Onze ouvriers sont décédés dans les travaux autour des Jeux Olympiques de Rio. C’est plus que sur les chantiers du Mondial 2014 de football dans tout le Brésil.

«C’est un nombre effrayant. Il y a eu 11 morts autour des travaux olympiques depuis 2013», entre les installations pour les Jeux et les structures urbaines appelées à rester par la suite, comme des routes ou des musées, a déclaré lundi Robson Leite, responsable de l’Inspection du travail de l’Etat régional de Rio.

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Cette macabre comptabilité est consignée dans un rapport diffusé ce lundi par l’Inspection du travail. L’organisme espère «attirer l’attention pour sensibiliser les autorités sur la sécurité au travail et éviter de nouveaux accidents», a expliqué le responsable.

Course contre la montre

«C’est l’équivalent d’une équipe de football en morts. Tout vient du manque de planification, sans doute. Et de la course contre la montre au moment de finir», a dit Elaine Castilho, responsable de l’audit sur les travaux olympiques. Elle a présenté le rapport dans le cadre de la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail, prévue jeudi.

Certains chantiers des JO-2016 (5-21 août) ont pris du retard, comme le vélodrome. La nouvelle ligne du métro, qui doit relier le quartier touristique d’Ipanema (zone sud) à celui de Barra da Tijuca (zone ouest), qui sera le centre névralgique des Jeux, doit être inaugurée en juillet, soit à un mois de la cérémonie d’ouverture, selon les autorités, soulevant le scepticisme général.

Et sur ce seul chantier, trois ouvriers ont perdu la vie: l’un a eu le crâne écrasé par un camion, un autre a chuté d’un escalier et un troisième a été fouetté par un tuyau contenant de l’air comprimé.

Les autres décès ont été constatés sur les chantiers suivants: Parc olympique (2 morts), Musée du Lendemain (1), route Elevado do Joa (1), route Transolympique (1), route Transbrasil (1), train de banlieue Supervia (1), Musée de l’Image et du Son à Copacabana (1).

Deux blessés graves

Il y a eu en outre deux blessés graves. Un ouvrier a été hospitalisé après une électrocution et un autre amputé d’une jambe, a ajouté Elaine Castilho.

«Il ne faut pas que les ouvriers fassent des journées exténuantes. Nous suspendrons les chantiers» si l’Inspection du travail le relève, a également prévenu M. Leite. Il a précisé avoir déjà obtenu la suspension de certains travaux, comme sur le chantier du vélodrome olympique après y avoir constaté «une série de problèmes» liés par exemple aux ceintures de sécurité ou à l’équipement électrique.

«Il y avait eu 8 morts lors des travaux du Mondial-2014 de football mais dans tout le Brésil (12 villes hôtes NDLR), et à Rio seulement nous avons eu 11 morts», a regretté M. Leite. Il a également souligné qu’aucun mort n’avait été déploré lors des travaux sur les JO-2012 de Londres. Sollicités par l’AFP, ni la mairie de Rio ni le comité d’organisation des Jeux Rio2016 n’ont répondu.

Source : http://www.lematin.ch/monde/jo-11-morts-travaux-2013/story/16069710

Le stress n’est pas ressenti par tout le monde de la même manière, certains ne peuvent pas travailler sans, c’est comme une source d’adrénaline essentielle pour remporter tous les challenges. Quant à d’autres, ils le perçoivent comme une pression qui les paralyse et qui les rend malades. 

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Le stress peut rendre les travailleurs malade

Pour mieux comprendre ce ressenti, l’organisation internationale du travail (OIT) a publié un rapport sur le sujet à l’occasion de la journée mondiale du stress et de la sécurité au travail organisée le 28 avril dernier. Peut-on vivre avec le stress ou faut-il le réduire au sein de l’entreprise pour le bien-être des travailleurs ? Pression sur les lieux du travail, tension au domicile, le stress est partout, il remplit nos vies avec plus ou moins de conséquences. Il peut même rendre malade.

Au travail, le stress touche les femmes et les hommes

Plus de 80% des consultations médicales seraient liées au stress, entre 60 et 80% des accidents au travail seraient également dû au stress. Les symptômes se manifestent de différentes façons, problèmes digestifs, sommeil, maux de tête, fatigue, vertiges, tension musculaire, irascibilité, anxiété, mélancolie, baisse de libido… Il existe aussi un bon stress, certaines personnes en ont un besoin vital, car il stimulerait leur motivation, la compétition, ces individus ne peuvent pas s’en passer, car cela permet de se sentir vivant. Le stress peut aussi conduire au « burn-out », les hommes et les femmes le ressentent de la même manière, mais le gèrent différemment.

Les hommes vont moins vers les psychologues, les femmes communiquent plus facilement avec leur entourage et elles ont plus enclin à croire que le stress peut avoir des répercussions nocives sur la santé.

Une émotion qui peut conduire à des consommations addictives

Le stress très élevé peut bien évidemment conduire à une détérioration de la santé générale, il peut avoir un impact sur l’apparition des comportements addictifs, tels le tabac, l’alcool, la drogue, la mauvaise alimentation et il ne faut oublier que le stress est également associé bien souvent à une hausse des accidents sur les lieux de travail. L’OIT recommande de mieux sensibiliser sur le stress au travail et de mettre en place des campagnes de prévention. Selon une étude de l’INSERM, les personnes en situation de stress s’exposent aux risques d’infarctus d’où l’importance d’y porter une attention toute particulière.

Source : http://sixactualites.fr/actualites/stress-travail-a-consequences-sanitaires/27355/#eXYiJda128KGmdkM.99

«Que la sécurité sur les chantiers soit un réflexe»

LUXEMBOURG – Deux drames récents sur des chantiers rappellent les risques liés à ce secteur.

«Le secteur où le risque d’accident est le plus élevé est la construction», déplore l’inspection du Travail et des Mines sur son site. Ainsi, si 27,7% des accidents du travail ont eu lieu sur la route ou dans les transports publics, selon les statistiques 2014 de l’Association d’assurance accident, 4 555 accidents sont survenus sur des chantiers, soit 22,7% du total. Les sites industriels suivent (20,77%).

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Un constat confirmé par les drames de ces derniers jours, deux ouvriers ayant trouvé la mort sur des chantiers. Des accidents pas forcément liés à des lacunes en matière de sécurité. «L’ITM et la police judiciaire enquêtent. Si nécessaire, l’ITM fera un rapport» qui peut conduire à des poursuites, affirme Jean-Luc de Mattéis, de l’OGBL.

Il rappelle que les consignes de sécurité sont nombreuses, comme les harnais de sécurité sur les échafaudages. «Pour une grosse entreprise qui a 50 chantiers, il y a 50 risques différents», que les ouvriers peuvent apprendre. «La sécurité, c’est une culture. Il faut répéter les consignes pour que cela devienne un réflexe», explique le syndicaliste, qui compte sur les délégués à la sécurité des entreprises pour marteler les consignes et vérifier les chantiers. «Il faut former les travailleurs, mais il faut aussi que l’employeur leur donne les moyens et le matériel pour se protéger».

Source : http://www.lessentiel.lu/fr/news/luxembourg/story/19137699

En dépit des politiques de prévention mises en place par les grands groupes du BTP et de l’énergie, 95 % des accidents graves sur les chantiers sont déclenchés par des erreurs comportementales. En cause  : une appropriation relative des règles de sécurité.

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Pétroliers, bâtisseurs, industriels, tous courent après le zéro accident. Un objectif « ultime »,« presque inatteignable  », selon les responsable de la sécurité et de la prévention réunis à Paris, par Artelia, spécialiste en ingénierie et management de projets : « 95 % des accidents sont causés par des erreurs comportementales et organisationnelles, alors que seuls 5 % trouvent leur origine dans un matériel défectueux ou inapproprié » , souligne Aymon de Redellet, directeur santé, sécurité, environnement et prévention des risques du pôle produits de construction de Saint-Gobain. Selon la Direction des risques professionnels de l’Assurance maladie, le nombre d’accidents du travail avec arrêt se maintient en effet autour de 620.000 par an, auxquels il faut ajouter 540 décès. Plus grave, selon l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics), il se produit un accident mortel tous les trois jours sur les chantiers 

Les participants à cette table-ronde, représentant des mastodontes de la construction (Bouygues Construction, Vinci Autoroutes, Eiffage Construction, Saint-Gobain, Nexity) et de l’énergie (Total, Shell, Exxon) ne cessent pourtant d’étoffer leurs politiques de prévention. Livrets de règles, visites et audits de sécurité, formations aux gestes et postures, mise en place d’une direction ad hoc, tous consacrent des fonds conséquents à la prévention des risques «  devenu un investissement depuis que leur réputation est en jeu », souligne Thierry Para, directeur adjoint des grands projets fiduciaires de la Banque de France.

Sur chaque chantier ou plate-forme pétrolière, la sécurité fait désormais l’objet d’une mini-réunion périodique. Baptisée selon les entreprises  « la minute chantiers » ou « le quart d’heure sécurité », ce briefing permet d’évoquer les consignes relatives aux opérations programmées. « L’environnement de chantier change en permanence. S’ajoutent une tranchée, une travée, une cloison qui modifient la configuration de l’environnement de travail et nécessite de marquer un temps d’arrêt pour faire un pas de côté » , décrit Philippe Villain, directeur prévention santé et sécurité de Bouygues Construction, qui a institutionnalisé ce temps de réflexion chaque jour à 10h55. « La corne de brume sonne, les équipes s’interrompent et  observent ce qui à l’instant T pourrait favoriser un accident » . Exemples : un chantier mal balisé, des aires de circulation encombrées, des gardes-corps mal posés, des distances de sécurité non respectées, des échafaudages à roulettes utilisés à contre-emploi etc. « Ce temps n’est pas consacré à rappeler les fondamentaux du port des équipements de protection individuelle (EPI), mais à encourager un état d’esprit constructif autour du respect des procédures », détaille Philippe Villain.

La limite de ces exercices d’amélioration continue, c’est la difficulté éprouvée par les responsables à trancher« Peu formés au management, les chefs d’équipes, souvent d’anciens ouvriers, manquent d’autorité pour superviser leurs anciens compagnons et leur imposer un mode opératoire », éclaire Aymon de Redellet. Facteur aggravant, leur absence de lien hiérarchique avec les bataillons de sous-traitants « qui ne partagent pas la même culture sécurité que l’entreprise maître d’oeuvre ou maître d’ouvrage sans pouvoir être sortis du jeu », lâche un participant.

Pour impliquer l’ensemble des équipes dans les questions de sécurité, Shell et Chevron ont inventé le Stop Work Authority, un statut de lanceur d’alerte qui confère à chaque intervenant, salarié ou sous-traitant, le droit _et le devoir_d’arrêter provisoirement une situation à risques. « Il ne s’agit pas d’un carton rouge, mais de la manifestation d’un doute qui stoppe les opérations pendant 3 minutes ou 3 jours », détaille Agnès Bernard, responsable HSEQ réseau et carte pétrolières de Total Marketing France. Avantage de cette «  stop card », l’utilisateur ne s’expose à aucune sanction en cas de mauvaise interprétation de la situation. Intéressante, l’initiative repose toutefois la question du management du risque : l’équipe est-elle en capacité d’évaluer le risque potentiel d’incendie ou de chute « Sur un chantier au Moyen-Orient, nous avons enregistré 1 million de stop cards en six mois », se remémore un directeur sécurité et environnement de travail pour démontrer que cette pratique, potentiellement vertueuse, est difficilement gérable. Même analyse des professionnels à propos des déclarations de « presqu’accidents » : « Stimuler les remontées d’incidents pour analyser les facteurs communs déclenchants est une bonne démarche, si ce n’est que l’entreprise n’est pas dimensionnée pour décortiquer 400 anomalies mensuelles », remarque un consultant d’Artelia.

Selon le cabinet de conseil en ingénierie, qui développe des système de management de l’hygiène, de la santé, de la sécurité et de l’environnement, seule la responsabilisation de chacun, depuis les cadres dirigeants jusqu’au plus bas de la hiérarchie, permettra d’abaisser le nombre d’incidents_une chute se produit tous les cinq minutes sur les chantiers selon l’OBBBTP. « Il s’agit de passer d’un engagement de discipline à un engagement de conviction », définit Joris Schelfout, coach sécurité HSSE d’Artelia qui propose la méthode du feed-back positif : « Que chacun détermine pourquoi il enfreint les règles et emprunte les raccourcis qui permettront de gagner cinq minutes ou de perdre jusqu’à leur vie ». 

Selon quelques confidences de la salle, l’attribution de bonus, liés à l’atteinte d’objectifs sécurité, enclenche un cercle vertueux en termes d’implication managériale, à ceci près que l’incitation financière encourage la dissimulation d’accidents…

Source : http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/ressources-humaines/bien-etre-au-travail/021811646958-securite-l-humain-seul-facteur-d-amelioration-continue-209215.php?eRCAbL9F0Ez7DS4E.99

Santé au travail : Un programme pilote testé dans deux départements devrait s’étendre à toute l’administration.

Avec un taux d’absentéisme à 5% en 2015, les coûts directs des absences représentent quelque 78 millions de francs pour l’Etat de Genève. Depuis 2011, un projet pilote intitulé «Retour au travail» vise une meilleure gestion des absences de longue durée (dès trente jours, avec une alerte au bout de quarante-cinq jours). Déjà testé aux Département des finances et de l’aménagement, il devrait être étendu prochainement à tout le petit Etat.

«Nous ne sommes pas plus philanthropes que d’autres, relativise d’emblée Fabienne Bonjour, directrice des ressources humaines à l’Office du personnel de l’Etat. On s’intéresse à ces problématiques car elles sont une condition de qualité du travail.» La philosophie des ressources humaines semble avoir radicalement changé: «Aujourd’hui, l’absence n’est plus considérée comme un problème de santé individuel. Si un taux d’absence est supérieur à 5%, c’est qu’il y a aussi un problème sur le lieu de travail. Et l’absence entraîne l’absence, si deux personnes sur dix sont malades, les huit restantes fatiguent.»

Ce projet passe par plusieurs mesures qui peuvent avoir l’air anodines. «Par exemple, nous faisons attention à garder le lien avec une personne absente. C’est facile de les oublier. On reçoit parfois des témoignages de gens qui nous disent «si seulement quelqu’un m’avait téléphoné!» La gestion des absences de courte durée s’opère aussi tout en nuances. «S’il a beaucoup de courtes absences, ça veut dire que les gens ont besoin d’échappatoires, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. S’il y a plus de trois absences en un an, c’est une alerte. Le collaborateur évoquera l’enchaînement d’une migraine, d’une gastrite, etc. Mais à force de parler, des choses finiront par sortir. Il glissera qu’en plus, les relations sont tendues en ce moment avec tel collègue.»

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Les règles mises en place depuis cinq ans impliquent que le collaborateur appelle son manager pour faire le point. «On insiste pour qu’un coup de téléphone soit passé, plutôt qu’un SMS ou un mail, afin de fixer des délais où ils se tiendront au courant. Il ne faut pas dire «Appelle moi quand tu vas mieux», parce que sinon on peut ne pas avoir de nouvelles pendant trois semaines.»

Il n’y a pas encore le recul nécessaire pour catégoriser les causes des absences. Selon Michel Gisler, responsable du Service de santé, «on ne peut pas le dire précisément. C’est une combinaison de causes, c’est rarement une cause unique. Cela peut relever de facteurs psychosociaux comme la reconnaissance du travail, ou l’autonomie. Parfois aussi la cause est strictement individuelle, indépendamment de l’aspect professionnel.» Il semble relativement pessimiste sur l’impact du projet pilote: «Avec la situation économique actuelle, il faut accomplir les mêmes tâches avec moins de personnes. Donc si on arrive déjà à maintenir le taux d’absentéisme à son niveau actuel, ce sera déjà un miracle.»

Certaines mesures apparaissent comme des évidences, à quoi doit-on ce revirement soudain? «Les aspects de santé et de sécurité n’étaient pas une priorité jusqu’à présent, analyse-t-il. Dans les années 2000, le Secrétariat à l’économie s’est donné les moyens de faire la promotion de la santé au travail. Aujourd’hui, il existe de vraies campagnes de prévention.» Elles commencent manifestement à porter leurs fruits.

Fabienne Bonjour relève que la Suisse a encore trop peu de médecins du travail, et qu’il est très difficile d’en recruter, par rapport à la France par exemple.

Source : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/etat-preoccupe-absences-employes/story/29430683

Une étude récente montre que les artisans ne se forment (toujours) pas à la sécurité. Ignorant, pour beaucoup, leurs obligations réglementaires sur le sujet, ils privilégient les formations métiers. Pour des raisons de temps et d’argent aussi, expliquent-ils.

Les artisans du BTP se forment assez peu en général : 30 % d’entre eux n’auraient même pas de projet en la matière. Et lorsqu’ils suivent une formation, le but poursuivi n’est pas de progresser en terme de santé et de sécurité ; il s’agit d’abord d’en apprendre sur le plan du métier. C’est du moins ce qui ressort de la récente étude menée notamment par la Capeb (confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment). Une étude qui, dans ses éditions précédentes, montraient déjà le même phénomène. Pourtant, les formations à la sécurité ne seraient pas un luxe dans le secteur : si l’on ignore exactement combien d’accidents du travail les artisans connaissent chaque année, on sait en revanche que la sous-déclaration est très importante. Pourquoi donc ne se forment-ils pas ?

La réglementation : un levier ambivalent

Tout d’abord, parce qu’ils ont des difficultés à identifier leurs obligations en termes de formation à la sécurité, nous dit l’étude. 58 % des professionnels interrogés déclarent ne pas connaître les formations sécurité obligatoires pour leur métier. Si l’on réduit la question au seul secourisme, les chiffres sont tout aussi impressionnants : seuls 46 % des répondants ont connaissance de leur obligation de formation en la matière. Les obligations de formation les « mieux » connues en terme de santé sécurité concernent surtout les travaux en hauteur et la prévention du risque électrique. Parmi les 23 % d’artisans formés en sécurité, la plupart suivent soit l’une soit l’autre. « Parce qu’elles sont obligatoires », précise Jean-Jacques Chatelain, qui porte le dossier au sein de la Capeb. « Si elles ne l’étaient pas », ajoute-t-il, « je ne sais pas si l’on atteindrait les 23 % ». La réglementation serait donc à la fois source de difficultés pour aller vers la formation, et en même temps ce qui pousse les artisans à se pencher sur la question.

Etude Capeb - OPPBTP

« Le nez dans le guidon »

69 % des répondants estiment par ailleurs ne pas avoir le temps de se former en santé-sécurité en raison de leur charge de travail. Lui-même peintre, Jean-Jacques Chatelain rappelle que « les artisans du BTP ont souvent le nez dans le guidon » et n’ont pas même le temps de « jeter un oeil aux formations existantes » sur le sujet. Qu’il s’agisse de leur charge de travail ou de l’obligation de formation à la sécurité qui pèse sur eux, ils ont en tout cas tendance à former d’abord leurs salariés avant eux-mêmes. Quand les dates et les durées de formation leur conviennent : 30 % des répondants estiment que les dates de formation sont incompatibles avec l’activité de l’entreprise. 25 % disent, eux, que la durée des formations en question est dissuasive. « Il y a beaucoup de formations qui sont mal adaptées au modèle artisanal », confirme Jean-Jacques Chatelain. « On sait que c’est difficile de s’échapper plus de deux jours lorsqu’on est artisan. Certaines se font sur 10 jours, à raison de 5 fois 2 jours… ».

2 jours de formation = 2 jours non rentables ?

Un artisans sur 2 interrogé fait enfin valoir le coût des formations santé-sécurité. Pourtant, l’étude indique que la plupart d’entre elles bénéficient d’une aide de financement. C’est vrai dans 78 % des cas de formation du chef d’entreprise, et dans 89 % des cas de formation des salariés. Cette aide provient en grande partie du FAFCEA (fonds d’assurance formation des chefs exerçant une activité artisanale) dans le premier cas de figure, et de Constructys dans le second cas de figure. Il s’agit de l’OPCA (organisme paritaire collecteur agréé) de la construction. Le service public de l’emploi (Pôle emploi, missions locales) et certains services des collectivités territoriales sont aussi mis à contribution. « Si les artisans avancent cet argument », analyse Jean-Jacques Chatelain, « c’est parce que la majorité travaillent seuls, et dès lors qu’ils partent en formation, ils pensent en jours non-travaillés ». Un argument qu’il faudrait parvenir à déconstruire rapidement, pour le peintre.

Etude Capeb-OPPBTP

Valoriser le retour sur investissement

Car la prévention rapporte, selon lui et « il faut mettre cela en avant ». De nombreuses études le montrent ; Jean-Jacques Chatelain en aurait lui-même fait l’expérience : « Quand je me suis mis à former mes salariés à la sécurité via un organisme extérieur, j’ai changé mon organisation, revu mon rangement d’atelier », se souvient-il. « 50 % des accidents dans notre secteur correspondent à des foulures de cheville car on a mal rangé le chantier, ou mis les mauvaises chaussures. » Parallèlement au gain économique réalisé, il estime aussi que la formation en sécurité peut apporter aux artisans et à leurs salariés « un confort de travail, et moins de fatigue à la fin de la journée ». Lesquelles en particulier ? Celles au secourisme, au risque chimique et au risque routier, ainsi qu’aux addictions. Autre piste à explorer d’après lui : les formations métiers, nettement plus privilégiées par les artisans. « Qu’il s’agisse de mécanisation ou d’échafaudage, sur une journée entière, on peut y insérer une demi-heure de santé sécurité avec de l’information sur un thème précis ».

Source : http://www.netpme.fr/info-conseil-1/droit-travail/condition-travail/actualite/133991-pourquoi-les-artisans-du-btp-ne-se-forment-ils-pas-a-la-securite

Selon une étude de Deloitte, la main-d’œuvre suisse sera de plus en plus mobile et indépendante. Face à cette tendance, des experts de la santé au travail mettent en garde

Le bureau sur lequel on punaise des photos de ses enfants, que l’on décore de bibelots et autres plantes vertes, est condamné à disparaître. C’est ce que prévoit une étude sur l’espace de travail du futur, publiée mercredi par la société d’audit Deloitte. Cet espace s’annonce plus flexible et mobile. Les places de travail fixes, entre les murs d’une entreprise, deviendront de plus en plus rares.

Si 28% des employés suisses travaillent aujourd’hui au moins une demi-journée par semaine depuis chez eux, cette statistique est appelée à évoluer: près de 30% des travailleurs «fixes» jalouseraient cette pratique. L’étude prévoit qu’en 2020, le nombre de bureaux pour dix travailleurs diminuera de 8 à 7 places. «L’augmentation du nombre d’emplois dans le secteur des services et la progression dans les technologies numériques encouragent cette tendance», explique Karl Frank :, co-auteur de l’étude. Les nouvelles générations de travailleurs seraient notamment demandeuses de flexibilité et de mobilité.

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1000 places de travail

Une tendance qui se voit confirmée par l’expansion des espaces de travail partagés. Ceux-ci permettent de louer à l’heure bureaux et salles de conférences et représentent une alternative au travail à la maison. Il existait 30 de ces espaces en Suisse en 2014. Un an plus tard, 20 autres ont émergé, portant ainsi à 1000 le nombre de places de travail «extra-muros» disponibles. «Cela permet notamment aux travailleurs de réduire leur temps de trajet pour se rendre au bureau, de mieux équilibrer travail et vie de famille, précise Karl Frank Meinzer, mais aussi de diversifier leurs réseaux professionnels grâce aux contacts établis dans ces espaces, créateurs de communauté.» A titre d’exemple, AXA Winthertur a établi un partenariat avec PopupOffice, une start-up suisse qui permet aux employés de louer des espaces de travail dans 50 lieux différents.

Si l’étude explique que la demande de mobilité vient essentiellement des travailleurs, Karl Frank Meinzer précise que les entreprises en bénéficient tout autant. «La crise du franc fort et les pressions accrues sur la quasi-totalité des secteurs économiques les ont obligé à repenser leurs coûts. Et notamment ceux liés à leur parc immobilier. Le «home office» et le «coworking» se sont avérés être des solutions intéressantes.» Outre les économies réalisées, un gain d’attractivité en tant qu’employeur et une meilleure productivité grâce à des employés satisfaits de leurs conditions de travail sont avancés.

La flexibilité a ses risques

L’Institut universitaire romand de santé au travail, basé à Lausanne, pointe pourtant plusieurs risques liés à cette flexibilité. Selon Brigitta Danuser, cheffe du pôle santé, les espaces de coworking ne devraient pas être utilisés trop régulièrement: «Autrement, cela devient un bureau fixe qui ne l’est pas vraiment. Et je trouve extrêmement dommageable que les travailleurs n’aient plus d’espace à eux, où ils se sentent bien et peuvent afficher des photos de famille. On ne peut pas tout réduire à un ordinateur.»

Et de dénoncer les politiques d’économies des entreprises, qui ne mettent plus l’employé au cœur des considérations. En revanche, le travail à la maison présente, selon Brigitta Danuser, plusieurs avantages. «Un à deux jours par semaine, cela offre de la liberté et un espace de respiration bienvenu pour les travailleurs», argumente-t-elle. Mais attention à ne pas en abuser car le risque d’isolement n’est jamais très loin. «Vous risquez de vous retrouver seul à la maison avec votre projet, sans soutien immédiat et privé de relations sociales, essentielles à la santé psychique des travailleurs», explique Brigitta Danuser.

«C’est pourquoi il est indispensable que les entreprises créent des conditions-cadres lors de la mise en place de cette mobilité», répond Karl Frank Meinzer. Et d’évoquer notamment l’instauration de quotas quant au nombre d’heures à travailler hors des murs du bureau traditionnel.

Source : https://www.letemps.ch/economie/2016/02/17/travailleur-futur-aura-plus-bureau

« Grâce au check-up, on se rend compte que le sucre, le poids ou la tension artérielle atteint un niveau limite et qu’il faut faire quelque chose. »

Le rôle de la médecine du travail évolue. Le docteur Wolfgang Panter est en première ligne de ce bouleversement que l’on observe particulièrement en Allemagne. Aux côtés de l’analyse des conditions de travail, il s’agit de donner une plus large place à la prévention. Dans la région de Düsseldorf, ce médecin s’intéresse aux risques comme le diabète, l’obésité et les troubles musculo-squelettiques avant qu’ils ne posent véritablement problème. “On voit des gens qui à première vue, se sentent bien, explique Dr Wolfgang Panter, mais grâce au check-up, on se rend compte que par exemple, le sucre, le poids ou la tension artérielle atteint un niveau limite et qu’il faut faire quelque chose : je crois, poursuit-il, que les médecins du travail ont une mission essentielle à remplir ici en soutenant notre système de sécurité sociale.”

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Prévention, un mot à la mode partout

Le service du Dr Panter n’est pas le seul où le mot “prévention” est à la mode, comme nous l’explique notre reporter Jeremy Wilks. Cette évolution est visible à d’autres échelons : dans les entreprises, au niveau politique et du côté des assurances santé.

Dans le champ politique, l’Allemagne est à la pointe de cette démarche avec l’adoption d’une loi fédérale sur la prévention qui entre en vigueur en janvier. Un texte soutenu par Rudolf Henke, député des conservateurs de la CDU. “On a passé dix ans en Allemagne à discuter de savoir s’il fallait promouvoir la prévention au niveau individuel ou améliorer les dispositifs existants là où les gens se trouvent, dit-il. Ce débat s’est achevé sur ce résultat : il faut faire les deux, les deux démarches conviennent, ajoute-t-il, cela veut dire que sur le lieu de travail, dans l’entreprise, on doit mener des programmes qui mettent en avant la santé et où la prévention occupe une place centrale.”

Une nouvelle loi et des innovations techniques

L’application de la loi fédérale doit se faire avec le soutien des complémentaires santé obligatoires qui couvrent tous les actifs dans le pays. Nous nous rendons dans l’une d’entre elles à Leverkusen. Ses responsables prônent des solutions individualisées. “L’aspect intéressant, souligne Ulrich Rosendahl, directeur de la médecine du travail chez pronova BKK, c’est qu’on touche les collaborateurs là où ils travaillent : un employé de bureau n’a pas les mêmes besoins qu’un en poste sur une machine, on regarde quel est l’environnement dans les entreprises : comment les individus travaillent, indique-t-il. De cette manière, poursuit-il, on peut établir très tôt, en collaboration avec les employeurs et les médecins du travail que ce collaborateur a besoin de tel programme.”

Mettre en place des programmes sur-mesure, cela peut aussi passer par l’utilisation de techniques innovantes. L’Institut des sciences appliquées du travail (IFAA) a mis au point des accessoires qui permettent aux salariés et aux employeurs de prendre conscience des effets de l‘âge. Anna Peck, membre de l‘équipe de recherche, nous présente une veste comportant de nombreux poids : “La personne qui la porte, assure-t-elle, se trouve limitée dans ses déplacements et elle ressent les choses comme si elle était beaucoup plus âgée. (…) Les jeunes collaborateurs qui portent ces accessoires ressentent le poids des années de manière concrète, poursuit-elle, ils ont la possibilité de se sentir trente à quarante ans plus âgés et de faire l’expérience des difficultés qui peuvent apparaître quand on avance en âge.”

“Reste à ancrer la prévention dans l’esprit des gens”

Retournons dans le cabinet du Dr Panter où ce jour-là, il conseille un électricien sur les méthodes pour arrêter de fumer. Le médecin n’a pas attendu l’application de la nouvelle loi pour s’intéresser à ses patients dans leur globabilité. Il se félicite malgré tout de cette avancée. “Pour moi, le plus important, c’est tout d’abord que la loi a été adoptée, insiste-t-il. Le deuxième point, c’est que les politiques doivent faire encore plus d’efforts pour ancrer dans l’esprit des gens, cette prise de conscience en matière de prévention et ce n’est pas encore fait,” regrette-t-il.Car parfois, sensibiliser ne suffit pas : chacun doit aussi se sentir responsable de sa propre santé.

Source : http://fr.euronews.com/2015/12/16/sante-au-travail-l-allemagne-innove-en-misant-sur-la-prevention/

L’automatisation et la robotisation des entrepôts exigent une analyse des périmètres d’action de deux acteurs interdépendants : l’homme et la machine. Pour arriver à une mise en place sans interruption de la production et sans risque d’accident, les ingénieurs et les éditeurs conçoivent et installent les machines et les programmes de sorte qu’ils puissent répondre aux exigences les plus strictes de sécurité, mais aussi aux questions d’ergonomie appliquées aux nouveaux environnements de travail.

L’usure physique et la démotivation font parties des principales causes du turnover dans le secteur logistique. Pour limiter les TMS et la lassitude de la main-d’oeuvre, les chefs d’entreprises et les managers intègrent des roulements dans leur planning. Pour le professeur et ingénieur François Mondou, l’interversion des postes de travail est « le b.a.-ba du système. »

François Mondou, directeur général de la société d’ingénierie SDZ France et directeur du génie industriel du département ingénierie des infrastructures logistiques à l’École nationale des ponts et chaussées, considère que le roulement des postes dans les entrepôts logistiques est un élément indispensable à son bon fonctionnement. « Dans une entreprise ou un centre de distribution automatisé bien conçu c’est la première règle : faire en sorte que les opérateurs soient multipostes et multifonctions », explique-t-il. Des permutations qui sont facilitées notamment par les solutions goods-to-man, dans lesquelles les postes de préparation ou de pilotage ne requièrent pas de qualifications particulières. « L’ergonomie de nos systèmes est conçue pour que M. Tout-le-Monde puisse y travailler », déclare Jean-Marc Heilig, responsable commercial France de la société Witron, conceptrice et fabricante de systèmes clés en main de préparations automatisées de commandes et de logiciels de gestion d’entrepôt. Jean-Marc Heilig indique qu’en plus de permettre une permutation des postes, cette simplification de la formation et de la prise en main sur les systèmes d’automatisation permet d’effectuer simplement des embauches ou des requalifications : « Nous reprenons des préparateurs qui étaient dans d’autres entrepôts pour les mettre dans les nouveaux. Les plus qualifiés peuvent être repris dans nos équipes techniques. »

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Ces opportunités de recrutement ou d’évolution de carrière s’expliquent soit par une démarche personnelle des patrons pour améliorer les conditions de travail, soit par la mutation naturelle de l’entrepôt et de son organisation interne, dans un contexte d’automatisation des processus. L’amélioration de l’ergonomie prend également source dans la recherche des entreprises d’optimiser leurs coûts, comme l’explique Pascal Darcheville, reponsable commercial du concepteur de systèmes de manutention et de stockage automatisés Vanderlande Industries France : « Quand vous devez augmenter votre productivité il n’y a pas 36 solutions. Si vous demandez à l’opérateur de faire plus il faut lui apporter de meilleures conditions de travail. Plus vous allez le mettre dans une position ergonomique idéale plus il va pouvoir travailler rapidement. »

Analyse ergonomique du travail

Le confort dans l’entrepôt logistique n’est plus une chimère. De la conception de suspensions anti-vibration d’un chariot à fourches à la fabrication de vitres isolantes pour un sas de supervision, chaque petit détail compte pour amoindrir voire supprimer les éléments nuisibles, à court ou long-terme, pour la santé, et augmenter la productivité des opérateurs. Pierre Marol, PDG du concepteur et intégrateur de systèmes automatisés de manutention et de stockage Alstef, explique que l’ensemble des acteurs du secteur logistique se sont engagés dans une démarche significative d’amélioration de l’environnement de travail : « L’ergonomie est un sujet qui, depuis quelques année, a pris plus d’importance avec la sensibilisation sur les TMS. Ce phénomène n’est pas totalement nouveau mais fait l’objet d’une meilleure prise en compte au niveau de la conception des projets et des postes de travail. »

Dans les années 80, la multiplication des bureaux d’études dans l’automobile, faisant écho au déploiement massif de la robotique industrielle sur les lignes de production, a accéléré de manière significative l’analyse ergonomique du travail, visant à étudier l’écosystème d’un poste dans le but d’en améliorer la sécurité et le confort. Et comme souvent, la logistique s’est inspirée d’une industrie automobile pionnière pour adapter ses recherches à ses processus. Alain Bussod, directeur du développement des ventes de Savoye Europe, division du groupe Legris spécialisée dans l’ingénierie, la conception et l’intégration de solutions et de services logistiques, explique ainsi que pour améliorer la conception de ses équipements, la division Savoye est passée par des cabinets spécialisés en ergonomie ayant travaillés dans l’automobile : « Nous avons fait tout un tas d’études sur l’ergonomie du poste de travail – regarder si les bras sont à bonne hauteur par rapport au coeur, regarder si les muscles sont en tension, limiter les rotations… – Tout ce qui est lié à de bonnes pratiques de l’ergonomie au poste de travail a été intégré, et cela fait désormais partie dès le départ du design dans la conception des produits. » Transfert de compétences et communication entre les deux secteurs aidant, les ingénieurs des groupes spécialisés dans la logistique font désormais appel à des bureaux d’études spécialisés sur leur secteur et développent des technologies adaptées aux besoins de leurs clients.

Source : http://www.voxlog.fr/dossier/22_1/cohabitation-hommes-machines-des-enjeux-cles-de-securite-et-dergonomie

Initialement prévue au 1er janvier 2015, l’instauration du compte pénibilité a finalement été en partie repoussée par Manuel Valls à 2016. Cette mesure phare de la réforme des retraites devrait donc être aménagée.

1. Le compte pénibilité concerne en principe les salariés touchés par l’un des dix facteurs suivants :

  • port de charges lourdes
  • postures pénibles
  • vibrations mécaniques
  • agents chimiques dangereux
  • activité en milieu hyperbare (sous-marin)
  • températures extrêmes
  • bruit
  • travail de nuit
  • travail en équipes postées
  • travail répétitif

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Premier changement introduit par le gouvernement, seuls quatre des dix facteurs de pénibilité seront pris en compte :

  • travail de nuit
  • travail répétitif
  • travail en équipes postées
  • travail sous pression hyperbare

Les six autres le seront uniquement à partir de 2016.

Un salarié exposé à des produits chimiques ne pourra donc ouvrir un compte pénibilité qu’à compter de 2016. 

Son temps d’exposition en 2015 ne serait donc pas pris en compte.

2. Utilisation du compte

Le bénéficiaire pourra :

  • soit se former pour accéder à un emploi non exposé ou moins exposé : les points sont convertis en heures de formation pour abonder son compte personnel
  • soit réduire sa durée du travail et passer à temps partiel, tout en recevant un complément de rémunération
  • soit financer une majorationde durée d’assurance vieillesse et un départ en retraite avant l’âge légal

Source : http://www.sante-au-travail.fr/component/content/article/18-actus-evenements/1032-fil-rouge-penibilite

Selon la Direccte, ils diminuent moins que dans l’Hexagone. Le plan régional de santé au travail 2016-2020 s’y attellera.

Les Franciliens ont moins d’accidents du travail mais ils en ont plus que dans les autres régions. Voilà ce qui ressort de la dernière note sur les accidents du travail en Ile-de-France entre 2005 et 2010 élaborée par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte).  « Entre ces deux dates, le nombre d’accidents à baissé de 118.000 à 116.000, mais le nombre de jours d’arrêt à augmenté de 6 à 7 millions. Les arrêts ont duré plus longtemps, passant de 52 jours en moyenne a 60 », relève Anne-Lise Aucouturier, coauteur de l’étude. Le résultat est en demi-teinte. La diminution des accidents y est plus faible que dans l’ensemble de l’Hexagone. « Le nombre des accidents du travail baisse au niveau national dans les secteurs les plus exposés comme l’industrie. Or en Ile-de-France, les secteurs qui pèsent plus qu’ailleurs, le médico-social, la santé et les arts et spectacles, sont justement ceux qui enregistrent une hausse de la fréquence des accidents », pointe Anne-Lise Aucouturier. Les données sont parfois en dessous de la réalité.  « Lorsque des licenciements viennent d’avoir lieu dans une entreprise par exemple, les salariés oseront moins faire de déclarations », alerte Anne-Lise Aucouturier.

A contrario, certains accidents qui auraient dû être déclarés en maladie professionnelle le sont en accidents du travail car la procédure est moins longue et les indemnités versées plus vite. C’est le cas par exemple des troubles musculo-squelettiques (TMS). Sur ces six années, 522 accidents mortels ont par ailleurs été enregistrés, leur nombre allant en augmentant. Plus de la moitié  « se sont produits dans des établissements de moins de 50 salariés », précise l’étude. Ces données seront sans doute scrutées à la loupe par le groupe qui planche depuis septembre, sous l’égide de la Direccte, et en lien avec les organisations professionnelles, sur le troisième plan régional de santé au travail (2016-2020). Les conclusions seront livrées au premier trimestre 2016.

Source : http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-des-marches-publics/021389166336-les-accidents-du-travail-baissent-timidement-1182995.php?rM6FmcE4uMmkgiie.99

Pas une réformette mais une « véritable révolution »: Manuel Valls a annoncé mercredi une refonte du Code du travail en deux ans, qui commencera dès 2016 par le chapitre consacré au temps du travail, mais sans toucher aux 35 heures. L’architecture du Code du travail sera refondée, comme le préconisait le rapport Combrexelle remis en septembre. Elle prendra deux ans, c’est-à-dire au-delà de la présidentielle de 2017. La réécriture visera à dresser trois piliers clairs: les droits fondamentaux garantis à tous, auxquels nul de pourra déroger (Smic, CDI, 35 heures, etc.), le champ ouvert aux négociations et le droit applicable en absence d’accord. Objectif affiché: donner plus de souplesse et de compétitivité aux entreprises. Et, in fine, favoriser la croissance et l’emploi. C’est l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter, qui sera chargé de définir ces grands principes, à travers une mission qu’il va présider, aux côtés de six autres personnalités du monde juridique et universitaire. L’ex-Garde des Sceaux de François Mitterrand a deux mois pour rendre ses travaux. Dès le premier trimestre 2016, un projet de loi de la ministre Myriam El Khomri « réécrira » la partie essentielle consacrée à l’organisation du temps de travail: l’annualisation des heures travaillées, les récupérations, les congés, les astreintes, etc.

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Le Premier ministre a pris l’exemple d’une entreprise qui aurait besoin, ponctuellement, de « faire travailler ses salariés 46 heures par semaine pendant douze semaines consécutives. Aujourd’hui, ça n’est pas possible, sauf dans certains secteurs. Grâce à la loi, ça sera désormais possible par accord d’entreprise majoritaire ». Le gouvernement entend aussi s’attaquer aux questions soulevées par le numérique au travail, et notamment un éventuel futur droit à la déconnexion. Il espère aussi que la simplification réduira les nombreux contentieux liés au temps de travail. Ce premier volet, dont l’adoption est prévue avant l’été, servira de test pour la réécriture des autres chapitres du code du travail (contrat de travail, mobilité, etc.). Manuel Valls a répété mercredi qu’il ne toucherait pas à la durée légale des 35 heures et au paiement en heures supplémentaires au-delà. Et répliqué à la droite qui l’accuse de réformer à minima. « Certains parlent de +réformette+, au prétexte que l’on ne reviendrait pas sur les protections fondamentales, sur le salaire minimum, sur les 35 heures, sur le contrat de travail. Mais enfin, réformer, ce n’est pas faire le choix de tout casser, de la régression », a plaidé le Premier ministre. Cette réforme, « indispensable », est une « véritable révolution », a-t-il fait valoir devant la presse à Matignon, au côté de la ministre du Travail Myriam El Khomri.

En outre, le chef du gouvernement a expliqué vouloir réduire le nombre de branches professionnelles en France d’environ 700 actuellement à 400 fin 2016 et 200 d’ici deux ans et 100 à terme. Jugées trop nombreuses et donc trop faibles, ces branches sont pour certaines inactives depuis des décennies. Passé un délai de « deux ou trois ans » où l’initiative sera laissée aux partenaires sociaux, le gouvernement procédera lui-même à ces regroupements », a averti M. Valls. Le gouvernement a par ailleurs écarté la possibilité de contourner les syndicats pour soumettre les accords d’entreprise à référendums, même dans les TPE-PME, où il préfère renforcer le mandatement de salariés par des syndicats. Le Medef a salué les annonces mais en appelant à aller « plus loin ». La CGPME, qui n’y voit qu’une « simple évolution », salue la volonté de renforcer la négociation collective de branche mais déplore que le gouvernement écarte le référendum d’entreprise. Les artisans de l’UPA ont fait part de leur satisfaction, tout en regrettant que « l’ampleur et le rythme de la réforme soient « en-deça des attentes des entreprises ». FO a appelé à la « vigilance », estimant que de nombreuses ambiguÏtés demeuraient après les annonces de Manuel Valls. Pour la CFDT, « cette réforme peut constituer un progrès social » et « doit permettre d’assurer une meilleure clarté du droit du travail pour les salariés et renforcer le dialogue social ». La CFTC considère avoir été « entendue pour l’essentiel ». La CGT parle d’un « nouveau cadeau au Medef » et d’annonces « plus qu’inquiétantes » dont le but est « bien de simplifier, déroger et affaiblir les droits » des salariés.

Source : http://information.tv5monde.com/en-continu/le-gouvernement-lance-la-reforme-du-code-du-travail-une-veritable-revolution-64942

Dans un département où les troubles musculo-squelettiques représentent 90 % des maladies professionnelles, le Medef des Deux-Sèvres fut précurseur en mettant en place un Club TMS, dès 2005, en partenariat avec la Carsat et l’Aract (*). « Depuis dix ans, quarante et une entreprises du département ont été accompagnées, de tailles variées et dans des secteurs professionnels diversifiés, agroalimentaire, industrie ou aide à domicile », indique Laurence Jouve, responsable juridique et social, animatrice du Club. Ce dispositif gratuit a été repris, notamment dans le Limousin ou dans la Vienne, avec d’autres partenaires et un accompagnement en entreprise moins développé. « Il s’agit d’une démarche de volontariat de sensibilisation à la prévention. Avec une culture de santé qui se met en route, poursuit Laurence Jouve. Chaque salarié doit se sentir concerné. » 

«  Nous avons semé  » 

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Les sessions, qui regroupent les référents de cinq entreprises en moyenne, s’étalent sur environ une année scolaire (de novembre à juin) : la méthode de travail est une démarche essentiellement Carsat, très pragmatique, qui passe par une mobilisation des acteurs concernés dans l’entreprise, une analyse des risques de TMS puis un plan d’action concret sur un poste de travail. « Les réunions d’échange entre les différentes entreprises permettent aussi de capitaliser les expériences de chacun. » Au fil des années, un réseau des anciens du Club s’est développé. « Une manière de maintenir une forme de dynamique, poursuit Xavier Migeot, délégué général du Medef 79. Nous avons semé, puis une forme d’autonomisation de la prise en charge se met en place. »Le 11e club va démarrer prochainement à Niort.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2015/10/29/Le-Club-TMS-du-Medef-deja-dix-ans-2515041

16 ans d’ancienneté, 1 jour de formation = 5.000 Euros de dommages-intérêts

Selon l’article L.6321-1 du code du travail, l’employeur assure l’adaptation des salariés à leur poste de travail et veille au maintien de leur capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l’évolution des emplois, des technologies et des organisations.

Un employeur a fait grief à la Cour d’appel de Montpellier à payer à M. X… la somme de 5.000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation de la violation par l’employeur de son obligation d’adaptation et de formation.Pour la Cour de cassation, appréciant souverainement les éléments de fait et de preuve produits devant elle, la cour d’appel de Montpellier qui a constaté que le salarié, présent dans l’entreprise depuis seize ans, n’avait bénéficié au cours de cette période que d’un stage de formation continue d’un jour, a pu en déduire que le manquement de l’employeur à son obligation de veiller au maintien de la capacité de l’intéressé à occuper un emploi était établi.

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Source : http://rocheblave.com/avocats/obligation-formation/