Dans un département où les troubles musculo-squelettiques représentent 90 % des maladies professionnelles, le Medef des Deux-Sèvres fut précurseur en mettant en place un Club TMS, dès 2005, en partenariat avec la Carsat et l’Aract (*). « Depuis dix ans, quarante et une entreprises du département ont été accompagnées, de tailles variées et dans des secteurs professionnels diversifiés, agroalimentaire, industrie ou aide à domicile », indique Laurence Jouve, responsable juridique et social, animatrice du Club. Ce dispositif gratuit a été repris, notamment dans le Limousin ou dans la Vienne, avec d’autres partenaires et un accompagnement en entreprise moins développé. « Il s’agit d’une démarche de volontariat de sensibilisation à la prévention. Avec une culture de santé qui se met en route, poursuit Laurence Jouve. Chaque salarié doit se sentir concerné. » 

«  Nous avons semé  » 

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Les sessions, qui regroupent les référents de cinq entreprises en moyenne, s’étalent sur environ une année scolaire (de novembre à juin) : la méthode de travail est une démarche essentiellement Carsat, très pragmatique, qui passe par une mobilisation des acteurs concernés dans l’entreprise, une analyse des risques de TMS puis un plan d’action concret sur un poste de travail. « Les réunions d’échange entre les différentes entreprises permettent aussi de capitaliser les expériences de chacun. » Au fil des années, un réseau des anciens du Club s’est développé. « Une manière de maintenir une forme de dynamique, poursuit Xavier Migeot, délégué général du Medef 79. Nous avons semé, puis une forme d’autonomisation de la prise en charge se met en place. »Le 11e club va démarrer prochainement à Niort.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2015/10/29/Le-Club-TMS-du-Medef-deja-dix-ans-2515041

Les statistiques de la région PACA et Corse pour les accidents de travail, accident de trajet et maladies professionnelles.

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Les conducteurs de véhicules professionnels ne pourront peut-être bientôt plus pouvoir s’exonérer de leurs responsabilités. Un projet de recommandation étudié par le Conseil national de la Sécurité routière, dont Le Parisien-Aujourd’hui en France se fait l’écho ce jeudi, prévoit de contraindre les entreprises et les administrations qui possèdent des véhicules de fonction à dénoncer leurs salariés pris en infraction.

Jusqu’ici, une partie d’entre elles se contentent en effet de faire payer l’amende au salarié fautif, sans le dénoncer, si bien qu’il ne se voit pas retirer de points de permis de conduire. L’entreprise est de con côté pécuniairement responsable, mais pas pénalement. En clair, son représentant est redevable de l’amende, dans la mesure où l’entreprise est propriétaire du véhicule, mais le retrait de points ne peut lui être infligé. Cette pratique encourage cependant les récidives, relève l’association Promotion et suivi de la sécurité routière en entreprise (PSRE). L’enjeu n’est pas négligeable en matière de sécurité routière puisque 10% des verbalisations concernent des véhicules d’entreprise, précise le quotidien.

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Carnet de bord du véhicule

Le ministère de l’Intérieur veut donc supprimer cette possibilité aujourd’hui accordée aux entreprises d’exonérer leurs salariés d’une partie de leurs responsabilités. L’une des 26 mesures pour la sécurité routière annoncées en janvier par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve visait d’ailleurs directement à remettre en cause cette pratique. Pour «lutter contre les contournements de la loi», la mesure 17 prévoit de déployer les radars double-face qui permettent d’identifier l’auteur d’une infraction, et «de rappeler sur les avis de contraventions que les personnes morales ne peuvent se substituer aux personnes physiques».

Le projet de recommandation irait plus loin et prévoirait de contraindre les entreprises à dénoncer leurs salariés. «L’entreprise devrait tenir à jour un carnet de bord du véhicule et serait condamnée à une amende supplémentaire si elle refusait de divulguer le nom du salarié flashé», précise au Parisien – Aujourd’hui en France une source proche du CNSR.

En 2011, les excès de vitesse représentaient près de 90% de l’ensemble des infractions génératrices de retrait de points de permis de conduire. L’année dernière 3388 personnes sont mortes du fait d’un accident de la route, soit 3,7% de plus que l’année précédente. Selon un sondage publié l’année dernière par l’association PSRE, sept entreprises sur dix considèrent le risque routier comme un risque professionnel «important». C’est la première cause de mortalité parmi les accidents du travail.

Source : http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/04/16/09005-20150416ARTFIG00074-bientot-la-fin-des-passe-droits-pour-les-conducteurs-de-vehicules-professionnels.php

Le Coréen Samsung a équipé ses camions argentins d’un ingénieux système pour limiter les accidents : un écran géant à l’arrière du véhicule pour faciliter les dépassements.

Dans une vidéo, Samsung présente ses camions qui circulent en Argentine, que le constructeur coréen décrit comme l’un des pays aux routes les plus dangereuses.

Baptisés « Safety Trucks »; ces camions sont équipés à l’avant d’une caméra qui filme la route et diffuse l’image en direct sur quatre écrans encastrés dans la porte arrière du camion, qui constituent un moniteur géant. Le conducteur d’un véhicule situé derrière peut ainsi avoir quasiment la même vision de la route que le chauffeur du camion !  L’idée est toute simple, mais il fallait la mettre en œuvre.