AT : les seniors plus touchés… en apparence

En France, les accidents du travail (AT) connaissent une baisse constante et régulière depuis plus d’une décennie. D’après une étude réalisée pour Seton (groupe Brady), spécialiste de la signalisation, de la protection et de l’équipement de sécurité, deux faits interpellent. D’une part, les salariés les plus expérimentés sont les plus touchés. D’autre part, le coût de la prise en charge des AT explose. Explications.
Dans l’attente de la publication des chiffres de l’année 2015, la société Seton (groupe Brady), a cherché à analyser les chiffres disponibles (2014) de l’Assurance maladie pour tenter d’évaluer les causes et les coûts que génèrent les accidents du travail en France. « Dans notre étude, nous avons travaillé à partir des données brutes de l’Assurance maladie puis nous avons interrogé des experts, notamment ceux de Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA), explique Jean-Christophe Verro, responsable du marketing digital de Seton France. Deux faits nous ont interpellés. Tout d’abord, nous avons enregistré une sur-représentation des classes d’âge de 40 ans à 49 ans et de 50 à 59 ans, qui, à elles deux, cumulent un total de 41,8% du total des accidents du travail (AT). Or il s’agit là des salariés les plus expérimentés. Ensuite, malgré une baisse constante des AT, le coût de leur prise en charge explose. Nous avons voulu comprendre pourquoi. »
seniors-emploi

Selon l’EU-OSHA, le paradoxe de la sur-représentation des plus expérimentés dans les déclarations d’AT proviendrait, en réalité, d’une sous-représentation des autres classes d’âge. « Les jeunes, et notamment les apprentis, osent d’autant moins déclarer les AT que leur position statutaire est plus fragile ou instable avec un grand nombre de postes en intérim où le taux de rotation est très élevé, reprend Jean-Christophe Verro. L’EU-OSHA a mis les pieds dans le plat là où des institutions ou des syndicats de salariés avaient eu peur de se mouiller… » Les zones du corps les plus touchées lors d’un accident, sont, par ordre d’importance, les membres inférieurs (24,5%), la zone dos-rachis-moelle épinière (21,1%) ainsi que les doigts et les mains (19,8%). Ces accidents se produisent majoritairement à la suite d’un mouvement du corps (23,8%) ou d’une manipulation d’objet (18,3%).  Précisions que les AT arrivent pour 75% sur le lieu de travail habituel, contre 5% lors d’un déplacement.

Seconde surprise, l’explosion du coût de la prise en charge des AT. Même si, paradoxalement, le nombre d’accidents du travail a été divisé par 3 en 10 ans. Certes, il y a une baisse des accidents du travail mais celle-ci s’accompagne d’une augmentation des pensions, ce qui entraîne une augmentation des dépenses. « Cette tendance se constate à l’échelle globale de l’Europe, pas uniquement au niveau de la France », poursuit Jean-Christophe Verro. Les coûts directs, à savoir les frais de santé (médicaux et chirurgicaux, pharmaceutiques, hospitalisation et rééducation), les indemnités journalières et les frais de gestion, sont compris dans une fourchette allant de 2.000 euros pour un accident avec arrêt de travail (indemnités journalières et soins de santé) à 78.000 euros pour un accident avec un taux d’incapacité permanente (IP) supérieur à 10% (capital représentatif des pensions). « Dans toute l’Europe, les coûts directs de santé prennent désormais en compte les aspects psychologiques post-traumatiques. La prise en charge devient de plus en plus globale. Certes, cette évolution est progressive mais elle est comparable à la manière de traiter les blessés de guerre pour remettre la personne dans le bon sens de sa vie. Finalement, cela signifie que les AT sont extrêmement traumatisants du point de vue psychologique, insiste Jean-Christophe Verro. Au total, les AT auraient coûté, en France en 2014, plus de 7, 5 milliards d’euros. »

A cela s’ajoutent les coûts indirects des AT qui portent sur les arrêts de production, l’enquête administrative, le remplacement de l’accidenté, le maintien du salaire au-delà du plafond, la réparation des dégâts matériels, etc. « Les coûts indirects sont 3 à 5 fois supérieurs aux coûts directs, conclut  Jean-Christophe Verro. C’est la face cachée de l’iceberg. »

En savoir plus sur :  expoprotection.com

« Le chômage est désormais un problème majeur de santé publique ». Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) alerte mardi 10 mai avec un projet d’avis compilant les résultats des dernières études sur le sujet.

Le projet d’avis, présenté par Jacqueline Farache (groupe CGT), sera examiné à 14H30 par le Cese, avant un vote vers 16H00. Il dresse un bilan de santé alarmant des demandeurs d’emploi, alors que leur nombre – 5,76 millions selon Pôle emploi – tutoie les sommets.

10.000 à 14.000 décès par an

« 10.000 à 14.000 décès par an sont imputables au chômage en France par maladies chroniques, hypertension, rechute de cancer… et la mobilisation collective est quasi inexistante », dénoncent les auteurs, citant une étude de l’Inserm.

« Des études internationales (…) font état d’un risque de surmortalité multiplié par trois, soit un effet comparable à celui du tabagisme », poursuivent-ils.

Une autre étude récente (Inserm, assurance maladie et assurance vieillesse) met en évidence l’état sanitaire général « dégradé » des demandeurs d’emploi: par exemple, les chômeurs et les chômeuses déclarent respectivement 2,32 et 1,71 fois plus fréquemment un « mauvais état de santé ».

Par ailleurs, le chômage « accroît les troubles dépressifs et le risque suicidaire », selon le projet d’avis : « Pour une augmentation de 10% du taux de chômage, le taux de suicide tous sexes confondus augmente significativement de 1,5%. » Le taux de chômage a augmenté en France de 47% depuis 2008.

Impacts sur le couple et la famille

Mais au-delà de ses effets sur la santé, le chômage a aussi un impact social, qui « touche le couple, les enfants et l’avenir même de la cellule familiale », selon le document.

Il cite une étude de 2004, selon laquelle le chômage des parents diminuerait « de 12 points la probabilité d’obtention du baccalauréat » par les enfants.

« Le chômage a également un impact sur la stabilité de la vie familiale, car il augmente les risques de séparation », selon le projet d’avis.

Ses auteurs regrettent que les conséquences du chômage soient « largement sous-évaluées ». Ils font une série de recommandations, notamment pour améliorer l’image des chômeurs: « inscrire la précarité sociale parmi les critères de discrimination prohibés par la loi », lancer une « campagne d’information et de sensibilisation »…

Le projet d’avis préconise également de mieux documenter, par des études épidémiologiques, sociologiques et statistiques, les effets du chômage sur la santé.

Il recommande, en outre, un meilleur accompagnement des chômeurs, en leur proposant un « soutien psychologique », en les orientant vers un « premier bilan médical dès le premier entretien » à Pôle emploi, et en réfléchissant à élargir aux chômeurs le système de santé au travail.

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/10/bilan-alarmant-consequences-chomage-sante_n_9880942.html

Le compte personnel d’activité doit être intégré dans la réforme du travail de la ministre Myriam El Khomri le mois prochain, y compris pour les fonctionnaires indiquent les ministères du Travail et de la Fonction publique.

Alors que les parcours professionnels sont de plus en plus décousus, le compte personnel d’activité (CPA) vise à rassembler une série de droits sociaux (formation, pénibilité, compte épargne temps…). Chaque travailleur pourrait alors accéder à un dossier social individuel via un portail numérique unique. Cette mesure annoncée par François Hollande comme l’une des grandes mesures sociales de son quinquennat est prévue pour janvier 2017. Elle sera intégrée dans le projet de réforme du droit du travail présenté en mars par Myriam El Khomri en conseil des ministres.

cpa

Les fonctionnaires de la Fonction publique d’État, territoriale et hospitalière bénéficieront d’une version adaptée du CPA, a précisé mercredi 10 février le gouvernement. « Il s’agit d’un article d’habilitation qui sera intégré à la loi El Khomri pour que le gouvernement puisse ensuite définir par ordonnance l’application du CPA aux fonctionnaires », a indiqué le ministère du Travail, confirmant une information du site internet spécialisé « Acteurs Publics ».

Les droits inscrits dans ce CPA adapté aux fonctionnaires concerneront « la formation, la santé et la sécurité au travail des agents publics, dont la prévention de la pénibilité », selon le ministère de la Fonction publique. L’article en question sera examiné le 17 février lors du prochain Conseil commun de la fonction publique et renverra à une ordonnance pour créer ce CPA « dans les neuf mois suivant la promulgation de la loi », a précisé ce ministère. « Il sera inscrit à l’agenda social 2016 et sera discuté avec les organisations syndicales et les employeurs communs aux trois versants de la fonction publique », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, FO s’est déclaré totalement opposé à l’idée d’un CPA pour les agents de la fonction publique. Le syndicat « exige le retrait ». Il dénonce un « coup de force” alors que le gouvernement a maintenu le protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR) des fonctionnaires malgré l’opposition de trois syndicats représentatifs majoritaires (FO, CGT, Solidaires).

« La loi Rebsamen du 17 août 2015 a posé un principe d’universalité du CPA qui doit couvrir tous les actifs, même les fonctionnaires et les travailleurs indépendants. Pour les salariés du privé, la concertation interprofessionnelle s’est achevée lundi », a rappelé le ministère du travail.

Le 8 février, après deux mois d’âpres discussions, notamment sur l’intégration du compte pénibilité, les partenaires sociaux ont finalement abouti à un projet de « position commune ». Le texte doit encore être validé en interne par les organisations salariales et patronales avant d’être intégré dans le projet de loi.

Source : http://www.boursorama.com/actualites/les-fonctionnaires-auront-un-compte-personnel-d-activite-adapte-13bd16d9cc9e5ad761f61a43dc422e03

 

On peut travailler beaucoup, et même beaucoup plus que les autres, et, le vivre bien. Parce que c’est un choix, qu’on y prend du plaisir, qu’on en tire de la satisfaction, voire une certaine fierté. Mais s’investir à fond dans son travail ne fait pas forcément de nous un ou une “work addict”.

Car oui, on peut être “accro” au travail, comme on l’est de l’alcool, du tabac, de la cocaïne : « Et bien que nous ne disposions d’aucunes données épidémiologiques sur la ::, chef du service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Bichat (AP-HP, Paris).

Travailler pour ne pas penser à ses émotions

Comme toute dépendance, celle au travail se caractérise par une difficulté à “décrocher” : on se sent mal quand on arrête, on y pense sans arrêt, même quand on se consacre à autre chose ; on n’arrive pas à faire de vraies coupures, même le soir, le week-end, pendant les vacances ; on ne peut pas faire un pas sans son portable, ni passer quelques heures sans consulter ses mails.

Assez révélateurs également : « Un travail de moins en moins efficace et productif malgré le temps et les efforts qu’on lui “sacrifie”, des reproches répétés de la famille, une vie sociale qui s’appauvrit, une santé que l’on néglige », cite le Pr Lejoyeux. Quand on lui demande ce que peut traduire ce comportement, il répond :

« On retrouve chez ces personnes une faible image de soi qui les pousse à en faire toujours plus pour prouver qu’elles méritent leur salaire et leur statut social. Et puis aussi une angoisse à être seules avec elles-mêmes : elles se concentrent sur le travail pour ne pas penser à leurs émotions. »

Le besoin d’être quelqu’un

Work-Addict

Une analyse que partage Anne Chimchirian, psychologue clinicienne, qui complète :

« Dans ma pratique, j’ai noté chez beaucoup d’entre elles un besoin quasi obsessionnel de se sentir avoir une place et, en l’occurrence, le travail est le seul endroit où elles ont l’impression d’être quelqu’un. »

Autre point commun : une tendance à vouloir contrôler. « Non seulement au travail, ce qui explique qu’elles occupent souvent des postes à hautes responsabilités et qu’elles aient du mal à déléguer, mais aussi dans leurs relations amicales, familiales, voire conjugales », approuve Anne Chimchirian.

Un risque d’isolement

« Si le surinvestissement professionnel n’est pas une fuite mais qu’il est pleinement décidé, dans l’idée par exemple de mettre sa carrière en avant, qu’il rend plutôt heureux et ne se chronicise pas, et si l’on sait aussi se rendre disponible pour sa famille, ses amis, des loisirs, je ne pense pas qu’il y ait matière à s’inquiéter », rassure Anne Chimchirian.

Reste qu’il n’est pas si facile de détecter le moment où l’on bascule dans la vraie dépendance, où l’on passe du plaisir à la souffrance. D’une part parce que le glissement est en général progressif, d’autre part, parce que les personnes n’en sont pas forcément conscientes :

« Quand elles viennent me voir, a remarqué le Pr Lejoyeux, ce n’est pas sous ce motif, mais parce qu’elles ont développé une autre addiction, notamment à l’alcool, ou qu’elles présentent une dépression. »

Un risque de burn out

À trop tirer sur la corde, les conséquences peuvent être très lourdes :

« Le risque est de se retrouver isolé, de sa famille, de ses amis, de ses collègues, et ainsi de ne plus avoir quelqu’un d’objectif autour de soi pour nous aider à repérer nos excès et nos difficultés », alerte Anne Chimchirian.

Sans parler du fameux syndrome d’épuisement professionnel : « Bien que tous les “work-addict” ne basculent pas dans le burn out, ils ont un profil qui les y expose, confirme le Dr François Baumann, spécialiste de ce problème. Souffrir de maux de tête, de troubles digestifs, d’une fatigue anormale, pleurer sans raison ou partir dans des colères excessives, sont des signes qui doivent alerter. »

Source : http://www.santemagazine.fr/work-addict-pourquoi-certains-sont-ils-accros-au-travail-73638.html

Manger avec ses collègues, au-delà d’un moment de partage, serait aussi très bon pour les performances au travail, selon une nouvelle étude américaine. Très utile pour booster l’efficacité, mais pas seulement.

Les humains sont des êtres profondément sociaux, comme vient de le démontrer une nouvelle étude américaine. Pourtant, à première vue, rien à voir avec la choucroute: cette enquête, publiée dans la très sérieuse revue Human Performance, porte sur la relation entre les performances au travail et la présence, ou non, d’un restaurant d’entreprise mis à disposition des employés.

En s’interrogeant sur le sujet, destiné notamment à savoir si les sociétés avaient raison, en termes purement financiers, d’investir dans des cafétérias d’entreprise, les scientifiques new-yorkais ont décidé d’étudier une population de pompiers passant la majeure partie de leur temps dans leur caserne.

repas-travail-collegues-ensemble-manger-performances-etudes-francesoir_field_mise_en_avant_principale

L’équipe de l’université de Cornell a dans un premier temps recensé les soldats du feu prenant leurs repas en équipe. Les résultats sont ceux que tout un chacun peut constater sur son propre lieu de travail: pour certains, manger avec ses collègues, est un moment privilégié qu’ils ne rateraient sous aucun prétexte, au point même de manger deux fois, avec la famille, puis les collègues (ce qui est déjà beaucoup plus rare…), tandis que d’autres au contraire préfèrent se rassasier dans leur coin.

Dans un second temps les scientifiques ont interrogé les superviseurs des différentes équipes observées et leur ont demandé de noter, de 1 à 10, leur niveau de performance.

Il en ressort des performances accrues pour les groupes qui mangent ensemble. « Manger ensemble est un acte beaucoup plus intime qu’étudier un tableau Excel en réunion. (…) D’un point de vue anthropologique, partager un repas est une ancienne tradition permettant de tisser un lien social, et cela semble se perpétuer sur les lieux de travail« , explique Kevin Kniffin, l’un des auteurs de l’étude. A l’inverse, quand le groupe, en entier ou l’un de ses membres, préfère s’isoler « c’est un signal que quelque chose de profond se passe mal au sein du groupe, en particulier dans la manière de travailler« .

Et comme l’étude portait sur l’intérêt économique des restaurants collectifs, plutôt que sur le bien-être des salariés, deux sujets pourtant intimement liés, les scientifiques concluent donc que « pour augmenter le rendement au travail, les entreprises devraient investir dans la mise en place de cafétérias« . Des pompiers au moins.

Source : http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne/pour-etre-performant-au-travail-mangez-avec-vos-collegues?utm_content=buffere705e&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

La prévention de l’exposition aux produits chimiques est identifiée comme l’un des risques prioritaires du PST 3 adopté cette semaine. Amiante, nanomatériaux et perturbateurs endocriniens sont particulièrement ciblés.

Le Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT) a adopté mardi 8 décembre le troisième Plan santé au travail (PST 3), qui constitue la feuille de route du Gouvernement dans ce domaine pour la période 2016-2020. « Ce plan marque un infléchissement majeur en faveur d’une politique de prévention qui anticipe les risques professionnels et garantisse la bonne santé des salariés plutôt que de s’en tenir à une vision exclusivement réparatrice« , a déclaré la ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui préside ce conseil.

Si les deux plans précédents ont apporté des progrès qui se sont traduits par une baisse de la sinistralité dans certains secteurs d’activité, « la culture de la prévention demeure en France encore globalement en mode mineur« , constate le document adopté. « En 2014, plus de 620.000 accidents du travail, dont 530 mortels, et plus de 51.000 maladies professionnelles ont été reconnus au titre du régime général« , rappellent ses rédacteurs. Une culture de la prévention doit guider les actions menées sur des risques jugées prioritaires, ajoutent-ils. Risques prioritaires parmi lesquels figure l’exposition aux produits chimiques, à côté de la prévention des chutes, les risques psychosociaux et le risque routier professionnel.

analyses-saint-denis

Deuxième cause de maladies professionnelles

« L’exposition aux risques chimiques représente la deuxième cause de maladies professionnelles reconnues après les troubles musculo-squelletiques (TMS) et la première cause de décès« , relève le document. Le plan souligne l’insuffisante prévention des expositions aux produits cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) ainsi qu’aux risques émergents, en particulier dans les TPE-PME. De même que la mauvaise prise en compte des effets combinés des agents chimiques.

D’après les statistiques du ministère du Travail, 2,2 millions de salariés déclarent être exposés à au moins un agent chimique cancérogène sur leur lieu de travail, rappelle le document. Selon l’INRS, ce ne sont pas moins de 4,8 millions de tonnes d’agents chimiques CMR qui seraient utilisées annuellement en France. « Les produits chimiques sont ainsi omniprésents sur les lieux de travail, sous la forme de substances pures, de mélanges, ou de poussières, fumées ou gaz émis à l’occasion d’une activité ou d’un procédé« , relèvent les auteurs.

Mieux prendre en compte la poly-exposition

Le plan prévoit en conséquence plusieurs actions sur le risque chimique. En premier lieu, un accompagnement des entreprises dans la mise en place de leur politique de prévention : promotion des outils d’aide à l’évaluation des risques chimiques (logiciels Seirich, eLara, etc.), accompagnement à la substitution (Ecophyto 2, site substitution-cmr.fr, mutualisation des bonnes pratiques, etc.), renforcement de l’assainissement des lieux de travail, développement d’une norme sur les équipements de protection individuelle (EPI) « intelligents » et leur compatibilité, développement de la biosurveillance.

Le PST 3 prévoit également une action visant à améliorer la prise en compte de la poly-exposition. Elle consistera à déployer des méthodes de mesurage des expositions cumulées et à identifier, pour mieux les accompagner, les situations ou filières dans lesquelles les travailleurs sont davantage exposés. Le document cite d’ores et déjà certains de ces secteurs : transport de marchandises par conteneurs, égoutiers, filière des déchets, agriculture, activités exposées aux fumées de diesel ou s’exerçant dans des enceintes ferroviaires souterraines.

Au niveau réglementaire, le plan vise à améliorer le cadre européen : renforcement des directives et de leur mise en œuvre effective, meilleure articulation avec la réglementation relative à la mise sur le marché des produits chimiques, définition d’une stratégie européenne de gestion de l’exposition aux produits chimiques, prise en compte par le système général harmonisé (SGH) et le règlement CLP de la spécificité des nanomatériaux, stabilisation d’une définition commune des perturbateurs endocriniens.

Risques émergents et amiante particulièrement ciblés

La prise en compte des risques émergents est en effet spécifiquement ciblée. « Les nanomatériaux (…) entrent aujourd’hui dans la composition de nombreux produits de la vie courante (cosmétiques, textiles, aliments, emballages, peintures, applications médicales, etc.) sans qu’il ait été apporté des réponses suffisantes aux nombreuses interrogations sur leurs effets sur la santé humaine et notamment celle des travailleurs, qui ne sont pas toujours informés de leur exposition à ces particules« , souligne le document.

D’où deux actions dédiées spécialement à ces nouveaux matériaux : la réalisation d’une campagne de mesurage en vue d’identifier les filières les plus exposées avec un ciblage spécifique sur le secteur du BTP, l’information des entreprises appartenant aux secteurs les plus concernés sur les mesures de gestion des risques à mettre en oeuvre.

Quant aux perturbateurs endocriniens (PE), « l’exposition professionnelle (…) est également insuffisamment caractérisée et prise en compte« , relèvent les auteurs. Le plan prévoit donc de renforcer la connaissance de ces expositions et de mettre en place une action d’information sur les PE les mieux identifiés sur le lieu de travail, comme le bisphénol A (BPA).

Enfin, l’une des actions prévues par le plan est spécifiquement consacrée au défi constitué par la dégradation de l’amiante présente dans les bâtiments. Les dernières statistiques publiées par la Cnamts montrent que les cancers dus à cette substance représentent 81% des cancers professionnels en 2014. L’action retenue prévoit la mise en œuvre d’une feuille de route interministérielle comprenant une professionnalisation des acteurs de la filière du désamiantageavec la mise en place d’un réseau de formateurs compétents et d’un dispositif de repérage avant travaux.

Source : http://www.actu-environnement.com/ae/news/troisieme-plan-sante-travail-pst3-produits-chimiques-risques-prioritaires-25858.php4

Dans un département où les troubles musculo-squelettiques représentent 90 % des maladies professionnelles, le Medef des Deux-Sèvres fut précurseur en mettant en place un Club TMS, dès 2005, en partenariat avec la Carsat et l’Aract (*). « Depuis dix ans, quarante et une entreprises du département ont été accompagnées, de tailles variées et dans des secteurs professionnels diversifiés, agroalimentaire, industrie ou aide à domicile », indique Laurence Jouve, responsable juridique et social, animatrice du Club. Ce dispositif gratuit a été repris, notamment dans le Limousin ou dans la Vienne, avec d’autres partenaires et un accompagnement en entreprise moins développé. « Il s’agit d’une démarche de volontariat de sensibilisation à la prévention. Avec une culture de santé qui se met en route, poursuit Laurence Jouve. Chaque salarié doit se sentir concerné. » 

«  Nous avons semé  » 

2273010-3176633

Les sessions, qui regroupent les référents de cinq entreprises en moyenne, s’étalent sur environ une année scolaire (de novembre à juin) : la méthode de travail est une démarche essentiellement Carsat, très pragmatique, qui passe par une mobilisation des acteurs concernés dans l’entreprise, une analyse des risques de TMS puis un plan d’action concret sur un poste de travail. « Les réunions d’échange entre les différentes entreprises permettent aussi de capitaliser les expériences de chacun. » Au fil des années, un réseau des anciens du Club s’est développé. « Une manière de maintenir une forme de dynamique, poursuit Xavier Migeot, délégué général du Medef 79. Nous avons semé, puis une forme d’autonomisation de la prise en charge se met en place. »Le 11e club va démarrer prochainement à Niort.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2015/10/29/Le-Club-TMS-du-Medef-deja-dix-ans-2515041

Près de 8 dirigeants sur 10 estiment être en bonne santé mais…55 % des dirigeants connaissent des journées stressantes !

200787_1435848319_vacances-deprime-dirigeants_660x352p
Près de 8 dirigeants français sur 10 sont en bonne santé (contrairement à leur entreprise, souvent en petite forme…) : c’est le constat dressé par une vaste étude que publie aujourd’hui MMA-Opinion Way. Reste que derrière cette bonne forme déclarée se cache aussi un quotidien particulièrement stressant.

[box type= »info »]Moins d’un chef d’entreprise sur deux chez le médecin[/box]

Car malgré ces 78 % de chefs d’entreprise déclarant « être en bonne voir très bonne santé », il est aussi important de rappeler que pour beaucoup, la moindre absence peut avoir un impact lourd sur la vie de leur entreprise. Certains vont donc être très attentifs à leur forme, d’autres vont « tirer sur la corde » jusqu’au bout, ignorant parfois certains symptômes. Ainsi, 43 % d’entre eux indiquent ne pas avoir consulté un professionnel de santé au cours des 12 derniers mois. 8 % ont été arrêtés par leur médecin au cours de l’année écoulée (13 % des petits artisans). Et 3 dirigeants sur 10 concèdent avoir renoncé à s’arrêter lors des 12 derniers mois pour ne pas impacter leur activité. Sans surprise, les petits artisans sont les plus concernés : 37 % ont ainsi refusé de s’arrêter de travailler alors que leur santé l’imposait. De la même manière que c’est dans le secteur agricole que l’on retrouve les problèmes de santé les plus lourds.

[box type= »info »]Baisse de moral pour un dirigeant sur deux[/box]

Avant le corps, c’est bien souvent la tête qui souffre. Ainsi, près d’un dirigeant sur deux admet avoir traversé des épisodes de baisses de moral, d’anxiété ou des sautes d’humeur au cours des 12 derniers mois. 40% avoue des troubles du sommeil. Alors même que la crise et la peur du chômage impactent directement le moral des Français, les patrons ne sont bien évidemment pas épargnés : 55 % des dirigeants connaissent des journées stressantes et 19 % des managers de PME, des journées « très stressantes ». Les maladies chroniques concernent aujourd’hui un dirigeant sur cinq. Et les trois quarts indiquent ressentir des douleurs physiques.
Au palmarès des pathologies ? Le dos (58 %) et les articulations (46 %), suivis par les migraines (27%). Ces douleurs, ces passages à vide semblent s’être accentués depuis 5 ans pour un dirigeant sur trois. Car la raison de leur maux est le stress lié à l’activité, devant l’âge et la maladie. En clair, dis-moi comment se porte ton entreprise, je te dirais en quelle santé tu es !

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/ressources-humaines/stress-anxiete-douleur-chef-d-entreprise-et-si-vous-preniez-des-vacances-200787.php?TL42vGks8qOjklGx.99#xtor=CS1-35

Rester actif au bureau et éviter les douleurs de type musculo-squelettiques, c’est possible en adoptant une bonne position, des gestes simples et de bonnes habitudes.

De très nombreuses études ont montré l’importance d’entrecouper une station assise prolongée au travail par de petits breaks réguliers. Pauses café, déjeuner, petits échanges avec des collègues ou même tour du pâté de maison, chacun a ses pauses favorites durant le temps de travail. Cette méta-analyse de l’Université Baylor a souhaité aller plus loin en évaluant, à travers la littérature existante, les bénéfices comparés des différents types de pauses. Alors quel est le « meilleur break ? ». Réponses dans le Journal of Applied Psychology.

De très nombreuses recherches ont mis en garde contre les inconvénients pour la santé associés à une station assise prolongée au bureau, comme à la maison : Risque accru de diabète et de maladie cardiaque, d’invalidité, de décès prématuré. L’American Journal of Preventive Medicine a consacré toute une édition spéciale aux effets délétères d’un comportement trop sédentaire et d’une station assise trop prolongée durant la journée, au point de qualifier leurs conséquences de vrai drame sanitaire. En bref, si le manque d’exercice physique est impliqué dans de nombreux processus pathologiques, la position assise prolongée est aussi un facteur de risque à part entière. Il est recommandé de prendre régulièrement de petites pauses au travail et de faire quelques pas.

Participaction-pause-active-au-travailEmily Hunter, professeur agrégé à l’Université Baylor Hankamer of Business apporte, avec cette enquête une meilleure compréhension des bénéfices des pauses durant le temps de travail. L’interview de 95 employés âgés de 22 à 67 ans et suivis sur une semaine de travail de 5 jours
A permis de documenter 959 « breaks » au total, soit une moyenne de 2 pauses par personne et par jour. Ce n’est pas beaucoup !
L’analyse débouche sur des suggestions sur la planification de ces breaks la plus bénéfique, pour le salarié et pour l’entreprise. Parmi les principaux enseignements :

· Le moment le plus bénéfique pour prendre une pause est en milieu de matinée : la culture typique en entreprise prône de travailler dur en continu toute la matinée pour pouvoir se permettre une vraie pause déjeuner, d’une heure environ et de pouvoir souffler un peu plus l’après-midi. Pourtant, un court répit plus tôt dans la journée régénère plus de ressources, plus d’énergie, de concentration et de motivation. Les auteurs constatent en effet une baisse des ressources et une augmentation des symptômes de mauvaise santé, en cas de pauses plus tardives dans la journée.

· La meilleure pause est aussi celle qui fait plaisir : faire des choses liées au travail, comme discuter d’un problème de travail avec un collègue n’est pas forcément à bannir si on en a envie. L’étude n’apporte aucune preuve montrant que dédier sa pause à des activités non liées au travail est plus bénéfique. En revanche, une pause pourra se prendre totalement en rupture avec le travail, si c’est ce que l’employé « aime faire ». « Il s’agit de choisir un type d’activité qui va rendre votre pause plus reposante, apporter la meilleure récupération et contribuer en même temps à l’efficacité au travail ».

· Les personnes qui prennent les « bonnes » pauses « vont bien » : les bonnes pauses s’entendant en termes de fréquence et de qualité. Ceux qui prennent les bonnes pauses sont ceux qui ont la meilleure santé et éprouvent une satisfaction professionnelle élevée : moins de symptômes somatiques, moins de maux de tête, de fatigue, de douleurs au dos et une moindre incidence du burn out.

· Il vaut mieux des pauses fréquentes que des pause prolongées : Bien que l’étude n’identifie pas de durée exacte optimale, elle confirme que plus de pauses courtes valent mieux que des pauses prolongées mais plus rares. Ici, des pauses courtes mais fréquentes sont associées plus de ressources (énergie, motivation…) et facilitent la récupération. « Les employés ont besoin de se recharger plus fréquemment dans la journée », commente l’auteur.

En conclusion, la pause ne doit pas être trop tardive et quitte à être courte, se doit d’être fréquente et…agréable.

Source : http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/sante-au-travail-quel-est-le-meilleur-moment-pour-faire-un-break-_14645_lirelasuite.htm

Les risques psycho-sociaux sont plus que jamais à prendre en considération dans l’environnement professionnel et dépassent aujourd’hui la prérogative médicale. Personnels encadrants, dirigeants d’entreprises, futurs professionnels doivent intégrer ces questions dans le management de leur équipe. L’Université de Nantes propose désormais à tout type de publics une formation à la Prévention des Risques Psychosociaux au Travail.

lutter-contre-risques-psycho-sociaux

  • Vous êtes médecins du travail, médecins généralistes et spécialistes, psychologues, IPRP (Intervenants en Prévention des Risques Professionnels), dirigeants d’entreprise, employeurs, managers, directeurs des ressources humaines, personnels d’encadrement, membres du CHSCT ou préventeurs en entreprise, internes en médecine ou étudiants des instituts en management (en licence minimum)
  • Vous souhaitez
  • vous impliquer dans la prévention des RPS au sein des organisations du travail (privées, publiques, associations…)
  • aboutir à une meilleure compréhension des RPS
  • être en capacité de participer à l’évaluation de ces risques
  • mettre en œuvre des stratégies de prévention tant au niveau individuel, collectif que managérial
  • constituer un réseau de professionnels pluridisciplinaire pour faciliter le lien médecin de ville/médecin de prévention/médecin de santé au travail/employeur et mobiliser les différents partenaires au sein et en dehors des organisations de travail pour faciliter la prise en charge pluridisciplinaire
  • apporter une expertise et un « savoir faire » aux professionnels inscrits dans une démarche d’évolution en s’appuyant sur des données théoriques mais aussi sur des données récentes issues d’interventions pratiquées par nos intervenants au DU ou de programmes de recherche ligériens

Source : http://www.medecine.univ-nantes.fr/1438098104057/0/fiche___actualite/

La visite médicale obligatoire au travail va être assouplie

Le rapport Issindou sur la médecine du travail est présenté jeudi 28 mai au Conseil d’orientation sur les conditions de travail.

Il préconise de ne plus vérifier l’aptitude du salarié que tous les cinq ans, sauf pour les salariés qui occupent des postes à risques.

Ces propositions devraient être discutées jeudi ou vendredi dans le projet de loi sur le dialogue social. Au grand dam de certains médecins du travail.

« Apte ». La visite médicale obligatoire tous les deux ans, à l’issue de laquelle le salarié repartait avec sa « fiche d’aptitude », vit-elle ses derniers jours ? C’est en tout cas ce que préconise le rapport Issindou sur la médecine du travail, remis la semaine dernière au gouvernement et qui doit être présenté officiellement jeudi 28 mai Conseil d’orientation sur les conditions de travail (COCT).

Ces préconisations, dont une partie est d’ordre réglementaire, se retrouvent d’ores et déjà mises en musique par cinq amendements présentés par Michel Issindou, député PS de l’Isère, dans le projet de loi sur le dialogue social. Des amendements qui, précise le député, ont reçu « l’aval du gouvernement ».

6698226

COMMENT FONCTIONNE LA MÉDECINE DU TRAVAIL ? ?

En France, le système français de protection de la santé au travail repose, depuis 1946, sur les médecins du travail, désormais inclus dans des services pluridisciplinaires de santé au travail, dont le rôle est exclusivement préventif puisqu’ils sont chargés d’éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail.

Pour cela, ils sont tenus de consacrer au moins un tiers de leur temps à la visite des entreprises, pour identifier les risques et préconiser des correctifs. Le reste du temps est consacré au suivi individuel des salariés, qu’ils reçoivent à la demande ou à l’occasion des visites médicales obligatoires.

Source : http://www.la-croix.com/Actualite/France/La-visite-medicale-obligatoire-au-travail-va-etre-assouplie-2015-05-28-1316918

Selon l’article 6 de l’avenant du 20 juin 2002 relatif aux salariés des centres d’appel non intégrés « Les séquences de travail ne peuvent être supérieures à 3 heures de travail effectif. Au choix de l’employeur et en fonction des séquences de travail, une pause obligatoire doit être respectée, celle-ci pouvant être soit d’une durée de 10 minutes toutes les 2 heures de travail effectif, soit de 15 minutes toutes les 3 heures de travail effectif. Ces pauses rémunérées sont exclues de l’appréciation du temps de travail effectif »

Selon le Conseil de prud’hommes de Caen, Madame X… et huit autres salariés de la société Y… dont l’activité relève de la convention collective nationale du personnel des prestataires de service dans le domaine du tertiaire du 13 août 1999, ont saisi la juridiction prud’homale d’une demande de rappel de salaire au titre du temps de pause tel que défini à l’article 6 de l’avenant du 20 juin 2002 relatif aux salariés des centres d’appel non intégrés.

Pour faire droit à leur demande, le Conseil de prud’hommes de Caen, après avoir énoncé qu’il résulte de l’article 6 de la convention collective applicable que « pour toute journée de travail supérieure à 6 heures, la pause quotidienne doit être de trente minutes » et que si « la répartition de cette pause est au choix de l’employeur … en aucun cas cette pause doit se cumuler avec la pause du déjeuner soit après la deuxième séquence de travail selon le schéma transmis lors de l’audience », a retenu que, pour une amplitude de travail de 7 heures, les salariés bénéficiaient de pause d’une durée de 20 minutes.

La Cour de cassation a considéré qu’en statuant ainsi, alors que le temps du déjeuner, qui s’intercale entre deux périodes de travail effectif, est un temps de pause, le Conseil de prud’hommes de Caen a violé l’article 6 de l’avenant du 20 juin 2002 relatif aux salariés des centres d’appel non intégrés, ensemble l’article L. 3121-1 du code du travail interprétés à la lumière de la Directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003.

Source : http://rocheblave.com/avocats/temps-de-pause/10-objets003

Selon Marisol Touraine, l’usage de l’e-cigarette dans les espaces clos collectifs de travail sera interdit dans « quelques semaines ».

Dans le cadre de son plan anti-tabac, le gouvernement avait annoncé en septembre qu’il prévoyait d’interdire le « vapotage » au travail. « La priorité pour moi, c’est d’éviter que le geste de fumer soit banalisé, soit considéré comme un geste de séduction, un geste d’appartenance à un groupe », a déclaré Marisol Touraine, ce mardi 30 juin sur « France Inter ».

Sauf interdiction expresse dans le règlement intérieur de l’entreprise, les salariés adeptes de la cigarette électronique peuvent actuellement vapoter au travail en toute impunité. Une situation juridique restée longtemps floue et méconnue, qui devrait donc changer sous peu. Jusqu’à récemment, alors que la cigarette électronique connaît un succès spectaculaire dans l’Hexagone, la législation n’était pas très claire. « Il y avait un flou », avait expliqué à l’AFP Me Éric Rocheblave, avocat en droit social. Après des décisions judiciaires contradictoires, la Cour de cassation n’a tranché que très récemment.

Un arrêt du 26 novembre 2014 est ainsi venu dire clairement que l’interdiction de fumer dans les lieux publics (et par extension au travail) ne s’applique pas à la cigarette électronique, car celle-ci « ne saurait être assimilée à une cigarette traditionnelle ». Résultat, selon le juriste Sylvain Niel, « il faut soit une disposition législative », « soit, comme l’ont fait la RATP, Air France, etc. prendre des mesures réglementaires ».

0866c6d27f234d4ed67de8f4dc2aba15-627x401

SOURCE :

http://www.boursorama.com/actualites/vapoter-au-travail-sera-bientot-interdit-9deb96b1aa9fe4492583f5c126d7af3a

Aucune indication de température maximale n’est donnée dans le Code du travail. Mais certaines dispositions relatives aux ambiances particulières de travail répondent au souci d’assurer des conditions de travail adaptées en cas de fortes chaleurs

Dispositions générales concernant l’employeur

L’employeur met en œuvre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L. 4121-1 du Code du travail, en application des principes généraux de prévention. Il doit notamment prendre en compte les conditions de température lors de l’évaluation des risques et mettre en place des mesures de prévention appropriées.

Certaines dispositions réglementaires, consacrées à l’aménagement et à l’aération des locaux, aux ambiances particulières de travail et à la distribution de boissons, répondent au souci d’assurer des conditions de travail satisfaisantes, y compris dans des ambiances de travail où les températures sont élevées :

  • Dans les locaux fermés, l’employeur est tenu de renouveler l’air des locaux de travail en évitant les élévations exagérées de températures (article R. 4222-1).
  • Dans les locaux fermés à pollution non spécifique, le renouvellement de l’air doit avoir lieu soit par ventilation mécanique soit par ventilation naturelle permanente (R. 4222-4).
  • L’employeur met en outre à disposition des salariés de l’eau potable et fraîche pour la boisson (article R. 4225-2 et suivants).
  • L’employeur aménage les postes de travail extérieurs de telle sorte que les travailleurs soient protégés contre les conditions atmosphériques (article R. 4225-1).

Dans le cadre de l’aménagement des postes de travail extérieurs, l’employeur doit assurer la protection des travailleurs contre les conditions atmosphériques.

Droit de retrait du salarié

S’agissant de l’exercice du droit de retrait des salariés (articles L. 4131-1 à L. 4131-4 du Code du travail), il est rappelé que celui-ci s’applique strictement aux situations de danger grave et imminent.
Dans les situations de travail à la chaleur, une évaluation des risques et la mise en place de mesures de prévention appropriées permet de limiter les situations de danger.

Règles s’appliquant aux maîtres d’ouvrage

Le maître d’ouvrage se conforme à certaines règles relatives à l’aménagement des locaux de travail. Ainsi, « les équipements et caractéristiques des locaux de travail sont conçus de manière à permettre l’adaptation de la température à l’organisme humain pendant le temps de travail, compte tenu des méthodes de travail et des contraintes physiques supportées par les travailleurs ».

Ces dispositions « ne font pas obstacle à celles des articles L. 111-9 et L. 111-10 du Code de la construction et de l’habitation relatives aux caractéristiques thermiques des bâtiments autres que d’habitation » (articles R. 4213-7 et R. 4213-6 et suivants du Code du travail).

Chantiers BTP

Les employeurs du bâtiment et des travaux publics sont tenus de mettre à la disposition des travailleurs au moins 3 litres d’eau, par jour et par travailleur (article R. 4534-143 du Code du travail).

Pour certaines activités, l’entrepreneur peut, sous certaines conditions strictes, décider d’arrêter le travail pour intempéries (article L. 5424-9 du Code du travail). Jeunes travailleurs

Les jeunes travailleurs de moins de 18 ans ne peuvent être affectés qu’à des travaux légers qui ne sont pas susceptibles de porter préjudices à leur sécurité, à leur santé ou à leur développement (article D. 4153-4). Il est interdit d’affecter les jeunes aux travaux les exposant à une température extrême susceptible de nuire à la santé (article D. 4153-36).

canicule