Séverine Brunet (INRS) : « Chaque année, nous avons plusieurs dizaines de milliers de sollicitations…. »

Interview de la directrice des applications à l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Avec 600 collaborateurs, l’institut adresse des problématiques de santé au travail et de prévention des risques qui touchent 18,5 millions de salariés.

Pouvez-vous nous rappelez-nous les missions de l’INRS dans ses grandes lignes ?

C’est une association en loi de 1901 gérée par un conseil d’administration paritaire composé de deux collèges représentant à parts égales les employeurs et les salariés, présidée alternativement par un représentant d’un de ces collèges. Créé en 1947, l’INRS a pour mission de mettre en œuvre toutes les actions visant à réduire et prévenir les maladies et les accidents qui sont susceptibles d’affecter les 18,5 millions salaries du régime général. Il s’agit là d’une tâche d’une très grande ampleur car nous ne comptons que 600 collaborateurs. Afin de démultiplier nos actions, nous ciblons des relais : les préventeurs des Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) et des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ainsi que les Intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP) dans les entreprises et les services de médecine du travail. Les collaborateurs de l’INRS rassemblent des ingénieurs, des chercheurs, des techniciens mais aussi des médecins, des documentalistes, des formateurs et de journalistes. L’Institut possède deux sites : son siège de Paris, qui emploie 200 personnes, et celui de Nancy (Meurthe-et-Moselle) qui, avec près de 400 collaborateurs, constitue le centre scientifique et technique où sont menées nos recherches.

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Quelles sont vos principales activités ? 

Nous en avons quatre. A commencer par les  »Études et recherches » qui visent à construire des connaissances nouvelles et à stabiliser des connaissances acquises. Nous avons un portefeuille de près d’une centaine d’études et recherches en cours dans des domaines très variés comme la toxicologie, l’épidémiologie, la métrologie, l’ergonomie, la sociologie, l’économie, le bio-monitoring, l’examen des dispositifs techniques (validation, expérimentation..), la ventilation, l’acoustique, les vibrations, les rayonnements ionisants ou non (comme les champs électromagnétiques) ou encore les rayonnements optiques artificiels (LED, fours verriers, le soudage, les lampes germicides en agroalimentaire). Autrement dit, nous intervenons sur tous les champs qui sont en lien avec les risques professionnels ou les expositions à des nuisances. Qu’elles soient chimiques, biologiques, physiques et relatives aux facteurs organisationnels. Bien sûr, ce sont les chercheurs qui construisent les connaissances nouvelles.

Sur quoi porte votre seconde mission ?

Sur la diffusion des connaissances. Pour cela, nous disposons de trois revues mensuelles d’information, des newsletters, d’un site Web dont l’audience a cumulé 6,2 millions de visites en 2015. Durant cette période nous avons aussi édité 2,5 millions de brochures et d’affiches. Nous réalisons également des films de plus en plus en formats courts diffusés sur la chaîne Youtube de l’INRS. Par ailleurs nous nous engageons sur les réseaux sociaux. Notre revue mensuelle  »Travail et Sécurité », qui est diffusée gratuitement à 90.000 exemplaires aux entreprises de plus de 50 salariés, comporte un grand nombre de photos et d’interviews de  »vrais gens de la vraie vie ».

Des projets ?

Oui. Nous comptons réaliser des dossiers plus construits. Par exemple, le prochain portera sur les Risques psychosociaux (RPS) avec l’ensemble des ressources : affiches, films courts, personnes ressources à contacter et une conférence de presse. C’est une démarche de rupture. L’axe :  »Les RPS : en finir avec les idées reçues ». Nous donnerons des outils simples de prévention. Notamment pour dédramatiser la notion de RPS dont on parle beaucoup dans la presse. Nous voulons aller au-delà de ce qui se fait actuellement. Par exemple, en parlant des violences externes (agressions verbales, incivilités…). A cet égard, il ne faut pas laisser le salarié  »faire de son mieux ». Face à cela, nous avons élaboré une brochure avec des solutions concrètes : comment aménager les espaces de travail.

Comment intervenez-vous auprès des salariés, des entreprises ou des organismes ? 

Cela se déroule dans le cadre de notre troisième mission : l’assistance aux demandeurs, l’expertise ainsi que l’assistance aux ministères, aux agences publiques et aux instances de normalisation. Nous répondons à toutes les sollicitations qui nous parviennent.

Et vous en recevez beaucoup ?

Oh oui ! Plusieurs dizaines de milliers tous les ans ! Les demandes sont très variables : « J’ai encore un lumbago. Que faire ? » ; « J’ai acheté une machine en Chine. L’importateur hollandais qui me l’a livrée affirme qu’elle est certifiée CE. Mais mes salariés utilisateurs la ressentent comme dangereuse… » ; « C’est la 5ème maladie qui provient de cette entreprise. En tant que médecin du travail, je trouve cela atypique. Il est vrai que cette entreprise utilise des produits chimiques… »

Quels traitements apportez-vous à ces sollicitations ?

Soit nous répondons directement au téléphone, soit nous envoyons des documents par mail soit nous aiguillons vers les bons relais de terrain : un bureaux de contrôle ou la Carsat, par exemple. Parfois, nous devons nous rendre sur place. Notamment lorsqu’il s’agit d’une problématique lourde dans un cas particulier. Ce fut le cas avec des foreuses et des fendeuses de bûches. Sur ces machines, nous avons proposé des améliorations ponctuelles. Dans la foulée, cette problématique nous a conduit à les rendre génériques et à faire évoluer la réglementation et la normalisation. Au total, 52 de nos experts participent à 90 commissions de normalisation.

Par exemple ?

Nous participons à l’instruction de la révision de la directive Machine 2006/42/CE. En effet, cette directive date de 2006. Elle commence ainsi à être ancienne. D’autant que les technologies évoluent. Les machines deviennent de plus en plus connectées. Il faut donc en tenir compte. De nouveaux problèmes se posent. En particulier, nous nous interrogeons sur l’impact de ces objets connectés sur la santé au travail, notamment sur la charge mentale des salariés qui peuvent se sentir surveillés en permanence ou voir affluer un surplus d’informations. Par ailleurs de nouveaux types d’accidents sont susceptibles de survenir. Ce fut le cas avec une éolienne en maintenance en France. Elle avait été remise en fonction à distance, en Allemagne, alors qu’un salarié se trouvait encore à l’intérieur.

Quelles sont vos actions en matière de formation ?

La formation est notre quatrième mission. Le programme se découpe en trois parties. Avec, tout d’abord, des formations en présentiel de 2.000 personnes par an au travers de 185 sessions. Ensuite, nous développons également l’enseignement à distance. Enfin, nous misons énormément sur la formation démultipliée : grâce à un réseau de 3.780 organismes de formation privés et publics que nous habilitons et de formateurs que nous certifions, nous avons formé 900.000 personnes en 2015. Les thèmes portent sur le sauvetage et le secourisme au travail, la prévention des risques liés à l’activité physique avec des déclinaisons par secteurs économiques (commerce, industrie, bâtiment, sanitaire et social…). Je voudrais préciser que nos quatre missions sont liées et interdépendantes. Nos experts et chercheurs passent d’une activité à l’autre. Par exemple, nos chercheurs contribuent à l’écriture des brochures et assurent des exposés lors de formations.

Quelles sont les dernières réglementations qui ont touché votre périmètre d’activité en 2015 ? 

Je pense à la directive Champs électromagnétiques de 2012. Avec la Direction générale du travail (DGT), l’INRS a participé à sa transposition en droit français. Ce travail est toujours en cours. Nous avons aussi travaillé sur la directive Rayonnements optiques artificiels de 2010 dont le décret d’application est sorti cette année. Quant au règlement CLP, qui porte sur les dangers des produits chimiques, il a connu une évolution forte en juin 2015 que nous avons accompagnée avec la mise à disposition d’outils et brochures. A cet égard nous avons également sorti le logiciel Seirich qui embarque différentes fonctionnalités pour s’adresser aussi bien aux dirigeants des entreprises qu’à ses spécialistes afin de développer la prévention en matière de produits chimiques.

Et quels sont vos chantiers réglementaires en cours ? 

L’INRS ne porte pas de chantiers réglementaires propres mais il fait partie de nos missions d’y participer. Nos experts sont alors largement sollicités. Il y a d’abord la simplification des évaluations aux expositions au risque chimique. Il faut rappeler que cette exposition concerne plusieurs centaines de milliers de salariés en France et 10% des travailleurs sont en contact avec des produits CMR ! Actuellement, cette exposition est évaluée de manière précise mais complexe donc coûteuse. Les petites entreprises n’en ont pas toujours les moyens au niveau de leurs finances ni les compétences. D’autant que l’évaluation objectivise des seuils d’exposition souvent dépassés. Sur ce terrain, l’INRS veut contribuer en proposant un dispositif allégé mais performant d’une part au travers de la révision de la norme EN 689. Et d’autre part, en participant à des groupes de travail animés par la DGT pour simplifier cette évaluation.

D’autres chantiers ? 

L’INRS travaille aussi sur les valeurs limite d’exposition (VLEP) selon deux axes. Le premier consiste à poursuivre notre contribution aux travaux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). C’est l’État qui fixe les VLEP sur proposition de l’Anses. Il y a ainsi plus de 600 VLEP qui interviennent au niveau national ou européen. Certaines VLEP sont contraignantes, d’autres, indicatives ! Les suivre est un travail très complexe. D’autant que les connaissances évoluent en permanence. De plus, des produits nouveaux arrivent de façon fulgurante ou des utilisations se développent de façon massive. Bref, suivre les VLEP est un travail continu. En 2016, nous allons ainsi nous intéresser aux salariés qui manipulent les nano-particules.

Sur les marché des solutions de prévention, quelles sont les tendances que vous trouvez significatives ? 

On voit beaucoup se développer les aides techniques, les aides robotisées et la robotique collaborative. En particulier dans le secteur sanitaire et social, notamment dans les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Jusqu’à présent, ces aides techniques étaient développées dans le but d’aider à la manipulation des patients sans les blesser. Le problème, c’est que ces aides oublient les salariés qui les utilisent. En d’autres termes, un lève-personne, c’est pratique mais s’il pèse 200 kg avec la personnes à déplacer, le personnel soignant peut contracter des troubles musculosquelettiques.

Que pensez-vous des systèmes de eSanté ?

On entend beaucoup parler de ces systèmes connectés mais on n’en voit pas beaucoup dans la réalité du monde du travail. Ils portent en eux un potentiel intéressant mais, en même temps, posent des questions éthiques. C’est bien de surveiller la santé des salariés mais au profit de qui et dans quel but ? Il y a 3 ou 4 ans, cette question se posait déjà. Mais le débat n’a pas avancé. Néanmoins, il y a des procédés de prévention intéressants : les dosimètres temps réel qui évitent de constater a posteriori les dépassements. De même, il est précieux de savoir où sont situés les travailleurs isolés et dans quel état de santé ils se trouvent. Bref, les technologies avancent mais pas le débat. Nous travaillerons sur ce thème dans le cadre de notre prochain plan stratégique 2018-2022.

Source :

http://www.info.expoprotection.com/

Le stress n’est pas ressenti par tout le monde de la même manière, certains ne peuvent pas travailler sans, c’est comme une source d’adrénaline essentielle pour remporter tous les challenges. Quant à d’autres, ils le perçoivent comme une pression qui les paralyse et qui les rend malades. 

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Le stress peut rendre les travailleurs malade

Pour mieux comprendre ce ressenti, l’organisation internationale du travail (OIT) a publié un rapport sur le sujet à l’occasion de la journée mondiale du stress et de la sécurité au travail organisée le 28 avril dernier. Peut-on vivre avec le stress ou faut-il le réduire au sein de l’entreprise pour le bien-être des travailleurs ? Pression sur les lieux du travail, tension au domicile, le stress est partout, il remplit nos vies avec plus ou moins de conséquences. Il peut même rendre malade.

Au travail, le stress touche les femmes et les hommes

Plus de 80% des consultations médicales seraient liées au stress, entre 60 et 80% des accidents au travail seraient également dû au stress. Les symptômes se manifestent de différentes façons, problèmes digestifs, sommeil, maux de tête, fatigue, vertiges, tension musculaire, irascibilité, anxiété, mélancolie, baisse de libido… Il existe aussi un bon stress, certaines personnes en ont un besoin vital, car il stimulerait leur motivation, la compétition, ces individus ne peuvent pas s’en passer, car cela permet de se sentir vivant. Le stress peut aussi conduire au « burn-out », les hommes et les femmes le ressentent de la même manière, mais le gèrent différemment.

Les hommes vont moins vers les psychologues, les femmes communiquent plus facilement avec leur entourage et elles ont plus enclin à croire que le stress peut avoir des répercussions nocives sur la santé.

Une émotion qui peut conduire à des consommations addictives

Le stress très élevé peut bien évidemment conduire à une détérioration de la santé générale, il peut avoir un impact sur l’apparition des comportements addictifs, tels le tabac, l’alcool, la drogue, la mauvaise alimentation et il ne faut oublier que le stress est également associé bien souvent à une hausse des accidents sur les lieux de travail. L’OIT recommande de mieux sensibiliser sur le stress au travail et de mettre en place des campagnes de prévention. Selon une étude de l’INSERM, les personnes en situation de stress s’exposent aux risques d’infarctus d’où l’importance d’y porter une attention toute particulière.

Source : http://sixactualites.fr/actualites/stress-travail-a-consequences-sanitaires/27355/#eXYiJda128KGmdkM.99

Accidents au travail : «chaque année, 2,34 millions de décès résultent d’accidents et de maladies liés au travail», Assane Soumaré

La caisse de sécurité sociale du Sénégal, en partenariat avec l’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss), a organisé hier, à Dakar, un séminaire technique de deux jours portant sur «les mesures de préventions dans le milieu du travail : vers une culture de la prévention». Ce séminaire qui a enregistré la présence de douze (12) pays se fixe pour objectif de passer en revue la problématique de sécurité et de santé au travail et le rôle de différents acteurs pour développer une culture de prévention.

Le directeur général de la caisse de sécurité sociale Assane Soumaré a donné livré des chiffres qui font froid dans le dos «chaque année, 2,34 millions  de décès résultent d’accidents et de maladies liés au travail et  4%  du produit  intérieur brut (PIB) sont perdus suite à des accidents professionnels dans le monde», renseigne le Dg de la Css.

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Suffisant pour que Karim Cissé, le représentant du ministre du travail, d’inviter les entreprises à relever les défis qui, « se situent au niveau  du renforcement des capacités des acteurs, de l’approfondissement de la culture de sécurité en milieu professionnel qui ne doit pas être seulement un discours de séminaire mais qui doit rentrer dans les actions de tous les jours dans l’entreprise », a soutenu Mr Cissé.

Poursuivant dans la même lancée,  le représentant du ministère du travail d’annoncer que l’Etat «s’engage dans l’élaboration d’un profil national de santé et de sécurité sociale, afin de donner une photographie de l’existant dans notre pays, en terme de données professionnelles précises, de chiffres. Cela permettra d’élaborer un programme qui puisse être réalisé dans les meilleurs conditions de performance », a expliqué Karim Cissé.

Pour le représentant de (AISS),  le choix du Sénégal n’est pas fortuit « si nous avons le Sénégal aujourd’hui c’est grâce à des actes qu’il a posé en matière de gestion des risques professionnels, de la mise en place d’un dispositif en gestion de risques professionnels au sein de la caisse de sécurité sociale» s’est réjoui ce dernier.

Source : http://www.pressafrik.com/%E2%80%8BAccidents-au-travail-chaque-annee-234-millions-de-deces-resultent-d-accidents-et-de-maladies-lies-au-travail-_a148498.html

En dépit des politiques de prévention mises en place par les grands groupes du BTP et de l’énergie, 95 % des accidents graves sur les chantiers sont déclenchés par des erreurs comportementales. En cause  : une appropriation relative des règles de sécurité.

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Pétroliers, bâtisseurs, industriels, tous courent après le zéro accident. Un objectif « ultime »,« presque inatteignable  », selon les responsable de la sécurité et de la prévention réunis à Paris, par Artelia, spécialiste en ingénierie et management de projets : « 95 % des accidents sont causés par des erreurs comportementales et organisationnelles, alors que seuls 5 % trouvent leur origine dans un matériel défectueux ou inapproprié » , souligne Aymon de Redellet, directeur santé, sécurité, environnement et prévention des risques du pôle produits de construction de Saint-Gobain. Selon la Direction des risques professionnels de l’Assurance maladie, le nombre d’accidents du travail avec arrêt se maintient en effet autour de 620.000 par an, auxquels il faut ajouter 540 décès. Plus grave, selon l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics), il se produit un accident mortel tous les trois jours sur les chantiers 

Les participants à cette table-ronde, représentant des mastodontes de la construction (Bouygues Construction, Vinci Autoroutes, Eiffage Construction, Saint-Gobain, Nexity) et de l’énergie (Total, Shell, Exxon) ne cessent pourtant d’étoffer leurs politiques de prévention. Livrets de règles, visites et audits de sécurité, formations aux gestes et postures, mise en place d’une direction ad hoc, tous consacrent des fonds conséquents à la prévention des risques «  devenu un investissement depuis que leur réputation est en jeu », souligne Thierry Para, directeur adjoint des grands projets fiduciaires de la Banque de France.

Sur chaque chantier ou plate-forme pétrolière, la sécurité fait désormais l’objet d’une mini-réunion périodique. Baptisée selon les entreprises  « la minute chantiers » ou « le quart d’heure sécurité », ce briefing permet d’évoquer les consignes relatives aux opérations programmées. « L’environnement de chantier change en permanence. S’ajoutent une tranchée, une travée, une cloison qui modifient la configuration de l’environnement de travail et nécessite de marquer un temps d’arrêt pour faire un pas de côté » , décrit Philippe Villain, directeur prévention santé et sécurité de Bouygues Construction, qui a institutionnalisé ce temps de réflexion chaque jour à 10h55. « La corne de brume sonne, les équipes s’interrompent et  observent ce qui à l’instant T pourrait favoriser un accident » . Exemples : un chantier mal balisé, des aires de circulation encombrées, des gardes-corps mal posés, des distances de sécurité non respectées, des échafaudages à roulettes utilisés à contre-emploi etc. « Ce temps n’est pas consacré à rappeler les fondamentaux du port des équipements de protection individuelle (EPI), mais à encourager un état d’esprit constructif autour du respect des procédures », détaille Philippe Villain.

La limite de ces exercices d’amélioration continue, c’est la difficulté éprouvée par les responsables à trancher« Peu formés au management, les chefs d’équipes, souvent d’anciens ouvriers, manquent d’autorité pour superviser leurs anciens compagnons et leur imposer un mode opératoire », éclaire Aymon de Redellet. Facteur aggravant, leur absence de lien hiérarchique avec les bataillons de sous-traitants « qui ne partagent pas la même culture sécurité que l’entreprise maître d’oeuvre ou maître d’ouvrage sans pouvoir être sortis du jeu », lâche un participant.

Pour impliquer l’ensemble des équipes dans les questions de sécurité, Shell et Chevron ont inventé le Stop Work Authority, un statut de lanceur d’alerte qui confère à chaque intervenant, salarié ou sous-traitant, le droit _et le devoir_d’arrêter provisoirement une situation à risques. « Il ne s’agit pas d’un carton rouge, mais de la manifestation d’un doute qui stoppe les opérations pendant 3 minutes ou 3 jours », détaille Agnès Bernard, responsable HSEQ réseau et carte pétrolières de Total Marketing France. Avantage de cette «  stop card », l’utilisateur ne s’expose à aucune sanction en cas de mauvaise interprétation de la situation. Intéressante, l’initiative repose toutefois la question du management du risque : l’équipe est-elle en capacité d’évaluer le risque potentiel d’incendie ou de chute « Sur un chantier au Moyen-Orient, nous avons enregistré 1 million de stop cards en six mois », se remémore un directeur sécurité et environnement de travail pour démontrer que cette pratique, potentiellement vertueuse, est difficilement gérable. Même analyse des professionnels à propos des déclarations de « presqu’accidents » : « Stimuler les remontées d’incidents pour analyser les facteurs communs déclenchants est une bonne démarche, si ce n’est que l’entreprise n’est pas dimensionnée pour décortiquer 400 anomalies mensuelles », remarque un consultant d’Artelia.

Selon le cabinet de conseil en ingénierie, qui développe des système de management de l’hygiène, de la santé, de la sécurité et de l’environnement, seule la responsabilisation de chacun, depuis les cadres dirigeants jusqu’au plus bas de la hiérarchie, permettra d’abaisser le nombre d’incidents_une chute se produit tous les cinq minutes sur les chantiers selon l’OBBBTP. « Il s’agit de passer d’un engagement de discipline à un engagement de conviction », définit Joris Schelfout, coach sécurité HSSE d’Artelia qui propose la méthode du feed-back positif : « Que chacun détermine pourquoi il enfreint les règles et emprunte les raccourcis qui permettront de gagner cinq minutes ou de perdre jusqu’à leur vie ». 

Selon quelques confidences de la salle, l’attribution de bonus, liés à l’atteinte d’objectifs sécurité, enclenche un cercle vertueux en termes d’implication managériale, à ceci près que l’incitation financière encourage la dissimulation d’accidents…

Source : http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/ressources-humaines/bien-etre-au-travail/021811646958-securite-l-humain-seul-facteur-d-amelioration-continue-209215.php?eRCAbL9F0Ez7DS4E.99

Le compte personnel d’activité doit être intégré dans la réforme du travail de la ministre Myriam El Khomri le mois prochain, y compris pour les fonctionnaires indiquent les ministères du Travail et de la Fonction publique.

Alors que les parcours professionnels sont de plus en plus décousus, le compte personnel d’activité (CPA) vise à rassembler une série de droits sociaux (formation, pénibilité, compte épargne temps…). Chaque travailleur pourrait alors accéder à un dossier social individuel via un portail numérique unique. Cette mesure annoncée par François Hollande comme l’une des grandes mesures sociales de son quinquennat est prévue pour janvier 2017. Elle sera intégrée dans le projet de réforme du droit du travail présenté en mars par Myriam El Khomri en conseil des ministres.

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Les fonctionnaires de la Fonction publique d’État, territoriale et hospitalière bénéficieront d’une version adaptée du CPA, a précisé mercredi 10 février le gouvernement. « Il s’agit d’un article d’habilitation qui sera intégré à la loi El Khomri pour que le gouvernement puisse ensuite définir par ordonnance l’application du CPA aux fonctionnaires », a indiqué le ministère du Travail, confirmant une information du site internet spécialisé « Acteurs Publics ».

Les droits inscrits dans ce CPA adapté aux fonctionnaires concerneront « la formation, la santé et la sécurité au travail des agents publics, dont la prévention de la pénibilité », selon le ministère de la Fonction publique. L’article en question sera examiné le 17 février lors du prochain Conseil commun de la fonction publique et renverra à une ordonnance pour créer ce CPA « dans les neuf mois suivant la promulgation de la loi », a précisé ce ministère. « Il sera inscrit à l’agenda social 2016 et sera discuté avec les organisations syndicales et les employeurs communs aux trois versants de la fonction publique », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, FO s’est déclaré totalement opposé à l’idée d’un CPA pour les agents de la fonction publique. Le syndicat « exige le retrait ». Il dénonce un « coup de force” alors que le gouvernement a maintenu le protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR) des fonctionnaires malgré l’opposition de trois syndicats représentatifs majoritaires (FO, CGT, Solidaires).

« La loi Rebsamen du 17 août 2015 a posé un principe d’universalité du CPA qui doit couvrir tous les actifs, même les fonctionnaires et les travailleurs indépendants. Pour les salariés du privé, la concertation interprofessionnelle s’est achevée lundi », a rappelé le ministère du travail.

Le 8 février, après deux mois d’âpres discussions, notamment sur l’intégration du compte pénibilité, les partenaires sociaux ont finalement abouti à un projet de « position commune ». Le texte doit encore être validé en interne par les organisations salariales et patronales avant d’être intégré dans le projet de loi.

Source : http://www.boursorama.com/actualites/les-fonctionnaires-auront-un-compte-personnel-d-activite-adapte-13bd16d9cc9e5ad761f61a43dc422e03

L’automatisation et la robotisation des entrepôts exigent une analyse des périmètres d’action de deux acteurs interdépendants : l’homme et la machine. Pour arriver à une mise en place sans interruption de la production et sans risque d’accident, les ingénieurs et les éditeurs conçoivent et installent les machines et les programmes de sorte qu’ils puissent répondre aux exigences les plus strictes de sécurité, mais aussi aux questions d’ergonomie appliquées aux nouveaux environnements de travail.

L’usure physique et la démotivation font parties des principales causes du turnover dans le secteur logistique. Pour limiter les TMS et la lassitude de la main-d’oeuvre, les chefs d’entreprises et les managers intègrent des roulements dans leur planning. Pour le professeur et ingénieur François Mondou, l’interversion des postes de travail est « le b.a.-ba du système. »

François Mondou, directeur général de la société d’ingénierie SDZ France et directeur du génie industriel du département ingénierie des infrastructures logistiques à l’École nationale des ponts et chaussées, considère que le roulement des postes dans les entrepôts logistiques est un élément indispensable à son bon fonctionnement. « Dans une entreprise ou un centre de distribution automatisé bien conçu c’est la première règle : faire en sorte que les opérateurs soient multipostes et multifonctions », explique-t-il. Des permutations qui sont facilitées notamment par les solutions goods-to-man, dans lesquelles les postes de préparation ou de pilotage ne requièrent pas de qualifications particulières. « L’ergonomie de nos systèmes est conçue pour que M. Tout-le-Monde puisse y travailler », déclare Jean-Marc Heilig, responsable commercial France de la société Witron, conceptrice et fabricante de systèmes clés en main de préparations automatisées de commandes et de logiciels de gestion d’entrepôt. Jean-Marc Heilig indique qu’en plus de permettre une permutation des postes, cette simplification de la formation et de la prise en main sur les systèmes d’automatisation permet d’effectuer simplement des embauches ou des requalifications : « Nous reprenons des préparateurs qui étaient dans d’autres entrepôts pour les mettre dans les nouveaux. Les plus qualifiés peuvent être repris dans nos équipes techniques. »

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Ces opportunités de recrutement ou d’évolution de carrière s’expliquent soit par une démarche personnelle des patrons pour améliorer les conditions de travail, soit par la mutation naturelle de l’entrepôt et de son organisation interne, dans un contexte d’automatisation des processus. L’amélioration de l’ergonomie prend également source dans la recherche des entreprises d’optimiser leurs coûts, comme l’explique Pascal Darcheville, reponsable commercial du concepteur de systèmes de manutention et de stockage automatisés Vanderlande Industries France : « Quand vous devez augmenter votre productivité il n’y a pas 36 solutions. Si vous demandez à l’opérateur de faire plus il faut lui apporter de meilleures conditions de travail. Plus vous allez le mettre dans une position ergonomique idéale plus il va pouvoir travailler rapidement. »

Analyse ergonomique du travail

Le confort dans l’entrepôt logistique n’est plus une chimère. De la conception de suspensions anti-vibration d’un chariot à fourches à la fabrication de vitres isolantes pour un sas de supervision, chaque petit détail compte pour amoindrir voire supprimer les éléments nuisibles, à court ou long-terme, pour la santé, et augmenter la productivité des opérateurs. Pierre Marol, PDG du concepteur et intégrateur de systèmes automatisés de manutention et de stockage Alstef, explique que l’ensemble des acteurs du secteur logistique se sont engagés dans une démarche significative d’amélioration de l’environnement de travail : « L’ergonomie est un sujet qui, depuis quelques année, a pris plus d’importance avec la sensibilisation sur les TMS. Ce phénomène n’est pas totalement nouveau mais fait l’objet d’une meilleure prise en compte au niveau de la conception des projets et des postes de travail. »

Dans les années 80, la multiplication des bureaux d’études dans l’automobile, faisant écho au déploiement massif de la robotique industrielle sur les lignes de production, a accéléré de manière significative l’analyse ergonomique du travail, visant à étudier l’écosystème d’un poste dans le but d’en améliorer la sécurité et le confort. Et comme souvent, la logistique s’est inspirée d’une industrie automobile pionnière pour adapter ses recherches à ses processus. Alain Bussod, directeur du développement des ventes de Savoye Europe, division du groupe Legris spécialisée dans l’ingénierie, la conception et l’intégration de solutions et de services logistiques, explique ainsi que pour améliorer la conception de ses équipements, la division Savoye est passée par des cabinets spécialisés en ergonomie ayant travaillés dans l’automobile : « Nous avons fait tout un tas d’études sur l’ergonomie du poste de travail – regarder si les bras sont à bonne hauteur par rapport au coeur, regarder si les muscles sont en tension, limiter les rotations… – Tout ce qui est lié à de bonnes pratiques de l’ergonomie au poste de travail a été intégré, et cela fait désormais partie dès le départ du design dans la conception des produits. » Transfert de compétences et communication entre les deux secteurs aidant, les ingénieurs des groupes spécialisés dans la logistique font désormais appel à des bureaux d’études spécialisés sur leur secteur et développent des technologies adaptées aux besoins de leurs clients.

Source : http://www.voxlog.fr/dossier/22_1/cohabitation-hommes-machines-des-enjeux-cles-de-securite-et-dergonomie

L’impolitesse a des répercussions sur les résultats et la productivité d’une entreprise. Les employés qui ne se sentent pas respectés sont moins créatifs et performants

Quel est le coût de l’incivilité? Dans un article intitulé «No time to be nice at work», Christine Porath, professeure associée à la McDonough School of Business de l’Université de Georgetown, s’interroge sur ce mal endémique qui ne cesse de croître. «En 1998, 25% des employés sondés dans le cadre d’une étude s’estimaient victimes d’incivilités de la part d’un supérieur hiérarchique, explique-t-elle. En 2011, ils étaient plus de 50%.» La prolifération des mauvaises manières chez les dirigeants ne semble cependant pas inquiéter outre mesure les entreprises. Nombreuses sont celles qui s’obstinent à ne pas reconnaître le problème ou le banalisent.

Pourtant, la muflerie coûte cher. Outre le fait qu’elle dégrade le moral des troupes, elle est aussi responsable d’un turn-over élevé et d’une diminution de l’engagement et de la productivité des équipes. Un sondage effectué auprès de 2400 travailleurs et hauts dirigeants nord-américains révèle ainsi que 100% des employés victimes d’incivilités sur leur lieu de travail ressassent l’incident au lieu de s’atteler à leurs tâches, 50% diminuent délibérément leurs efforts ou la qualité de leur travail et 63% perdent du temps à essayer d’éviter par la suite l’offenseur.

Les employés qui évoluent dans un climat de travail hostile ont par ailleurs tendance à ne pas voir certaines informations essentielles qui se trouvent pourtant sous leurs yeux. Ainsi, lors d’un test de logique, les personnes brutalisées avant l’exercice ont été moins performantes (61%) et ingénieuses (58%) que celles qui n’avaient pas été malmenées.

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L’irrespect nuit également aux relations avec la clientèle. Christine Porath explique qu’un «client confronté à un vendeur irrévérencieux, que cette attitude soit dirigée contre lui ou contre un autre employé, a plus de chances de quitter le magasin sans rien acheter.» De plus, être témoin d’un seul échange désagréable conduit le client à faire des généralités sur les autres employés et sur l’entreprise et entache l’image de marque de la société.

Lorsqu’ils ont lieu en milieu hospitalier, les manquements au savoir-vivre peuvent avoir des conséquences dramatiques. 71% des médecins et infirmières interrogés dans le cadre d’une enquête ont ainsi déclaré qu’il existait une relation de cause à effet entre les erreurs médicales et des manières discourtoises et 27% attribuaient la mort des patients au stress induit par le ton condescendant ou injurieux d’un patron. Robert Sapolsky, professeur à l’Université Stanford et auteur du livre Pourquoi les zèbres n’ont pas d’ulcères, ajoute que le stress intermittent provoqué par des manières rustres favorise à terme chez les individus cibles des attaques, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité, du diabète et des cancers.

Quelles différentes formes peut revêtir l’irrespect? Les patrons démoralisent leurs collaborateurs à travers une multitude d’attitudes blessantes qui vont du regard exaspéré aux remarques désobligeantes en public, en passant par le rappel du statut ou du titre de l’employé dans l’organisation, ou encore en oubliant de dire bonjour. S’attribuer tous les mérites et manifester son ennui en répondant au téléphone ou en écrivant un message lors d’une conversation sont également des comportements offensants qui sapent le moral des employés.

Malgré ses répercussions négatives, l’impolitesse reste difficile à éradiquer des environnements de travail. Pourquoi ce paradoxe? Certains patrons expliquent qu’ils n’ont pas le temps d’être polis. D’autres craignent de voir leur autorité amoindrie s’ils sont aimables, la gentillesse étant un trait de caractère souvent moqué. Thierry Lhermitte résume bien le sentiment mitigé qu’elle nous inspire lorsqu’il s’exclame dans Le Père Noël est une ordure: «Je n’aime pas dire du mal des gens mais effectivement, elle est gentille.» D’autres encore sont d’avis que des manières rustres sont nécessaires au bon fonctionnement d’une organisation. Le créateur de Dilbert, Scott Adams, explique ainsi que «pour diriger, il faut une capacité profonde et innée à être méchant [car] le leadership consiste à faire faire aux gens des choses qu’ils ne veulent pas faire d’eux-mêmes».

L’écrivain Amy Reitner soutient quant à elle que certaines règles de courtoisie élémentaires sont contre-productives. Elle raconte ainsi que sa vie professionnelle a changé le jour où elle a supprimé toutes les formules de politesse dans ses correspondances. «Pendant des années, j’ai tout fait pour être quelqu’un de sympathique au travail, explique-t-elle. Et j’ai soudainement réalisé la chose suivante: et si mon chef avait obtenu ses responsabilités et son bon salaire non pas malgré son impolitesse mais grâce à elle?»

Pourtant, la politesse a servi de structure à la civilisation et à l’interculturel. Dans son livre La Politesse. Vertu des apparences, Régine Dhoquois-Cohen rappelle qu’elle est aussi indispensable que notre démocratie. Pour Montaigne, elle est «une qualité plus rare et plus exquise [qui] tient non seulement aux manières affichées, mais aussi à la finesse de l’intelligence». Dans le même sillage, Henri Bergson explique qu’elle est la marque d’un esprit acéré, «nourri aux fortes études». Sophie Carquain, auteure du livre Petites Leçons de vie, ajoute qu’il y a quelque chose de plus grave que le fait d’oublier de dire bonjour: il y a le fait d’oublier que l’autre existe. Et peut-on s’attendre à un travail de qualité de la part d’un employé que l’on nie?

Reste à élucider le mystère de l’ascension professionnelle fulgurante de certains chefs grossiers. «Les patrons incivils réussissent malgré leur impolitesse, et non grâce à elle», soutient Christine Porath en s’appuyant sur des études selon lesquelles un style de management discourtois cause très souvent la chute des managers qui le pratiquent. Elle ajoute que «les personnes affables et serviables, capables d’un simple merci et d’un sourire, accèdent plus rapidement aux postes à responsabilités et sont deux fois plus susceptibles d’être perçues par leurs collègues comme des leaders». Ce qui est assez logique somme toute. Le vrai leader n’est-il pas celui qui crée un monde auquel l’on a envie d’appartenir?

En attendant de trouver ce monde idéal, quelle attitude adopter face à l’irrespect lorsque l’on ne souhaite pas donner sa démission? Dans son best-seller Les Quatre Accords toltèques, Don Miguel Ruiz nous invite à passer l’accord suivant avec nous-même: quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle. «Même lorsqu’une situation paraît très personnelle, même lorsque vous vous faites insulter, cela n’a rien à voir avec vous», explique-t-il. Car chacun vit dans son propre rêve, dans sa propre tête, et utilise l’autre comme un support sur lequel il dessine une image qui est sa propre production mentale. «Lorsque nous faisons de tout une affaire personnelle, ajoute Don Miguel Ruiz, nous partons du principe que l’autre sait ce qu’il y a dans notre monde et nous essayons d’opposer notre monde au sien.» Everyone you meet is ­fighting a battle you know nothing about, rappelle la sagesse populaire. N’en faites pas une affaire personnelle.

Les personnes affables accèdent plus vite aux postes de cadres et sont mieux perçues comme des leaders

Source : http://www.letemps.ch/economie/2015/09/03/dangers-manque-savoir-vivre-travail

Selon la Direccte, ils diminuent moins que dans l’Hexagone. Le plan régional de santé au travail 2016-2020 s’y attellera.

Les Franciliens ont moins d’accidents du travail mais ils en ont plus que dans les autres régions. Voilà ce qui ressort de la dernière note sur les accidents du travail en Ile-de-France entre 2005 et 2010 élaborée par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte).  « Entre ces deux dates, le nombre d’accidents à baissé de 118.000 à 116.000, mais le nombre de jours d’arrêt à augmenté de 6 à 7 millions. Les arrêts ont duré plus longtemps, passant de 52 jours en moyenne a 60 », relève Anne-Lise Aucouturier, coauteur de l’étude. Le résultat est en demi-teinte. La diminution des accidents y est plus faible que dans l’ensemble de l’Hexagone. « Le nombre des accidents du travail baisse au niveau national dans les secteurs les plus exposés comme l’industrie. Or en Ile-de-France, les secteurs qui pèsent plus qu’ailleurs, le médico-social, la santé et les arts et spectacles, sont justement ceux qui enregistrent une hausse de la fréquence des accidents », pointe Anne-Lise Aucouturier. Les données sont parfois en dessous de la réalité.  « Lorsque des licenciements viennent d’avoir lieu dans une entreprise par exemple, les salariés oseront moins faire de déclarations », alerte Anne-Lise Aucouturier.

A contrario, certains accidents qui auraient dû être déclarés en maladie professionnelle le sont en accidents du travail car la procédure est moins longue et les indemnités versées plus vite. C’est le cas par exemple des troubles musculo-squelettiques (TMS). Sur ces six années, 522 accidents mortels ont par ailleurs été enregistrés, leur nombre allant en augmentant. Plus de la moitié  « se sont produits dans des établissements de moins de 50 salariés », précise l’étude. Ces données seront sans doute scrutées à la loupe par le groupe qui planche depuis septembre, sous l’égide de la Direccte, et en lien avec les organisations professionnelles, sur le troisième plan régional de santé au travail (2016-2020). Les conclusions seront livrées au premier trimestre 2016.

Source : http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-des-marches-publics/021389166336-les-accidents-du-travail-baissent-timidement-1182995.php?rM6FmcE4uMmkgiie.99

Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) touchent de multiples entreprises de tous secteurs d’activité. Comme tout autre risque professionnel, le risque TMS doit être évalué.

TMS Pros est une démarche simple et pratique qui, en 4 étapes, permet de prévenir durablement leur apparition dans votre entreprise.

Visitez le site : https://tmspros.fr/TMSPROS/

Il existe des formations professionnelles telles que « Gestes et Postures » ou « Praap » qui permettent de mieux comprendre et éviter les TMS. N’hésitez pas à nous contacter.

TMS

De très nombreuses études ont montré l’importance d’entrecouper une station assise prolongée au travail par de petits breaks réguliers. Pauses café, déjeuner, petits échanges avec des collègues ou même tour du pâté de maison, chacun a ses pauses favorites durant le temps de travail. Cette méta-analyse de l’Université Baylor a souhaité aller plus loin en évaluant, à travers la littérature existante, les bénéfices comparés des différents types de pauses. Alors quel est le « meilleur break ? ». Réponses dans le Journal of Applied Psychology.

De très nombreuses recherches ont mis en garde contre les inconvénients pour la santé associés à une station assise prolongée au bureau, comme à la maison : Risque accru de diabète et de maladie cardiaque, d’invalidité, de décès prématuré. L’American Journal of Preventive Medicine a consacré toute une édition spéciale aux effets délétères d’un comportement trop sédentaire et d’une station assise trop prolongée durant la journée, au point de qualifier leurs conséquences de vrai drame sanitaire. En bref, si le manque d’exercice physique est impliqué dans de nombreux processus pathologiques, la position assise prolongée est aussi un facteur de risque à part entière. Il est recommandé de prendre régulièrement de petites pauses au travail et de faire quelques pas.

Participaction-pause-active-au-travailEmily Hunter, professeur agrégé à l’Université Baylor Hankamer of Business apporte, avec cette enquête une meilleure compréhension des bénéfices des pauses durant le temps de travail. L’interview de 95 employés âgés de 22 à 67 ans et suivis sur une semaine de travail de 5 jours
A permis de documenter 959 « breaks » au total, soit une moyenne de 2 pauses par personne et par jour. Ce n’est pas beaucoup !
L’analyse débouche sur des suggestions sur la planification de ces breaks la plus bénéfique, pour le salarié et pour l’entreprise. Parmi les principaux enseignements :

· Le moment le plus bénéfique pour prendre une pause est en milieu de matinée : la culture typique en entreprise prône de travailler dur en continu toute la matinée pour pouvoir se permettre une vraie pause déjeuner, d’une heure environ et de pouvoir souffler un peu plus l’après-midi. Pourtant, un court répit plus tôt dans la journée régénère plus de ressources, plus d’énergie, de concentration et de motivation. Les auteurs constatent en effet une baisse des ressources et une augmentation des symptômes de mauvaise santé, en cas de pauses plus tardives dans la journée.

· La meilleure pause est aussi celle qui fait plaisir : faire des choses liées au travail, comme discuter d’un problème de travail avec un collègue n’est pas forcément à bannir si on en a envie. L’étude n’apporte aucune preuve montrant que dédier sa pause à des activités non liées au travail est plus bénéfique. En revanche, une pause pourra se prendre totalement en rupture avec le travail, si c’est ce que l’employé « aime faire ». « Il s’agit de choisir un type d’activité qui va rendre votre pause plus reposante, apporter la meilleure récupération et contribuer en même temps à l’efficacité au travail ».

· Les personnes qui prennent les « bonnes » pauses « vont bien » : les bonnes pauses s’entendant en termes de fréquence et de qualité. Ceux qui prennent les bonnes pauses sont ceux qui ont la meilleure santé et éprouvent une satisfaction professionnelle élevée : moins de symptômes somatiques, moins de maux de tête, de fatigue, de douleurs au dos et une moindre incidence du burn out.

· Il vaut mieux des pauses fréquentes que des pause prolongées : Bien que l’étude n’identifie pas de durée exacte optimale, elle confirme que plus de pauses courtes valent mieux que des pauses prolongées mais plus rares. Ici, des pauses courtes mais fréquentes sont associées plus de ressources (énergie, motivation…) et facilitent la récupération. « Les employés ont besoin de se recharger plus fréquemment dans la journée », commente l’auteur.

En conclusion, la pause ne doit pas être trop tardive et quitte à être courte, se doit d’être fréquente et…agréable.

Source : http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/sante-au-travail-quel-est-le-meilleur-moment-pour-faire-un-break-_14645_lirelasuite.htm

Napo est le héros de la série de dessins animés. Il symbolise un salarié travaillant dans une industrie ou un secteur quelconque.

Napo a vu le jour grâce à un petit groupe de professionnels de la communication en matière de santé et de sécurité au travail. Ces professionnels souhaitaient proposer des produits d’informations de haute qualité et qui ne soient pas limités par les spécificités nationales la diversité des cultures, des langues et des habitudes de travail.

Les films Napo ne sont pas conçus pour couvrir de manière détaillée un sujet en particulier et ne doivent pas non plus être considérés comme des outils de formation ou d’enseignement.

Le rôle de Napo et de ses amis est de servir d’introduction attrayante à la santé et à la sécurité au travail, grâce à des personnages sympathiques, à des histoires divertissantes, à l’humour et à la légèreté du propos.

«La sécurité avec le sourire» est la contribution de Napo pour un environnement de travail plus sûr, plus sain et de meilleure qualité.

Chaque film est coproduit par plusieurs institutions européennes. Le site web Napo a été développé par l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail de Bilbao, en Espagne.

 

Pour en savoir plus : http://www.napofilm.net/fr/napos-films/multimedia-film-episodes-listing-view?filmid=napo-020-shocking-situations

L’article 40 de la Loi n° 2015-994 du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi, imposerai, pour le renouvellement de la carte professionnelle, le suivi d’une formation reconnue !

Le décret d’application rendra cette mesure effective. En attendant, cette mesure n’est pas encore officielle.

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2° Après l’article L. 612-20, il est inséré un article L. 612-20-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 612-20-1. – Le renouvellement de la carte professionnelle est subordonné au suivi d’une formation continue, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’Etat. » ;
3° La section 3 du chapitre II du titre II est complétée par un article L. 622-19-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 622-19-1. – Le renouvellement de la carte professionnelle est subordonné au suivi d’une formation continue, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’Etat. » ;

Les risques psycho-sociaux sont plus que jamais à prendre en considération dans l’environnement professionnel et dépassent aujourd’hui la prérogative médicale. Personnels encadrants, dirigeants d’entreprises, futurs professionnels doivent intégrer ces questions dans le management de leur équipe. L’Université de Nantes propose désormais à tout type de publics une formation à la Prévention des Risques Psychosociaux au Travail.

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  • Vous êtes médecins du travail, médecins généralistes et spécialistes, psychologues, IPRP (Intervenants en Prévention des Risques Professionnels), dirigeants d’entreprise, employeurs, managers, directeurs des ressources humaines, personnels d’encadrement, membres du CHSCT ou préventeurs en entreprise, internes en médecine ou étudiants des instituts en management (en licence minimum)
  • Vous souhaitez
  • vous impliquer dans la prévention des RPS au sein des organisations du travail (privées, publiques, associations…)
  • aboutir à une meilleure compréhension des RPS
  • être en capacité de participer à l’évaluation de ces risques
  • mettre en œuvre des stratégies de prévention tant au niveau individuel, collectif que managérial
  • constituer un réseau de professionnels pluridisciplinaire pour faciliter le lien médecin de ville/médecin de prévention/médecin de santé au travail/employeur et mobiliser les différents partenaires au sein et en dehors des organisations de travail pour faciliter la prise en charge pluridisciplinaire
  • apporter une expertise et un « savoir faire » aux professionnels inscrits dans une démarche d’évolution en s’appuyant sur des données théoriques mais aussi sur des données récentes issues d’interventions pratiquées par nos intervenants au DU ou de programmes de recherche ligériens

Source : http://www.medecine.univ-nantes.fr/1438098104057/0/fiche___actualite/

Il est courant de ressentir chaque jour un certain degré d’angoisse au travail. Allez-vous boucler ce projet à temps ? Votre présentation client se déroulera-t-elle sans aucun souci ? Votre patron va-t-il critiquer le travail que vous venez de rendre ?

Avec tout ce qui risque déjà de vous angoisser au bureau, votre sécurité est peut-être la dernière chose à laquelle vous pensez.

Mais votre bureau est-il prêt pour le cas où une urgence surviendrait ? Un nouveau sondage de CareerBuilder révèle jusqu’à quel point les salariés se sentent en sécurité sur leur lieu de travail et ce qu’ils pensent des efforts des entreprises pour assurer leur sécurité.

Un manque de préparation évident

Le sentiment de sécurité des salariés ne correspond pas tout à fait à leur véritable niveau de préparation. Si la plupart des salariés (92 %) estiment que leur bureau est un endroit sûr pour travailler, seuls 34 % disent savoir ce qu’ils devraient faire pour se protéger si une urgence menaçant leur sécurité physique survenait au bureau.

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Bien protégé des intempéries

En dépit de leurs doutes sur leur préparation face aux urgences de manière générale, les salariés sont, dans une large majorité, sûrs d’être en sécurité au travail en cas de catastrophe naturelle. 56 % des salariés ont l’impression que leur lieu de travail est bien protégé en cas d’incendie, d’inondation ou d’une autre catastrophe, et 58 % pensent que leur lieu de travail est bien protégé des risques liés aux intempéries.

Pourtant, s’il y avait effectivement une catastrophe naturelle, il n’existe pas forcément de plan défini pour lutter contre toutes les urgences. Moins de la moitié des salariés (48 %) dit que leur entreprise a mis en place un plan d’urgence en cas d’incendie, d’inondation ou d’une autre catastrophe. Et seuls 25 % disent la même chose en ce qui concerne de très graves intempéries.

Davantage d’incertitude autour des menaces humaines

Les salariés sont moins confiants en ce qui concerne la préparation de leur bureau face aux menaces technologiques ou humaines. Seuls 33 % d’entre eux pensent que leur lieu de travail est bien protégé contre le piratage informatique, et 25 % croient que leur entreprise dispose d’un plan d’urgence en cas de brèche de ce genre.

La question des menaces physiques est encore plus inquiétante pour les salariés. Seuls 31 % d’entre eux pensent que leur lieu de travail est bien protégé contre les menaces physiques provenant d’une autre personne, et tout juste 20 % disent que leur entreprise a mis en place un plan d’urgence pour lutter contre les risques de ce type.

En cas d’urgence…

Rosemary Haefner, DRH de CareerBuilder Global, explique que les plans d’urgence sur le lieu de travail doivent être traités avec autant d’importance que tout autre type de politique ou de procédure professionnelle. « Il est indispensable que tous les salariés soient non seulement au courant des procédures d’urgence au bureau, mais aussi qu’ils y soient entraînés de façon à savoir que faire pour se protéger et protéger les autres. »

Alors que devriez-vous faire si vous ne vous sentez pas en sécurité sur votre lieu de travail, ou si vous ne connaissez pas le degré de préparation de votre bureau ? Prenez les choses en main.

Demandez à votre patron ou à votre manager s’il existe un plan, et si c’est le cas, demandez à ce que la procédure soit bien communiquée aux salariés. Si personne dans votre bureau ne sait ce qu’il faut faire, allez directement voir l’équipe de sécurité de l’immeuble et assurez-vous qu’ils partagent les protocoles du bâtiment. Renseignez-vous sur l’endroit où se trouve l’escalier le plus proche, fouillez les placards ou la cuisine pour trouver un kit d’urgence.

En vous montrant proactif en matière de sécurité, vous pouvez vous assurer d’être prêt si une catastrophe venait à se produire, et ce même si votre lieu de travail ne l’est pas.

Source : http://recruteur.careerbuilder.fr/blog/urgence-sur-lieu-de-travail-etes-vous-pret