aucun site de production n’est exempt de risques ergonomiques. Si l’on n’y prend garde, ils peuvent réduire le bien-être, si ce n’est entrainer de véritables handicaps, des pertes significatives de productivité pour l’entreprise, ainsi que des coûts plus élevés de sécurité sociale pour la société», affirme Tim De Meyer, directeur du bureau de l’OIT pour la Chine et la Mongolie . «Nous voulons des lieux de travail plus sains et plus sûrs pour devenir partie intégrante d’une nouvelle normalité. Les capacités d’innovation de la Chine dépendront grandement de la santé d’une main-d’œuvre peut-être moins nombreuse mais plus qualifiée et mieux prise en charge.»

Manuel d’ergonomie pratique

Pour faire face aux risques professionnels liés à l’ergonomie, l’OIT a élaboré le manuel d’ergonomie pratique et une série d’autres outils de SST, comme la méthode WISE (Amélioration des conditions de travail dans les petites entreprises), le programme WIND  (Amélioration du travail dans le cadre du développement local) et la Prévention du stress au travail: liste des points de contrôle .  Ils ont fait leurs preuves et remporté un grand succès pour la promotion de la SST dans de nombreux pays. La Chine compte environ 42 millions de PME, avec peu de ressources et de capacités pour faire face aux risques internes en matière de SST. Pour répondre à ces besoins, le Manuel d’ergonomie pratique en 128 points de l’OIT  est conçu pour être peu onéreux, pratique et facile à mettre en œuvre. Le Manuel a été introduit en Chine en 2013 par la Fédération nationale des syndicats de Chine (ACFTU ) et l’Institut national de la santé au travail et du contrôle des intoxications (NIOHP ), dans le cadre de leur projet de SST, qui bénéficie du soutien technique de l’OIT. La société de Mme Li a commencé à travailler avec le Manuel d’ergonomie à partir de 2015 et a déjà fait part de retours encourageants en termes économiques. Dans sa seule unité opérationnelle, la production par personne et par heure a augmenté de 8 pour cent, permettant de réaliser des économies de 1,52 million de yuans (environ 230 000 dollars). «Tout le monde y gagne», affirme Mme Li. «D’un côté, c’est bon pour les travailleurs puisque leurs emplois sont adaptés à leurs besoins au lieu de leur demander de s’adapter à leurs postes. D’un autre côté, l’entreprise peut bénéficier d’une productivité accrue.»

Le projet-pilote ACFTU/NIOHP (2013-2015) est initialement axé sur quatre secteurs – le charbon, la chimie, l’électronique et la fonderie – qui, ensemble, emploient des millions de travailleurs. En collaborant avec les services de SST des autorités locales et les institutions médicales, il a pu toucher des milliers d’entreprises à travers le pays. Par exemple, dans la province de Liaoning, plus de mille entreprises ont adopté des mesures ergonomiques pour protéger la santé de leurs ouvriers. Les fournisseurs chinois de certaines multinationales ont aussi commencé à s’emparer des questions d’ergonomie et de santé. «Grâce à ce projet, nous espérons aussi promouvoir une civilisation industrielle en sensibilisant l’ensemble de la société aux enjeux de l’ergonomie, en modifiant les normes nationales de santé au travail et en incluant davantage de troubles musculosquelettiques dans la liste nationale des maladies professionnelles», déclare le Professeur Min Zhang, experte en chef du projet de SST de l’ACFTU et du NIOHP. «En intégrant d’abord une question de SST «douce» comme l’ergonomie, l’OIT et ses partenaires chinois espèrent pouvoir sensibiliser plus largement aux bénéfices pour la santé et créer une ouverture afin de s’atteler aux risques plus structurels qu’affrontent les travailleurs chinois en matière de SST», conclut M. De Meyer.

Source : http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/features/WCMS_474507/lang–fr/index.htm

Alors que l’on célèbre la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, Valentina Forastieri, spécialiste principale de la Santé au travail, la promotion de la santé et du bien-étre de l’OIT présente brièvement les résultats des dernières recherches menées sur l’incidence du stress sur le lieu de travail.

Le lien entre le stress au travail et un mauvais état de santé mentale est clairement établi. Dans une récente publication intitulée «Le stress au travail: un défi collectif », l’équipe de l’OIT chargée de la sécurité et de la santé au travail a passé en revue les études les plus récentes menées sur le stress au travail dans le monde entier, et notamment en Asie et dans le Pacifique, dans les Amériques, en Australie et en Europe. Il en ressort que le stress lié au travail représente chaque année pour la communauté internationale un coût direct et indirect qui se chiffre en milliards. Sans parler du prix sur le plan humain payé en douleur, en souffrances et même, comme l’indiquent certains des rapports que nous avons examinés, en suicides.

Pressions toujours plus fortes sur le lieu de travail

On entend souvent dire que les vies professionnelles que nous menons aujourd’hui sont de plus en plus stressantes; or que nous enseignent les expériences les plus récentes?

Commençons par la mondialisation. Les processus de concurrence mondiale ont transformé l’organisation du travail, les relations de travail et les structures de l’emploi, contribuant ainsi à accroître le stress lié au travail ainsi que les troubles qui y sont associés. Avec le rythme de travail dicté par des communications instantanées et des niveaux élevés de concurrence mondiale, les lignes de séparation entre le travail et la vie privée sont de plus en plus difficiles à identifier, et il est difficile d’atteindre un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

stress-travail

Et ce phénomène a des répercussions mondiales.

Ainsi, nous appelons l’attention sur une étude réalisée au Japon, qui indique que 32,4 pour cent des travailleurs interrogés disent avoir souffert au cours de l’année écoulée d’un fort sentiment d’angoisse, d’inquiétude et de stress au travail. Au Chili, des données de 2011 indiquent que 27,9 pour cent des travailleurs et 13,8 pour cent des employeurs font état de stress et de dépression au sein de leur entreprise. On retrouve des chiffres similaires dans presque tous les pays examinés pour les besoins du présent rapport.

En outre, la récente crise économique mondiale et la récession ont fait peser un lourd fardeau sur de nombreuses entreprises, qui ont été contraintes de réduire leur activité économique pour pouvoir rester compétitives, ce qui a accéléré les restructurations, les réductions d’effectifs, les fusions, l’externalisation et la sous-traitance, l’emploi précaire et un risque plus élevé de licenciements massifs, de chômage de pauvreté et d’exclusion sociale.

Ces pratiques de travail sont à l’origine de ce que l’on qualifie dans ce domaine de «risques psychosociaux». Au sein du lieu de travail, elles favorisent une concurrence accrue, des attentes plus élevées en termes de performance, des cadences de travail rapides et intensives, des horaires de travail irréguliers et chargés, des exigences professionnelles plus élevées, une plus forte précarisation de l’emploi et l’absence de contrôle du contenu et de l’organisation du travail, ainsi qu’une diminution des possibilités d’emploi. Ajoutez à cela la crainte de perdre son emploi, une baisse de la motivation du personnel, une baisse de la satisfaction et de la créativité au travail, et une diminution de la stabilité financière, et l’on obtient de graves conséquences sur la santé mentale et le bien-être des travailleurs, avec les profondes répercussions financières que cela implique.

On commence seulement à quantifier ces coûts connexes directs et indirects. En revanche, certains pays développés évaluent l’impact économique du stress lié au travail, les modèles de comportement associés, et les problèmes de santé mentale. Ainsi, en Europe, on estime que la dépression liée au travail représente un coût de 617 milliards d’euros (€) par an, ce qui englobe les coûts de l’absentéisme et du présentéisme pour les employeurs (272 milliards €), la perte de productivité (242 milliards €), les coûts des soins de santé (63 milliards €) et les dépenses sociales sous la forme de versement des prestations d’invalidité (39 milliards €).

Soulager le stress

Quelles mesures pouvons-nous prendre pour réduire la charge que représente le stress sur le lieu de travail pour nos sociétés et nos entreprises? Voici cinq idées qui, à nos yeux, peuvent avoir des répercussions profondes:

  • Efforts continus. La sensibilisation à ces problèmes est de plus en plus forte. Dans la plupart des pays, les décideurs et les partenaires sociaux sont intervenus en prenant des mesures concrètes pour s’attaquer aux risques psychosociaux qui sont la cause du stress lié au travail. Les partenaires sociaux ont joué un rôle actif, les campagnes de sensibilisation se sont multipliées, et de nombreux réseaux de recherche et d’associations professionnelles ont été impliqués.
  • Prévention. La protection de la santé mentale au travail aura davantage d’impact si elle est axée en priorité sur les stratégies de prévention. Il est essentiel de traiter les causes et les conséquences du stress lié au travail en y associant des mesures à la fois collectives et individuelles.
  • Inclusion. L’amélioration des possibilités de participation à la prise de décisions est associée à une plus grande satisfaction au travail et à une meilleure estime de soi. A long terme, une certaine autonomie dans l’exécution des tâches – aussi minime soit-elle – aura un effet positif sur la santé mentale et la productivité des travailleurs. La participation aux prises de décisions sur le lieu de travail atténue les effets des risques psychosociaux, notamment les exigences professionnelles, et entraîne une diminution de la pression psychologique.
  • Gestion. Un système complet de gestion de la sécurité et de la santé au travail devrait garantir une amélioration des pratiques de prévention ainsi que l’intégration de mesures de promotion de la santé, de sorte que les risques psychosociaux puissent être inclus dans les mesures d’évaluation et de gestion des risques et que leur incidence puisse être gérée efficacement de la même manière que d’autres risques en matière de sécurité et de santé au travail. La participation des travailleurs à ce processus est déterminante.
  • Culture organisationnelle: L’expérience de l’OIT montre l’importance de l’environnement social dans la détermination des comportements au travail et dans leur évaluation; les politiques de ressources humaines jouent un rôle en veillant à ce que les relations de travail soient fondées sur la confiance, l’authenticité et le partenariat.

Aujourd’hui, les travailleurs du monde entier doivent faire face à d’importants changements dans l’organisation du travail et les relations professionnelles; ils sont soumis à une pression de plus en plus forte pour répondre aux exigences de la vie professionnelle moderne. Pour préserver notre santé, notre bien-être et nos moyens de subsistance, nous devons continuer d’œuvrer de façon collective afin de réduire l’incidence du stress sur le lieu de travail.

Source : http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/comment-analysis/WCMS_475081/lang–fr/index.htm

Le sommeil, c’est la santé ! … et aussi un peu de productivité en plus. C’est en tout cas ce qu’a constaté Aetna, société d’assurances américaine, qui, depuis, propose une petite prime aux employés qui soignent leurs nuits, rapporte Le Parisien. C’est un nouveau pas de franchi dans l’utilisation par un tiers des données collectées par les montres connectées et trackeurs en tous genres, qui équipent de plus en plus de personnes soucieuses de leur santé.

bien_dormir-0

Selon les recommandations en vigueur, un adulte devrait dormir entre sept et huit heures par nuit. Pendant longtemps considérées comme les moments creux de nos vies, nos nuits sont depuis quelques décennies l’objet de toute l’attention des neurobiologistes. Et il ne fait aujourd’hui plus aucun doute que le sommeil est un élément fondamental de notre équilibre tant biologique que psychique. De nombreuses études ont ainsi mis en évidence une augmentation des risques de diabète, de surpoids et d’accidents cardiaques, notamment lorsque la quantité, mais aussi la qualité du sommeil, ne sont pas suffisantes. Sans compter les nombreux accidents de la route dus à une somnolence au volant.

Aetna, bien consciente de l’importance de la santé de ses employés, a durant une phase d’essai évalué la différence de productivité entre ceux qui avaient un sommeil suffisant et régulier et ceux qui, pour diverses raisons, dormaient mal et/ou pas assez. Résultat : 69 minutes de productivité en plus sur un mois pour les bons dormeurs. De quoi motiver la société à encourager ses employés à se préoccuper de leurs nuits. Ceux qui acceptent que leur employeur ait accès aux données enregistrées par un trackeur et enchaînent 20 nuits d’au moins sept heures sont ainsi récompensés par une prime de 25 $.

Le principe de la carotte semble séduisant, surtout s’il peut contribuer à améliorer l’hygiène de vie des Américains, dont un tiers ne dort pas assez. Mais difficile de ne pas penser aux conséquences de cet accès à toutes ces données personnelles. A quel moment, assureurs ou employeurs vont-ils décider de créer des malus pour ceux qui ne bougent pas assez, mangent mal ou négligent leur sommeil ?

Source : http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Vu-dans-la-presse/15111-Sante-au-travail-dormez-plus-pour-gagner-plus

Le salarié bénéficie d’un examen médical avant l’embauche ou au plus tard avant l’expiration de la période d’essai par le médecin du travail (Article R. 4624-10 du code du travail).

Cette visite médicale doit être organisée le plus rapidement possible car elle permet de vérifier l’aptitude du salarié à son poste de travail et préserver ainsi sa santé et sa sécurité.

La chambre sociale de la Cour de cassation a depuis longtemps jugé que le manquement de l’employeur, quel qu’en soit la raison, cause nécessairement un préjudice au salarié dont il peut solliciter l’indemnisation (Cass. Soc., 5 octobre 2010, n° n°09-40913 ; Cass Soc., 12 février 2014, n°12-26241).

De ce fait, le salarié n’a pas à démontrer qu’il subit un préjudice et peut se contenter de prouver l’absence de visite médicale.
Cette obligation dont le manquement est sévèrement sanctionné découle en effet directement de l’obligation générale de sécurité de résultat qui incombe à chaque employeur :

« Ne pas organiser les visites médicales constitue un manquement de l’employeur à l’obligation de sécurité de résultatsusceptible de justifier la prise d’acte de la rupture ou la résiliation judiciaire du contrat de travail du salarié » (Cass. Soc., 22 septembre 2011, n° 10-13568).

Or, l’employeur qui ne satisfait pas à son obligation générale de sécurité de résultat engage sa responsabilité civile et le cas échéant sa responsabilité pénale lorsqu’une infraction aux règles de sécurité est caractérisée (Art. L. 4741-1 : punie d’une amende autant de fois qu’il y a de salariés dans l’entreprise concernés par l’infraction).

6698226
En outre, l’article R. 4745-3 dispose que le fait d’embaucher un salarié sans faire procéder à cet examen médical constitue une infraction réprimée par une contravention de 5e classe.

Dès lors, il était inévitable que la Chambre criminelle se range derrière la position de la chambre sociale et juge que l’employeur est tenu d’organiser la visite médicale d’embauche et également de veiller à ce que la visite médicale soit bien assurée par le service de santé au travail, même pour les salariés recrutés pour une courte durée. A défaut, il engage sa responsabilité pénale (Cass. Soc., 12 janvier 2016, n°14-87.695).

L’intérêt de cet arrêt ne repose pas tant sur l’engagement de la responsabilité pénale de l’employeur (légalement prévue) que sur l’absence quasi-totale de moyen d’exonération.

En effet, pour tenter  de s’exonérer de sa responsabilité, l’employeur faisait valoir devant la Cour de cassation qu’il avait procédé aux déclarations uniques d’embauche et par ce biais aux demandes d’examen médical d’embauche et a donc respecté les obligations légales et réglementaires mises à sa charge ; et qu’il ne saurait être tenu pour responsable de l’absence de diligence du service de santé au travail pour convoquer les salariés avant la fin de la période d’essai.

La Cour de cassation a rejeté cette argumentation et a rappelé que l’employeur est tenu, certes, d’organiser la visite médicale mais également de s’assurer de son effectivité.

L’article R 4624-12 du code du travail restreint, en effet, les dérogations à l’obligation d’organiser cette visite médicale à des cas très particuliers :

« Sauf si le médecin du travail l’estime nécessaire ou lorsque le salarié en fait la demande, un nouvel examen médical d’embauche n’est pas obligatoire lorsque les conditions suivantes sont réunies :

1° Le salarié est appelé à occuper un emploi identique présentant les mêmes risques d’exposition ;

2° Le médecin du travail intéressé est en possession de la fiche d’aptitude établie en application de l’article R. 4624-47 ;

3° Aucune inaptitude n’a été reconnue lors du dernier examen médical intervenu au cours :

a) Soit des vingt-quatre mois précédents lorsque le salarié est à nouveau embauché par le même employeur ;

b) Soit des douze derniers mois lorsque le salarié change d’entreprise. »

Et l’article D. 4625-22 ajoute :

« Un examen médical d’embauche est obligatoire pour les salariés saisonniers recrutés pour une durée au moins égale à quarante-cinq jours de travail effectif sauf en ce qui concerne les salariés recrutés pour un emploi équivalent à ceux précédemment occupés si aucune inaptitude n’a été reconnue lors du dernier examen médical intervenu au cours des vingt-quatre mois précédents.

Pour les salariés saisonniers recrutés pour une durée inférieure à quarante-cinq jours, le service de santé au travail organise des actions de formation et de prévention. Ces actions peuvent être communes à plusieurs entreprises. »

Si la chambre répressive a relevé que les contrats d’hôtes en cause dans l’arrêt évoqué étaient parfaitement similaires aux contrats saisonniers, ils ne pouvaient faire l’objet d’une exonération car les conditions pour une dispense de peine n’étaient pas réunies.

Ainsi, hors les cas spécifiques légalement prévus, l’employeur devra faire preuve d’une vigilance accrue pour ne pas voir sa responsabilité pénale engagée. En effet, ni la défaillance du service de santé, ni la courte durée des contrats de travail, ni même le refus du salarié de se présenter à la visite (Cass. Crim., 4 mai 1976, Morel) n’auront pour effet d’exonérer l’employeur de sa responsabilité.

Cette solution est indéniablement préjudiciable à l’employeur qui doit atteindre un résultat dont la réalisation ne dépend pas uniquement de lui…

Ceci étant, en cas de défaillance, l’employeur pourra  toujours engager la responsabilité civile contractuelle de du service de santé ainsi que l’a déjà jugé la Cour de cassation :

« Mais attendu qu’ayant constaté que l’association n’avait procédé qu’à un seul des examens médicaux périodiques et n’avait pas respecté le délai de visite annuelle pour quatre des salariés, puis exactement relevé que la situation résultant de ces défaillances d’un service de santé au travail dans l’exécution de sa mission constituait une infraction pénale commise par l’employeur, qui se trouvait également confronté à un déficit d’informations déterminantes pour l’accomplissement des actions de prévention et le respect des obligations qui lui, a pu en déduire que la société avait subi un préjudice en rapport avec l’insuffisance des examens médicaux et de la surveillance des salariés imputable à l’association, préjudice qu’elle a souverainement évalué à une somme égale au montant de la cotisation annuelle due par l’adhérente, justifiant ainsi légalement sa décision ; » (Cass. 1ère Civ., 19 décembre 2013, n°12-25 056).

Source : http://www.eurojuris.fr/fr/entreprises/gestion-entreprise/gestion-des-risques-et-sécurité/visite-médicale-d-embauche-et-responsabilité-de-l-employeur#.VwtX0Mfgn4c

Santé au travail : Un programme pilote testé dans deux départements devrait s’étendre à toute l’administration.

Avec un taux d’absentéisme à 5% en 2015, les coûts directs des absences représentent quelque 78 millions de francs pour l’Etat de Genève. Depuis 2011, un projet pilote intitulé «Retour au travail» vise une meilleure gestion des absences de longue durée (dès trente jours, avec une alerte au bout de quarante-cinq jours). Déjà testé aux Département des finances et de l’aménagement, il devrait être étendu prochainement à tout le petit Etat.

«Nous ne sommes pas plus philanthropes que d’autres, relativise d’emblée Fabienne Bonjour, directrice des ressources humaines à l’Office du personnel de l’Etat. On s’intéresse à ces problématiques car elles sont une condition de qualité du travail.» La philosophie des ressources humaines semble avoir radicalement changé: «Aujourd’hui, l’absence n’est plus considérée comme un problème de santé individuel. Si un taux d’absence est supérieur à 5%, c’est qu’il y a aussi un problème sur le lieu de travail. Et l’absence entraîne l’absence, si deux personnes sur dix sont malades, les huit restantes fatiguent.»

Ce projet passe par plusieurs mesures qui peuvent avoir l’air anodines. «Par exemple, nous faisons attention à garder le lien avec une personne absente. C’est facile de les oublier. On reçoit parfois des témoignages de gens qui nous disent «si seulement quelqu’un m’avait téléphoné!» La gestion des absences de courte durée s’opère aussi tout en nuances. «S’il a beaucoup de courtes absences, ça veut dire que les gens ont besoin d’échappatoires, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. S’il y a plus de trois absences en un an, c’est une alerte. Le collaborateur évoquera l’enchaînement d’une migraine, d’une gastrite, etc. Mais à force de parler, des choses finiront par sortir. Il glissera qu’en plus, les relations sont tendues en ce moment avec tel collègue.»

topelement

Les règles mises en place depuis cinq ans impliquent que le collaborateur appelle son manager pour faire le point. «On insiste pour qu’un coup de téléphone soit passé, plutôt qu’un SMS ou un mail, afin de fixer des délais où ils se tiendront au courant. Il ne faut pas dire «Appelle moi quand tu vas mieux», parce que sinon on peut ne pas avoir de nouvelles pendant trois semaines.»

Il n’y a pas encore le recul nécessaire pour catégoriser les causes des absences. Selon Michel Gisler, responsable du Service de santé, «on ne peut pas le dire précisément. C’est une combinaison de causes, c’est rarement une cause unique. Cela peut relever de facteurs psychosociaux comme la reconnaissance du travail, ou l’autonomie. Parfois aussi la cause est strictement individuelle, indépendamment de l’aspect professionnel.» Il semble relativement pessimiste sur l’impact du projet pilote: «Avec la situation économique actuelle, il faut accomplir les mêmes tâches avec moins de personnes. Donc si on arrive déjà à maintenir le taux d’absentéisme à son niveau actuel, ce sera déjà un miracle.»

Certaines mesures apparaissent comme des évidences, à quoi doit-on ce revirement soudain? «Les aspects de santé et de sécurité n’étaient pas une priorité jusqu’à présent, analyse-t-il. Dans les années 2000, le Secrétariat à l’économie s’est donné les moyens de faire la promotion de la santé au travail. Aujourd’hui, il existe de vraies campagnes de prévention.» Elles commencent manifestement à porter leurs fruits.

Fabienne Bonjour relève que la Suisse a encore trop peu de médecins du travail, et qu’il est très difficile d’en recruter, par rapport à la France par exemple.

Source : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/etat-preoccupe-absences-employes/story/29430683

Au 1er janvier, la revalorisation du Smic horaire ainsi que celle du plafond de la sécurité sociale ont modifié les valeurs des IJSS. Voici les nouveaux plafonds, en cas de maladie, maternité, accident du travail et maladie professionnelle.

En cas de maladie, maternité ou accident du travail, la sécurité sociale verse des indemnités journalières aux montants maximums définis ci-après. Un complément de l’employeur peut s’ajouter à ces IJSS, sous certaines conditions, notamment d’ancienneté. La convention collective de l’entreprise peut aussi prévoir des dispositions plus favorables pour le salarié pouvant aller jusqu’au maintien de salaire intégral.

205731_le-plafond-de-la-securite-sociale-pour-2016-est-fixe-7090290-k4

Indemnités journalières et maladie

Le salaire de référence servant à déterminer le salaire journalier de base est pris en compte dans la limite d’un plafond égal à 1,8 fois le Smic mensuel en vigueur au 1er janvier 2016, soit 2 639,92 euros.

Pour obtenir le salaire journalier de base, il faut additionner les trois derniers mois de salaires bruts et diviser le total par 91,25. Le salaire journalier de base plafonné est donc de 86,80 euros ( soit 2 639,92 x 3 /91,25).

L’indemnité journalière d’assurance maladie maximum correspond à 50% du salaire journalier de base soit 43,40 euros pour 2016.

Si le salarié a au moins trois enfants à charge, le montant maximal de l’IJ à compter du 31e jour de maladie correspondra à 2/3 (soit 66,66%) du salaire journalier de base, soit 57,86 euros pour 2016.

Par exemple, le salarié avec deux enfants à charge dont le salaire journalier de base s’élève à 48,52 euros, touchera une IJSS correspondant à 50% du salaire journalier de base soit 24,26 euros.

Le salarié qui bénéficie du même salaire mais avec trois enfants à charge, en arrêt pendant deux mois, touchera le premier mois une IJSS correspondant 50 % du salaire journalier de base, soit 24,26 euros, et, à partir du 31 e jour d’arrêt, une IJSS correspondant à 66,66% du salaire journalier de base, soit 32,34 euros.

Indemnités journalières et maternité, adoption, congé de paternité et d’accueil de l’enfant

L’indemnité journalière d’assurance maternité, adoption et de congé paternité et accueil de l’enfant équivaut aux salaires nets reconstitués des trois derniers mois moins les 21% de cotisations salariales divisés par 91,25 (pour obtenir un montant journalier).

Mais l’indemnité maximum pour 2016 est de trois fois le plafond mensuel de la sécurité sociale (PMSS de 3 218 euros pour 2016)) x 79% (retrait des 21% de cotisations sociales) / 91,25, soit 83,58 euros.

Indemnités journalières et AT-MP

Le salarié en arrêt AT-MP percevra une indemnité correspondant à :

60% du gain journalier de base pendant les 28 premiers jours avec un plafond de 193,23 euros ;

80% du gain journalier de base à compter du 29e jour, plafonné à 257,65 euros.

Le gain journalier de base est égal à 1/30,42 du salaire brut du mois précédant l’arrêt de travail, dans la limite de 0,834% du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS). Il s’élève donc à maximum 322,05 euros en 2016.

Exemple: l’employé dont le salaire journalier de base s’élève à 49,36 euros touchera une indemnité journalière de 29,62 euros (soit 49,36 x 60%) pendant les 28 premiers jours. Puis, 39,49 euros (soit 49,36 x 80%) à compter du 29e jour.

A savoir: les indemnités journalières accident du travail sont soumises à l’imposition dur le revenu à hauteur de 50% de leurs valeurs depuis la loi de finances 2010.

Source : http://lentreprise.lexpress.fr/outils-classements/indicateurs-chiffres/indemnites-journalieres-de-securite-sociale-2016-les-montants_1749826.html

Il est courant de ressentir chaque jour un certain degré d’angoisse au travail. Allez-vous boucler ce projet à temps ? Votre présentation client se déroulera-t-elle sans aucun souci ? Votre patron va-t-il critiquer le travail que vous venez de rendre ?

Avec tout ce qui risque déjà de vous angoisser au bureau, votre sécurité est peut-être la dernière chose à laquelle vous pensez.

Mais votre bureau est-il prêt pour le cas où une urgence surviendrait ? Un nouveau sondage de CareerBuilder révèle jusqu’à quel point les salariés se sentent en sécurité sur leur lieu de travail et ce qu’ils pensent des efforts des entreprises pour assurer leur sécurité.

Un manque de préparation évident

Le sentiment de sécurité des salariés ne correspond pas tout à fait à leur véritable niveau de préparation. Si la plupart des salariés (92 %) estiment que leur bureau est un endroit sûr pour travailler, seuls 34 % disent savoir ce qu’ils devraient faire pour se protéger si une urgence menaçant leur sécurité physique survenait au bureau.

employes-autour-imprimante

Bien protégé des intempéries

En dépit de leurs doutes sur leur préparation face aux urgences de manière générale, les salariés sont, dans une large majorité, sûrs d’être en sécurité au travail en cas de catastrophe naturelle. 56 % des salariés ont l’impression que leur lieu de travail est bien protégé en cas d’incendie, d’inondation ou d’une autre catastrophe, et 58 % pensent que leur lieu de travail est bien protégé des risques liés aux intempéries.

Pourtant, s’il y avait effectivement une catastrophe naturelle, il n’existe pas forcément de plan défini pour lutter contre toutes les urgences. Moins de la moitié des salariés (48 %) dit que leur entreprise a mis en place un plan d’urgence en cas d’incendie, d’inondation ou d’une autre catastrophe. Et seuls 25 % disent la même chose en ce qui concerne de très graves intempéries.

Davantage d’incertitude autour des menaces humaines

Les salariés sont moins confiants en ce qui concerne la préparation de leur bureau face aux menaces technologiques ou humaines. Seuls 33 % d’entre eux pensent que leur lieu de travail est bien protégé contre le piratage informatique, et 25 % croient que leur entreprise dispose d’un plan d’urgence en cas de brèche de ce genre.

La question des menaces physiques est encore plus inquiétante pour les salariés. Seuls 31 % d’entre eux pensent que leur lieu de travail est bien protégé contre les menaces physiques provenant d’une autre personne, et tout juste 20 % disent que leur entreprise a mis en place un plan d’urgence pour lutter contre les risques de ce type.

En cas d’urgence…

Rosemary Haefner, DRH de CareerBuilder Global, explique que les plans d’urgence sur le lieu de travail doivent être traités avec autant d’importance que tout autre type de politique ou de procédure professionnelle. « Il est indispensable que tous les salariés soient non seulement au courant des procédures d’urgence au bureau, mais aussi qu’ils y soient entraînés de façon à savoir que faire pour se protéger et protéger les autres. »

Alors que devriez-vous faire si vous ne vous sentez pas en sécurité sur votre lieu de travail, ou si vous ne connaissez pas le degré de préparation de votre bureau ? Prenez les choses en main.

Demandez à votre patron ou à votre manager s’il existe un plan, et si c’est le cas, demandez à ce que la procédure soit bien communiquée aux salariés. Si personne dans votre bureau ne sait ce qu’il faut faire, allez directement voir l’équipe de sécurité de l’immeuble et assurez-vous qu’ils partagent les protocoles du bâtiment. Renseignez-vous sur l’endroit où se trouve l’escalier le plus proche, fouillez les placards ou la cuisine pour trouver un kit d’urgence.

En vous montrant proactif en matière de sécurité, vous pouvez vous assurer d’être prêt si une catastrophe venait à se produire, et ce même si votre lieu de travail ne l’est pas.

Source : http://recruteur.careerbuilder.fr/blog/urgence-sur-lieu-de-travail-etes-vous-pret

Bonjour à tous!

Encore un sujet qui revient souvent en formation : a-t-on le droit travailler sur échelle? Pour peindre, élaguer ou changer une ampoule par exemple?

Le Code du travail indique ainsi qu’« il est interdit d’utiliser les échelles, escabeaux et marchepieds comme poste de travail. Toutefois, ces équipements peuvent être utilisés en cas d’impossibilité technique de recourir à un équipement assurant la protection collective des travailleurs ou lorsque l’évaluation du risque a établi que ce risque est faible et qu’il s’agit de travaux de courte durée ne présentant pas un caractère répétitif » (article R. 4323-63).

echelle-51

Bonjour à tous!

 

Voici les formations qui débutent au mois de mai 2015 :

 

CQP APS (agent de sécurité) : du 04 Mai au 03 Juin ou du 21 mai au 17 juin

SST (secouriste au travail) : 19 et 20 mai ou 28 et 29 mai

SSIAP1 : du 18 mai au 1er juin

Recyclage SSIAP 1 : 11 et 12 mai

Remise à niveau SSIAP 1 : du 11 au 13 mai

Habilitations électriques : 6 et 7 mai

 

Pour tous renseignements et inscriptions, veuillez contactez l’IFPST

 

Bonne journée à tous

formation-2