Étiquette : sécurité routière

Pour la première fois durant les préparatifs d’une Coupe du Monde de la FIFA™, un système de surveillance a été mis en place pour veiller au respect des conditions de travail sur les chantiers des stades construits ou rénovés pour l’événement. La visite de lancement conduite par la FIFA et le Comité organisateur local (COL) de Russie 2018 s’est déroulée au stade Loujniki le 28 avril, déclarée Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail à l’initiative de l’Organisation international du travail (OIT) en 2003. Par la suite, des visites d’évaluation auront lieu tous les trois mois dans les stades de la Coupe du Monde 2018.

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La FIFA et le COL de Russie 2018 ont mandaté une tierce partie indépendante, l’Institut Klinsky de la protection du travail et des conditions de travail, pour surveiller l’évolution des conditions de travail dans les dix stades de la Coupe du Monde en construction ou faisant l’objet d’importants travaux de rénovation. Les opérations de remise à neuf du stade Loujniki, qui accueillera le match d’ouverture et la finale de la Coupe du Monde 2018, représentent un défi comparable à un chantier de construction. En conséquence, les experts ont examiné l’enceinte sous toutes ses coutures. Ils se sont également intéressés de près à la santé et à la sécurité au travail, aux risques d’incendie, à la sécurité industrielle, aux contrats de travail, aux procédures de recrutement et de démission, aux salaires et aux avantages sociaux, aux conditions de travail, au temps de travail, aux droits et aux libertés des travailleurs, ainsi qu’aux conditions d’hébergement.

« Le COL travaille dans le cadre de la stratégie de durabilité de Russie 2018 lancée en 2015. Il met systématiquement en place des mesures pour assurer des conditions de travail correctes, mais aussi la santé et la sécurité des travailleurs », souligne Milana Verkhunova, directrice de la durabilité du COL. « Notre objectif est de mettre en avant et de pérenniser de bonnes conditions de travail, la santé et la sécurité des travailleurs sur les chantiers des stades de la Coupe du Monde. Toutes les personnes impliquées dans la construction et la rénovation des stades de la Coupe du Monde partagent cet objectif. »

Des représentants de l’Institut Klinsky se sont familiarisés avec la documentation en matière de santé et de sécurité fournie aux travailleurs par le contractant principal et ses sous-traitants, avant de mener des entretiens avec les responsables et les employés des entreprises du bâtiment. La méthodologie des contrôles de la Coupe du Monde 2018 a été établie conformément aux conventions de l’OIT sur les conditions de travail ratifiées par la Fédération de Russie, au droit russe et aux statuts de la FIFA.

« Dans le cadre des efforts de la FIFA pour développer son approche en matière de droits de l’homme, nous sommes fiers de lancer avec le COL notre propre système de surveillance indépendant, ici au stade Loujniki », a déclaré Federico Addiechi, directeur de la durabilité de la FIFA. « Cette action marque le début d’un processus qui nous aidera à garantir les droits des ouvriers du bâtiment dans tous les stades de la Coupe du Monde en Russie. »

Ce système de surveillance est le fruit d’une démarche entamée en septembre 2015 par le COL et la FIFA, à l’occasion d’une étude d’auto-évaluation menée auprès des entreprises impliquées dans la construction et la rénovation des stades de Russie 2018. Plusieurs questions portaient sur les conditions de travail, la santé et la sécurité. Par la suite, une inspection du stade de Saint-Pétersbourg a été menée en présence de représentants du syndicat des travailleurs du bois et du bâtiment et du syndicat russe des ouvriers du bâtiment, en février 2016. En mars, un atelier sur les conditions de travail, la santé et la sécurité pendant la construction des stades de la Coupe du Monde 2018 a bénéficié de la participation de l’OIT et d’autres partenaires sociaux.

Source : www.fifa.com

AT : les seniors plus touchés… en apparence

En France, les accidents du travail (AT) connaissent une baisse constante et régulière depuis plus d’une décennie. D’après une étude réalisée pour Seton (groupe Brady), spécialiste de la signalisation, de la protection et de l’équipement de sécurité, deux faits interpellent. D’une part, les salariés les plus expérimentés sont les plus touchés. D’autre part, le coût de la prise en charge des AT explose. Explications.
Dans l’attente de la publication des chiffres de l’année 2015, la société Seton (groupe Brady), a cherché à analyser les chiffres disponibles (2014) de l’Assurance maladie pour tenter d’évaluer les causes et les coûts que génèrent les accidents du travail en France. « Dans notre étude, nous avons travaillé à partir des données brutes de l’Assurance maladie puis nous avons interrogé des experts, notamment ceux de Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA), explique Jean-Christophe Verro, responsable du marketing digital de Seton France. Deux faits nous ont interpellés. Tout d’abord, nous avons enregistré une sur-représentation des classes d’âge de 40 ans à 49 ans et de 50 à 59 ans, qui, à elles deux, cumulent un total de 41,8% du total des accidents du travail (AT). Or il s’agit là des salariés les plus expérimentés. Ensuite, malgré une baisse constante des AT, le coût de leur prise en charge explose. Nous avons voulu comprendre pourquoi. »
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Selon l’EU-OSHA, le paradoxe de la sur-représentation des plus expérimentés dans les déclarations d’AT proviendrait, en réalité, d’une sous-représentation des autres classes d’âge. « Les jeunes, et notamment les apprentis, osent d’autant moins déclarer les AT que leur position statutaire est plus fragile ou instable avec un grand nombre de postes en intérim où le taux de rotation est très élevé, reprend Jean-Christophe Verro. L’EU-OSHA a mis les pieds dans le plat là où des institutions ou des syndicats de salariés avaient eu peur de se mouiller… » Les zones du corps les plus touchées lors d’un accident, sont, par ordre d’importance, les membres inférieurs (24,5%), la zone dos-rachis-moelle épinière (21,1%) ainsi que les doigts et les mains (19,8%). Ces accidents se produisent majoritairement à la suite d’un mouvement du corps (23,8%) ou d’une manipulation d’objet (18,3%).  Précisions que les AT arrivent pour 75% sur le lieu de travail habituel, contre 5% lors d’un déplacement.

Seconde surprise, l’explosion du coût de la prise en charge des AT. Même si, paradoxalement, le nombre d’accidents du travail a été divisé par 3 en 10 ans. Certes, il y a une baisse des accidents du travail mais celle-ci s’accompagne d’une augmentation des pensions, ce qui entraîne une augmentation des dépenses. « Cette tendance se constate à l’échelle globale de l’Europe, pas uniquement au niveau de la France », poursuit Jean-Christophe Verro. Les coûts directs, à savoir les frais de santé (médicaux et chirurgicaux, pharmaceutiques, hospitalisation et rééducation), les indemnités journalières et les frais de gestion, sont compris dans une fourchette allant de 2.000 euros pour un accident avec arrêt de travail (indemnités journalières et soins de santé) à 78.000 euros pour un accident avec un taux d’incapacité permanente (IP) supérieur à 10% (capital représentatif des pensions). « Dans toute l’Europe, les coûts directs de santé prennent désormais en compte les aspects psychologiques post-traumatiques. La prise en charge devient de plus en plus globale. Certes, cette évolution est progressive mais elle est comparable à la manière de traiter les blessés de guerre pour remettre la personne dans le bon sens de sa vie. Finalement, cela signifie que les AT sont extrêmement traumatisants du point de vue psychologique, insiste Jean-Christophe Verro. Au total, les AT auraient coûté, en France en 2014, plus de 7, 5 milliards d’euros. »

A cela s’ajoutent les coûts indirects des AT qui portent sur les arrêts de production, l’enquête administrative, le remplacement de l’accidenté, le maintien du salaire au-delà du plafond, la réparation des dégâts matériels, etc. « Les coûts indirects sont 3 à 5 fois supérieurs aux coûts directs, conclut  Jean-Christophe Verro. C’est la face cachée de l’iceberg. »

En savoir plus sur :  expoprotection.com

Onze ouvriers sont décédés dans les travaux autour des Jeux Olympiques de Rio. C’est plus que sur les chantiers du Mondial 2014 de football dans tout le Brésil.

«C’est un nombre effrayant. Il y a eu 11 morts autour des travaux olympiques depuis 2013», entre les installations pour les Jeux et les structures urbaines appelées à rester par la suite, comme des routes ou des musées, a déclaré lundi Robson Leite, responsable de l’Inspection du travail de l’Etat régional de Rio.

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Cette macabre comptabilité est consignée dans un rapport diffusé ce lundi par l’Inspection du travail. L’organisme espère «attirer l’attention pour sensibiliser les autorités sur la sécurité au travail et éviter de nouveaux accidents», a expliqué le responsable.

Course contre la montre

«C’est l’équivalent d’une équipe de football en morts. Tout vient du manque de planification, sans doute. Et de la course contre la montre au moment de finir», a dit Elaine Castilho, responsable de l’audit sur les travaux olympiques. Elle a présenté le rapport dans le cadre de la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail, prévue jeudi.

Certains chantiers des JO-2016 (5-21 août) ont pris du retard, comme le vélodrome. La nouvelle ligne du métro, qui doit relier le quartier touristique d’Ipanema (zone sud) à celui de Barra da Tijuca (zone ouest), qui sera le centre névralgique des Jeux, doit être inaugurée en juillet, soit à un mois de la cérémonie d’ouverture, selon les autorités, soulevant le scepticisme général.

Et sur ce seul chantier, trois ouvriers ont perdu la vie: l’un a eu le crâne écrasé par un camion, un autre a chuté d’un escalier et un troisième a été fouetté par un tuyau contenant de l’air comprimé.

Les autres décès ont été constatés sur les chantiers suivants: Parc olympique (2 morts), Musée du Lendemain (1), route Elevado do Joa (1), route Transolympique (1), route Transbrasil (1), train de banlieue Supervia (1), Musée de l’Image et du Son à Copacabana (1).

Deux blessés graves

Il y a eu en outre deux blessés graves. Un ouvrier a été hospitalisé après une électrocution et un autre amputé d’une jambe, a ajouté Elaine Castilho.

«Il ne faut pas que les ouvriers fassent des journées exténuantes. Nous suspendrons les chantiers» si l’Inspection du travail le relève, a également prévenu M. Leite. Il a précisé avoir déjà obtenu la suspension de certains travaux, comme sur le chantier du vélodrome olympique après y avoir constaté «une série de problèmes» liés par exemple aux ceintures de sécurité ou à l’équipement électrique.

«Il y avait eu 8 morts lors des travaux du Mondial-2014 de football mais dans tout le Brésil (12 villes hôtes NDLR), et à Rio seulement nous avons eu 11 morts», a regretté M. Leite. Il a également souligné qu’aucun mort n’avait été déploré lors des travaux sur les JO-2012 de Londres. Sollicités par l’AFP, ni la mairie de Rio ni le comité d’organisation des Jeux Rio2016 n’ont répondu.

Source : http://www.lematin.ch/monde/jo-11-morts-travaux-2013/story/16069710

L’OIT travaille avec les syndicats et le gouvernement chinois pour réduire les effets du stress et d’une mauvaise ergonomie sur les travailleurs.

Au cours de sa précédente inspection, en suivant le Manuel d’ergonomie pratique en 128 points de l’OIT , Mme Li avait signalé plusieurs problèmes qui méritaient d’être corrigés. Aujourd’hui, elle assure le suivi: en vérifiant quels points peuvent passer du rouge au vert, signifiant qu’un problème a été résolu, ou du rouge au jaune, indiquant qu’il faut en faire davantage. Les questions d’ergonomie et de stress lié au travail sont relativement nouvelles en Chine et le grand public n’est guère sensibilisé. Mais les conséquences sont bien connues: douleurs chroniques du dos, du cou, des épaules et des poignets; fatigue oculaire et fatigue due à une posture assise ou debout prolongée, à des tâches répétitives ou au port de lourdes charges; problèmes psychologiques comme de la tension ou de l’anxiété causés par des horaires de travail intensifs. L’ergonomie est parfois considérée comme une question mineure de sécurité et santé au travail (SST) par rapport à d’autres enjeux tels que les grands accidents industriels ou les maladies comme la pneumoconiose – due à l’inhalation de poussières dangereuses – qui affecte habituellement les mineurs et qui est la maladie professionnelle la plus couramment répertoriée en Chine. Cependant, dans les économies plus développées d’Europe, les maladies liées à l’ergonomie – en particulier les troubles musculosquelettiques (TMS) – figurent parmi les principales causes de maladie chez les travailleurs, représentant la moitié de toutes les absences et 60 pour cent des incapacités permanentes de travail. L’industrialisation rapide de la Chine signifie que le pays risque de suivre la même voie et de voir émerger les TMS comme l’une des maladies professionnelles les plus courantes.

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«Aucun pays, aucun site de production n’est exempt de risques ergonomiques. Si l’on n’y prend garde, ils peuvent réduire le bien-être, si ce n’est entrainer de véritables handicaps, des pertes significatives de productivité pour l’entreprise, ainsi que des coûts plus élevés de sécurité sociale pour la société», affirme Tim De Meyer, directeur du bureau de l’OIT pour la Chine et la Mongolie . «Nous voulons des lieux de travail plus sains et plus sûrs pour devenir partie intégrante d’une nouvelle normalité. Les capacités d’innovation de la Chine dépendront grandement de la santé d’une main-d’œuvre peut-être moins nombreuse mais plus qualifiée et mieux prise en charge.»

Manuel d’ergonomie pratique

Pour faire face aux risques professionnels liés à l’ergonomie, l’OIT a élaboré le manuel d’ergonomie pratique et une série d’autres outils de SST, comme la méthode WISE (Amélioration des conditions de travail dans les petites entreprises), le programme WIND  (Amélioration du travail dans le cadre du développement local) et la Prévention du stress au travail: liste des points de contrôle .  Ils ont fait leurs preuves et remporté un grand succès pour la promotion de la SST dans de nombreux pays. La Chine compte environ 42 millions de PME, avec peu de ressources et de capacités pour faire face aux risques internes en matière de SST. Pour répondre à ces besoins, le Manuel d’ergonomie pratique en 128 points de l’OIT  est conçu pour être peu onéreux, pratique et facile à mettre en œuvre. Le Manuel a été introduit en Chine en 2013 par la Fédération nationale des syndicats de Chine (ACFTU ) et l’Institut national de la santé au travail et du contrôle des intoxications (NIOHP ), dans le cadre de leur projet de SST, qui bénéficie du soutien technique de l’OIT. La société de Mme Li a commencé à travailler avec le Manuel d’ergonomie à partir de 2015 et a déjà fait part de retours encourageants en termes économiques. Dans sa seule unité opérationnelle, la production par personne et par heure a augmenté de 8 pour cent, permettant de réaliser des économies de 1,52 million de yuans (environ 230 000 dollars). «Tout le monde y gagne», affirme Mme Li. «D’un côté, c’est bon pour les travailleurs puisque leurs emplois sont adaptés à leurs besoins au lieu de leur demander de s’adapter à leurs postes. D’un autre côté, l’entreprise peut bénéficier d’une productivité accrue.»

Le projet-pilote ACFTU/NIOHP (2013-2015) est initialement axé sur quatre secteurs – le charbon, la chimie, l’électronique et la fonderie – qui, ensemble, emploient des millions de travailleurs. En collaborant avec les services de SST des autorités locales et les institutions médicales, il a pu toucher des milliers d’entreprises à travers le pays. Par exemple, dans la province de Liaoning, plus de mille entreprises ont adopté des mesures ergonomiques pour protéger la santé de leurs ouvriers. Les fournisseurs chinois de certaines multinationales ont aussi commencé à s’emparer des questions d’ergonomie et de santé. «Grâce à ce projet, nous espérons aussi promouvoir une civilisation industrielle en sensibilisant l’ensemble de la société aux enjeux de l’ergonomie, en modifiant les normes nationales de santé au travail et en incluant davantage de troubles musculosquelettiques dans la liste nationale des maladies professionnelles», déclare le Professeur Min Zhang, experte en chef du projet de SST de l’ACFTU et du NIOHP. «En intégrant d’abord une question de SST «douce» comme l’ergonomie, l’OIT et ses partenaires chinois espèrent pouvoir sensibiliser plus largement aux bénéfices pour la santé et créer une ouverture afin de s’atteler aux risques plus structurels qu’affrontent les travailleurs chinois en matière de SST», conclut M. De Meyer.

Source : http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/features/WCMS_474507/lang–fr/index.htm

Séverine Brunet (INRS) : « Chaque année, nous avons plusieurs dizaines de milliers de sollicitations…. »

Interview de la directrice des applications à l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Avec 600 collaborateurs, l’institut adresse des problématiques de santé au travail et de prévention des risques qui touchent 18,5 millions de salariés.

Pouvez-vous nous rappelez-nous les missions de l’INRS dans ses grandes lignes ?

C’est une association en loi de 1901 gérée par un conseil d’administration paritaire composé de deux collèges représentant à parts égales les employeurs et les salariés, présidée alternativement par un représentant d’un de ces collèges. Créé en 1947, l’INRS a pour mission de mettre en œuvre toutes les actions visant à réduire et prévenir les maladies et les accidents qui sont susceptibles d’affecter les 18,5 millions salaries du régime général. Il s’agit là d’une tâche d’une très grande ampleur car nous ne comptons que 600 collaborateurs. Afin de démultiplier nos actions, nous ciblons des relais : les préventeurs des Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) et des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ainsi que les Intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP) dans les entreprises et les services de médecine du travail. Les collaborateurs de l’INRS rassemblent des ingénieurs, des chercheurs, des techniciens mais aussi des médecins, des documentalistes, des formateurs et de journalistes. L’Institut possède deux sites : son siège de Paris, qui emploie 200 personnes, et celui de Nancy (Meurthe-et-Moselle) qui, avec près de 400 collaborateurs, constitue le centre scientifique et technique où sont menées nos recherches.

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Quelles sont vos principales activités ? 

Nous en avons quatre. A commencer par les  »Études et recherches » qui visent à construire des connaissances nouvelles et à stabiliser des connaissances acquises. Nous avons un portefeuille de près d’une centaine d’études et recherches en cours dans des domaines très variés comme la toxicologie, l’épidémiologie, la métrologie, l’ergonomie, la sociologie, l’économie, le bio-monitoring, l’examen des dispositifs techniques (validation, expérimentation..), la ventilation, l’acoustique, les vibrations, les rayonnements ionisants ou non (comme les champs électromagnétiques) ou encore les rayonnements optiques artificiels (LED, fours verriers, le soudage, les lampes germicides en agroalimentaire). Autrement dit, nous intervenons sur tous les champs qui sont en lien avec les risques professionnels ou les expositions à des nuisances. Qu’elles soient chimiques, biologiques, physiques et relatives aux facteurs organisationnels. Bien sûr, ce sont les chercheurs qui construisent les connaissances nouvelles.

Sur quoi porte votre seconde mission ?

Sur la diffusion des connaissances. Pour cela, nous disposons de trois revues mensuelles d’information, des newsletters, d’un site Web dont l’audience a cumulé 6,2 millions de visites en 2015. Durant cette période nous avons aussi édité 2,5 millions de brochures et d’affiches. Nous réalisons également des films de plus en plus en formats courts diffusés sur la chaîne Youtube de l’INRS. Par ailleurs nous nous engageons sur les réseaux sociaux. Notre revue mensuelle  »Travail et Sécurité », qui est diffusée gratuitement à 90.000 exemplaires aux entreprises de plus de 50 salariés, comporte un grand nombre de photos et d’interviews de  »vrais gens de la vraie vie ».

Des projets ?

Oui. Nous comptons réaliser des dossiers plus construits. Par exemple, le prochain portera sur les Risques psychosociaux (RPS) avec l’ensemble des ressources : affiches, films courts, personnes ressources à contacter et une conférence de presse. C’est une démarche de rupture. L’axe :  »Les RPS : en finir avec les idées reçues ». Nous donnerons des outils simples de prévention. Notamment pour dédramatiser la notion de RPS dont on parle beaucoup dans la presse. Nous voulons aller au-delà de ce qui se fait actuellement. Par exemple, en parlant des violences externes (agressions verbales, incivilités…). A cet égard, il ne faut pas laisser le salarié  »faire de son mieux ». Face à cela, nous avons élaboré une brochure avec des solutions concrètes : comment aménager les espaces de travail.

Comment intervenez-vous auprès des salariés, des entreprises ou des organismes ? 

Cela se déroule dans le cadre de notre troisième mission : l’assistance aux demandeurs, l’expertise ainsi que l’assistance aux ministères, aux agences publiques et aux instances de normalisation. Nous répondons à toutes les sollicitations qui nous parviennent.

Et vous en recevez beaucoup ?

Oh oui ! Plusieurs dizaines de milliers tous les ans ! Les demandes sont très variables : « J’ai encore un lumbago. Que faire ? » ; « J’ai acheté une machine en Chine. L’importateur hollandais qui me l’a livrée affirme qu’elle est certifiée CE. Mais mes salariés utilisateurs la ressentent comme dangereuse… » ; « C’est la 5ème maladie qui provient de cette entreprise. En tant que médecin du travail, je trouve cela atypique. Il est vrai que cette entreprise utilise des produits chimiques… »

Quels traitements apportez-vous à ces sollicitations ?

Soit nous répondons directement au téléphone, soit nous envoyons des documents par mail soit nous aiguillons vers les bons relais de terrain : un bureaux de contrôle ou la Carsat, par exemple. Parfois, nous devons nous rendre sur place. Notamment lorsqu’il s’agit d’une problématique lourde dans un cas particulier. Ce fut le cas avec des foreuses et des fendeuses de bûches. Sur ces machines, nous avons proposé des améliorations ponctuelles. Dans la foulée, cette problématique nous a conduit à les rendre génériques et à faire évoluer la réglementation et la normalisation. Au total, 52 de nos experts participent à 90 commissions de normalisation.

Par exemple ?

Nous participons à l’instruction de la révision de la directive Machine 2006/42/CE. En effet, cette directive date de 2006. Elle commence ainsi à être ancienne. D’autant que les technologies évoluent. Les machines deviennent de plus en plus connectées. Il faut donc en tenir compte. De nouveaux problèmes se posent. En particulier, nous nous interrogeons sur l’impact de ces objets connectés sur la santé au travail, notamment sur la charge mentale des salariés qui peuvent se sentir surveillés en permanence ou voir affluer un surplus d’informations. Par ailleurs de nouveaux types d’accidents sont susceptibles de survenir. Ce fut le cas avec une éolienne en maintenance en France. Elle avait été remise en fonction à distance, en Allemagne, alors qu’un salarié se trouvait encore à l’intérieur.

Quelles sont vos actions en matière de formation ?

La formation est notre quatrième mission. Le programme se découpe en trois parties. Avec, tout d’abord, des formations en présentiel de 2.000 personnes par an au travers de 185 sessions. Ensuite, nous développons également l’enseignement à distance. Enfin, nous misons énormément sur la formation démultipliée : grâce à un réseau de 3.780 organismes de formation privés et publics que nous habilitons et de formateurs que nous certifions, nous avons formé 900.000 personnes en 2015. Les thèmes portent sur le sauvetage et le secourisme au travail, la prévention des risques liés à l’activité physique avec des déclinaisons par secteurs économiques (commerce, industrie, bâtiment, sanitaire et social…). Je voudrais préciser que nos quatre missions sont liées et interdépendantes. Nos experts et chercheurs passent d’une activité à l’autre. Par exemple, nos chercheurs contribuent à l’écriture des brochures et assurent des exposés lors de formations.

Quelles sont les dernières réglementations qui ont touché votre périmètre d’activité en 2015 ? 

Je pense à la directive Champs électromagnétiques de 2012. Avec la Direction générale du travail (DGT), l’INRS a participé à sa transposition en droit français. Ce travail est toujours en cours. Nous avons aussi travaillé sur la directive Rayonnements optiques artificiels de 2010 dont le décret d’application est sorti cette année. Quant au règlement CLP, qui porte sur les dangers des produits chimiques, il a connu une évolution forte en juin 2015 que nous avons accompagnée avec la mise à disposition d’outils et brochures. A cet égard nous avons également sorti le logiciel Seirich qui embarque différentes fonctionnalités pour s’adresser aussi bien aux dirigeants des entreprises qu’à ses spécialistes afin de développer la prévention en matière de produits chimiques.

Et quels sont vos chantiers réglementaires en cours ? 

L’INRS ne porte pas de chantiers réglementaires propres mais il fait partie de nos missions d’y participer. Nos experts sont alors largement sollicités. Il y a d’abord la simplification des évaluations aux expositions au risque chimique. Il faut rappeler que cette exposition concerne plusieurs centaines de milliers de salariés en France et 10% des travailleurs sont en contact avec des produits CMR ! Actuellement, cette exposition est évaluée de manière précise mais complexe donc coûteuse. Les petites entreprises n’en ont pas toujours les moyens au niveau de leurs finances ni les compétences. D’autant que l’évaluation objectivise des seuils d’exposition souvent dépassés. Sur ce terrain, l’INRS veut contribuer en proposant un dispositif allégé mais performant d’une part au travers de la révision de la norme EN 689. Et d’autre part, en participant à des groupes de travail animés par la DGT pour simplifier cette évaluation.

D’autres chantiers ? 

L’INRS travaille aussi sur les valeurs limite d’exposition (VLEP) selon deux axes. Le premier consiste à poursuivre notre contribution aux travaux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). C’est l’État qui fixe les VLEP sur proposition de l’Anses. Il y a ainsi plus de 600 VLEP qui interviennent au niveau national ou européen. Certaines VLEP sont contraignantes, d’autres, indicatives ! Les suivre est un travail très complexe. D’autant que les connaissances évoluent en permanence. De plus, des produits nouveaux arrivent de façon fulgurante ou des utilisations se développent de façon massive. Bref, suivre les VLEP est un travail continu. En 2016, nous allons ainsi nous intéresser aux salariés qui manipulent les nano-particules.

Sur les marché des solutions de prévention, quelles sont les tendances que vous trouvez significatives ? 

On voit beaucoup se développer les aides techniques, les aides robotisées et la robotique collaborative. En particulier dans le secteur sanitaire et social, notamment dans les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Jusqu’à présent, ces aides techniques étaient développées dans le but d’aider à la manipulation des patients sans les blesser. Le problème, c’est que ces aides oublient les salariés qui les utilisent. En d’autres termes, un lève-personne, c’est pratique mais s’il pèse 200 kg avec la personnes à déplacer, le personnel soignant peut contracter des troubles musculosquelettiques.

Que pensez-vous des systèmes de eSanté ?

On entend beaucoup parler de ces systèmes connectés mais on n’en voit pas beaucoup dans la réalité du monde du travail. Ils portent en eux un potentiel intéressant mais, en même temps, posent des questions éthiques. C’est bien de surveiller la santé des salariés mais au profit de qui et dans quel but ? Il y a 3 ou 4 ans, cette question se posait déjà. Mais le débat n’a pas avancé. Néanmoins, il y a des procédés de prévention intéressants : les dosimètres temps réel qui évitent de constater a posteriori les dépassements. De même, il est précieux de savoir où sont situés les travailleurs isolés et dans quel état de santé ils se trouvent. Bref, les technologies avancent mais pas le débat. Nous travaillerons sur ce thème dans le cadre de notre prochain plan stratégique 2018-2022.

Source :

http://www.info.expoprotection.com/

Ce type d’accidents du travail est le plus mortel en Belgique. Les accidents de la route représentent près de la moitié des accidents du travail, constate l’Institut belge pour la sécurité routière à l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et la santé au travail.

Un dixième des accidents du travail ont lieu sur la route, et ces accidents sont souvent parmi les plus graves. Les accidents de la route représentent en effet près de la moitié des accidents du travail mortels, rappelle jeudi l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) à l’occasion de la Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail.

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Lors des déplacements domicile-travail

Chaque année, 60 personnes en moyenne perdent la vie dans un accident du travail sur la route et près de 1.900 sont en incapacité permanente, ressort-il d’une analyse de l’IBSR basée sur les chiffres du Fonds des accidents du travail au cours de la période 2010-2014. Environ 85% de tous ces accidents se produisent lors des déplacements domicile-travail. La plupart impliquent des automobilistes et des cyclistes. En moyenne, ils ont des conséquences nettement plus lourdes que les autres accidents du travail: pour 1.000 accidents survenus sur la route, plus de 126 personnes sont en incapacité de travail permanente ou décèdent, contre 94 pour les autres types d’accidents du travail.

« Il est désormais temps de miser sur la sécurité dans la circulation »

Les employeurs « doivent se rendre compte que les coûts directs et indirects engendrés par les accidents du travail dans la circulation sont énormes. La sécurité sur le lieu de travail est depuis longtemps primordiale dans de nombreuses entreprises. Il est désormais temps de miser sur la sécurité dans la circulation », implore l’IBSR dans un communiqué, avant de rappeler qu’il a mis sur pied un programme sur mesure destiné aux entreprises.

Source : http://www.rtl.be/info/belgique/societe/ce-type-d-accidents-du-travail-est-le-plus-mortel-en-belgique-813769.aspx

« Nous nous dotons d’un outil commun contre les accidents du travail. La profession s’engage. Chaque entreprise a sa façon de fonctionner, avec les formations obligations complétées par des formations secouristes, ou encore le quart d’heure sécurité avant la reprise du travail. Certains tournent des séquences vidéos sur un chantier, que les salariés voient ensuite », commente Thierry Theodore, président de la commission prévention-sécurité de la FRTP Auvergne. La Fédération régionale des travaux publics d’Auvergne et Prism’Emploi Auvergne- Rhône-Alpes (organisation des professionnels du recrutement et de l’intérim), viennent de signer une charte de partenariat pour améliorer la prévention des risques des salariés intérimaires des travaux publics.
Ce dispositif se présente sous la forme d’une carte « sécurité » nominative, valable un an. Pour l’obtenir, les salariés intérimaires, et les nouveaux embauchés, devront remplir un questionnaire à l’issue d’une présentation vidéo. Ils attesteront ainsi de leurs connaissances en matière de la prévention et la gestion des risques sur les chantiers. Chaque année, ils seront soumis à ce test, lors du renouvellement de leur carte.

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247 accidents du travail en 2014

Philippe Giraud, vice-président de Prism’emploi Auvergne- Rhône-Alpes, souligne : « Il s’agit d’uniformiser et de généraliser les connaissances minimum à avoir sur un chantier. Les intérimaires sont les plus exposés aux risques, car ils interviennent sur des chantiers qu’ils découvrent ».
On a dénombré 247 accidents du travail en 2014 dans les TP en Auvergne. Le travail en hauteur (risque de chute) est le plus dangereux dans les travaux publics, avec le risque d’ensevelissement de tranchée, et les accidents avec les engins, et la circulation automobile.
La FRTP d’Auvergne regroupe plus de 150 entreprises, spécialisées dans les travaux routiers, le terrassement, les travaux d’installation de réseaux électriques et de réseaux de canalisations, le génie civil, et qui emploient 6.500 salariés. On dénombrait 71.476 salariés en équivalent temps plein en 2014 en Auvergne–Rhône-Alpes, où l’emploi intérimaire est en hausse de +2,3% en 2015.

Source : http://www.info-mag-annonce.com/journal/blog/puy-de-dome/pdd-actualites/pdd-act-economie/carte-securite-chantiers/209433

En dépit des politiques de prévention mises en place par les grands groupes du BTP et de l’énergie, 95 % des accidents graves sur les chantiers sont déclenchés par des erreurs comportementales. En cause  : une appropriation relative des règles de sécurité.

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Pétroliers, bâtisseurs, industriels, tous courent après le zéro accident. Un objectif « ultime »,« presque inatteignable  », selon les responsable de la sécurité et de la prévention réunis à Paris, par Artelia, spécialiste en ingénierie et management de projets : « 95 % des accidents sont causés par des erreurs comportementales et organisationnelles, alors que seuls 5 % trouvent leur origine dans un matériel défectueux ou inapproprié » , souligne Aymon de Redellet, directeur santé, sécurité, environnement et prévention des risques du pôle produits de construction de Saint-Gobain. Selon la Direction des risques professionnels de l’Assurance maladie, le nombre d’accidents du travail avec arrêt se maintient en effet autour de 620.000 par an, auxquels il faut ajouter 540 décès. Plus grave, selon l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics), il se produit un accident mortel tous les trois jours sur les chantiers 

Les participants à cette table-ronde, représentant des mastodontes de la construction (Bouygues Construction, Vinci Autoroutes, Eiffage Construction, Saint-Gobain, Nexity) et de l’énergie (Total, Shell, Exxon) ne cessent pourtant d’étoffer leurs politiques de prévention. Livrets de règles, visites et audits de sécurité, formations aux gestes et postures, mise en place d’une direction ad hoc, tous consacrent des fonds conséquents à la prévention des risques «  devenu un investissement depuis que leur réputation est en jeu », souligne Thierry Para, directeur adjoint des grands projets fiduciaires de la Banque de France.

Sur chaque chantier ou plate-forme pétrolière, la sécurité fait désormais l’objet d’une mini-réunion périodique. Baptisée selon les entreprises  « la minute chantiers » ou « le quart d’heure sécurité », ce briefing permet d’évoquer les consignes relatives aux opérations programmées. « L’environnement de chantier change en permanence. S’ajoutent une tranchée, une travée, une cloison qui modifient la configuration de l’environnement de travail et nécessite de marquer un temps d’arrêt pour faire un pas de côté » , décrit Philippe Villain, directeur prévention santé et sécurité de Bouygues Construction, qui a institutionnalisé ce temps de réflexion chaque jour à 10h55. « La corne de brume sonne, les équipes s’interrompent et  observent ce qui à l’instant T pourrait favoriser un accident » . Exemples : un chantier mal balisé, des aires de circulation encombrées, des gardes-corps mal posés, des distances de sécurité non respectées, des échafaudages à roulettes utilisés à contre-emploi etc. « Ce temps n’est pas consacré à rappeler les fondamentaux du port des équipements de protection individuelle (EPI), mais à encourager un état d’esprit constructif autour du respect des procédures », détaille Philippe Villain.

La limite de ces exercices d’amélioration continue, c’est la difficulté éprouvée par les responsables à trancher« Peu formés au management, les chefs d’équipes, souvent d’anciens ouvriers, manquent d’autorité pour superviser leurs anciens compagnons et leur imposer un mode opératoire », éclaire Aymon de Redellet. Facteur aggravant, leur absence de lien hiérarchique avec les bataillons de sous-traitants « qui ne partagent pas la même culture sécurité que l’entreprise maître d’oeuvre ou maître d’ouvrage sans pouvoir être sortis du jeu », lâche un participant.

Pour impliquer l’ensemble des équipes dans les questions de sécurité, Shell et Chevron ont inventé le Stop Work Authority, un statut de lanceur d’alerte qui confère à chaque intervenant, salarié ou sous-traitant, le droit _et le devoir_d’arrêter provisoirement une situation à risques. « Il ne s’agit pas d’un carton rouge, mais de la manifestation d’un doute qui stoppe les opérations pendant 3 minutes ou 3 jours », détaille Agnès Bernard, responsable HSEQ réseau et carte pétrolières de Total Marketing France. Avantage de cette «  stop card », l’utilisateur ne s’expose à aucune sanction en cas de mauvaise interprétation de la situation. Intéressante, l’initiative repose toutefois la question du management du risque : l’équipe est-elle en capacité d’évaluer le risque potentiel d’incendie ou de chute « Sur un chantier au Moyen-Orient, nous avons enregistré 1 million de stop cards en six mois », se remémore un directeur sécurité et environnement de travail pour démontrer que cette pratique, potentiellement vertueuse, est difficilement gérable. Même analyse des professionnels à propos des déclarations de « presqu’accidents » : « Stimuler les remontées d’incidents pour analyser les facteurs communs déclenchants est une bonne démarche, si ce n’est que l’entreprise n’est pas dimensionnée pour décortiquer 400 anomalies mensuelles », remarque un consultant d’Artelia.

Selon le cabinet de conseil en ingénierie, qui développe des système de management de l’hygiène, de la santé, de la sécurité et de l’environnement, seule la responsabilisation de chacun, depuis les cadres dirigeants jusqu’au plus bas de la hiérarchie, permettra d’abaisser le nombre d’incidents_une chute se produit tous les cinq minutes sur les chantiers selon l’OBBBTP. « Il s’agit de passer d’un engagement de discipline à un engagement de conviction », définit Joris Schelfout, coach sécurité HSSE d’Artelia qui propose la méthode du feed-back positif : « Que chacun détermine pourquoi il enfreint les règles et emprunte les raccourcis qui permettront de gagner cinq minutes ou de perdre jusqu’à leur vie ». 

Selon quelques confidences de la salle, l’attribution de bonus, liés à l’atteinte d’objectifs sécurité, enclenche un cercle vertueux en termes d’implication managériale, à ceci près que l’incitation financière encourage la dissimulation d’accidents…

Source : http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/ressources-humaines/bien-etre-au-travail/021811646958-securite-l-humain-seul-facteur-d-amelioration-continue-209215.php?eRCAbL9F0Ez7DS4E.99

L’AFP a pu consulter une ordonnance adoptée en Conseil des ministres mercredi 6 avril qui élargira les pouvoirs des inspecteurs du travail à partir du 1er juillet 2016.

– EN CAS DE « DANGER GRAVE ET IMMINENT » POUR LES SALARIÉS

Les inspecteurs du travail pourront demander le retrait des salariés exposés à un « danger grave et imminent » dans tous les secteurs d’activité alors que seul celui des bâtiment et travaux publics (BTP) était concerné jusqu’à présent.

De plus, l’ordonnance allonge la liste des situations de danger. Elle comprend désormais également l’utilisation de machines sans protection et les risques électriques majeurs.

L’inspecteur pourra également, après mise en demeure, imposer l' »arrêt temporaire de l’activité » d’une entreprise qui enfreint la réglementation sur l’exposition aux « agents chimiques cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction ». Actuellement, ce n’est possible qu’en cas de dépassement des seuils d’exposition.

L’ordonnance introduit aussi des « procédures d’urgence » pour les travailleurs mineurs. L’inspecteur pourra imposer le « retrait immédiat » d’un jeune travailleur affecté à des « travaux interdits » ou à des travaux « l’exposant à un danger grave et imminent ». En cas de « risque sérieux d’atteinte à la santé, à la sécurité ou à l’intégrité physique ou morale du jeune dans l’entreprise », l’inspecteur pourra proposer à l’administration « la suspension du contrat de travail ou de la convention de stage », avec maintien de la rémunération du jeune.

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– PLUS DE POUVOIRS POUR ENQUÊTER

L’ordonnance renforce également les moyens d’investigation de l’inspection, notamment en élargissant l’accès aux documents pour vérifier le respect de la réglementation relative « aux harcèlements moral et sexuel » et à « la santé et la sécurité au travail ». Jusqu’à présent, les inspecteurs n’avaient, par exemple, pas accès aux comptes-rendus d’entretiens professionnels dans les cas de harcèlement.

– NOUVELLES AMENDES ET PROCÉDURE DE TRANSACTION PÉNALE

Sur le volet « sanctions », l’ordonnance introduit, en complément des amendes pénales, des « amendes administratives » pour les infractions relatives au temps de travail, au salaire minimum et à la dignité des travailleurs.

Pour les infractions les moins graves, le texte introduit la possibilité de « transactions pénales » au lieu d’un procès : l’administration pourra adresser à l’auteur de l’infraction une « proposition de transaction », précisant le « montant de l’amende » et les « obligations » pour faire cesser l’infraction.

L’ordonnance parachève la réforme de l’inspection du travail, après la mise en place d’une nouvelle organisation au 1er janvier 2015 et le plan de qualification, engagé en 2013, pour transformer les contrôleurs du travail en inspecteurs.

– CE QUE POURRAIT CHANGER LA LOI TRAVAIL

Le projet de loi El Khomri présenté en Conseil des ministres fin mars prévoit que certains secteurs (dont le bâtiment) qui veulent faire travailler un apprenti jusqu’à 10 heures par jour (au lieu de 8) et 40 heures par semaine (au lieu de 35), obtiennent au préalable l’autorisation de l’inspection du travail.

La première version du texte prévoyait une simple déclaration. Le projet de loi travail et son millier d’amendements sont actuellement étudiés par la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée, avant d’être soumis aux députés du 3 au 12 mai.

Source : http://www.boursorama.com/actualites/les-nouveaux-pouvoirs-des-inspecteurs-du-travail-59859c77b91ce70089b23ae353e2a702

Pourquoi vous êtes-vous intéressé à la souffrance des dirigeants ?
La souffrance des dirigeants, c’est un sujet tabou. Et encore plus celle des dirigeants de PME. Lorsque l’on parle de suicide au travail, on pense à Orange, Renault ou Pages Jaunes, de très grandes entreprises. Mais le suicide d’un patron de PME, d’un artisan, c’est tout juste un entrefilet dans la rubrique des faits divers.
Notre vision de la souffrance au travail est complètement biaisée du fait que les sociologues du travail se sont presque exclusivement intéressées aux grandes entreprises ou aux grosses administrations. Or le tissu économique en France, c’est 99,8% de PME, des entreprises qui sont vitales pour notre économie. Et pourtant ces patrons de PME sont les grands oubliés de la santé au travail. C’est une injustice, ces patrons ne bénéficient d’aucun suivi, d’aucune considération de la part des pouvoirs publics.
C’est pour cela que j’ai créé en 2009 l’observatoire AMAROK, un observatoire dédié à la santé des dirigeants de PME, commerçants, artisans et professions libérales. La santé des dirigeants doit enfin être prise en compte, et nous militons aujourd’hui pour que AMAROK soit reconnu d’intérêt général.

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Depuis 7 ans, vous collectez des données sur la santé des dirigeants. Que faut-il en retenir ?
Effectivement, nous avons constitué 3 cohortes d’environ 350 chefs d’entreprises que nous avons suivis et questionnés à intervalles réguliers pour mieux comprendre les phénomènes de santé au travail de cette population qui n’a jamais été étudiée par les spécialistes de la souffrance au travail. Ce sont environ 1 million de données que nous avons collectées et ensuite analysées pour en extraire des résultats très intéressants, qui ont fait l’objet d’un ouvrage paru en 2012. Parmi tous ces enseignements, j’en retiendrai un :   « Entreprendre, c’est bon pour la santé ». En effet, les chefs d’entreprises sont soumis à de nombreux facteurs pathogènes parmi lesquels le stress, la surcharge de travail, l’incertitude du carnet de commandes et surtout la solitude qui pèse énormément sur leur santé mentale. Mais fort heureusement, il existe également des facteurs que je qualifie de « salutogènes », c’est à dire générateurs de bonne santé. On peut citer ainsi le sentiment de maîtriser son destin, l’endurance, l’optimisme et le sentiment d’auto-efficacité. L’équilibre entre ces 2 types de facteurs contribue à préserver la santé mentale et physique des dirigeants, qui s’estiment globalement en meilleure santé que les salariés. Mais cet équilibre est fragile, et les dirigeants peuvent ainsi connaître des périodes d’euphorie puis tomber dans des dépressions très graves.

Vous expérimentez depuis début 2016 un dispositif d’accompagnement pour les commerçants ayant subi un braquage, parlez-nous en.
Effectivement, avec le soutien du RSI, nous avons créé la première Cellule de Coordination et d’Accompagnement (CCA SANTE), pour permettre une prise en charge rapide et coordonnée des commerçants, artisans, professions libérales et exploitants agricoles ayant vécu un événement traumatique (braquage, violence, agression…).
Pourquoi ? Souvent les victimes d’agression ne mesurent pas l’impact de cet événement sur leur psychisme. La cellule CCA Santé va leur apporter une écoute immédiate et s’il y a une urgence psychologique constatée, une prise en charge thérapeutique gratuite. L’idée c’est de proposer un vrai service d’accompagnement facile à mettre en œuvre via le téléphone et des visites à domicile pour les commerçants, qui n’ont jamais le temps de se consacrer à eux-mêmes et de prévenir ainsi des dégâts ultérieurs.

Olivier Torres
Professeur
Université de Montpellier et Montpellier Business School

Cet intégrateur a noué un partenariat avec Optinvent, fabricant de lunettes connectées à réalité virtuelle adaptables sur des casques. En test chez plusieurs industriels, dont une compagnie pétrolière, ces accessoires facilitent l’accès aux notices d’instruction ou libèrent les mains des opérateurs. De quoi améliorer les conditions de travail.
Pour faciliter l’accès aux notices d’instruction, ne serait-il pas judicieux de remplacer le support papier par une application accessible grâce à des lunettes connectées de Réalité augmentée (RA) ? La question est actuellement posée chez certains logisticiens et industriels. A commencer par cette compagnie pétrolière dont le nom reste confidentiel. En octobre dernier, elle a équipé de lunettes informatives RA une poignée de techniciens en charge de la maintenance de certains équipements de production. Ces machines sont estampillées d’un QR code qui, une fois scanné par les lunettes montées sur des casques, donne directement accès aux consignes de sécurité. « Grâce à ce dispositif, l’industriel espère limiter les erreurs de manipulation qui ont abouti à des accidents du travail néanmoins bénins », indique David Chérel, directeur de la division Solutions innovantes et mobilité chez Eurogiciel Ingénierie, un intégrateur de nouvelles technologies basé à Nantes (44).
Démonstration de réalité virtuelle
Démonstration de réalité virtuelle
Assemblage à Rennes. Ce dernier a noué un partenariat technologique avec le français Optinvent. Cette entreprise conçoit et développe des lunettes connectées RA qu’elle assemble dans son propre atelier basé à Rennes (Ille-et-Vilaine). Commercialisés depuis un an, ces accessoires nommés Ora contribuent à améliorer les conditions de travail et la sécurité des salariés en libérant leurs mains. Finis, en effet, les manuels et les listings papier. « Les informations dont les techniciens ont besoin pour accomplir une tâche ou aller chercher des colis sont directement projetées sur la rétine », fait valoir de son côté Kayvan Mirza, CEO d’Optinvent. Spécialisé, notamment, dans les technologies de vidéoprojection, ce dernier a cofondé Optinvent avec un autre ingénieur, Khaled Sarayeddine, rencontré chez Technicolor, leur ancien employeur.
Plus de 2 millions d’euros levés. C’est en 2007 qu’ils ont créée leur entreprise. Laquelle a réussi à lever plus de 2 millions d’euros afin de financer ses développements. Elle compte aujourd’hui une dizaine de salariés et de multiples utilisateurs pilotes dans la logistique, l’automobile, la chimie, l’aéronautique et l’énergie. Près de 7 ans de recherche et développement ont été consacrés à ces lunettes protégées par 11 brevets. La première version lancée l’an dernier pèse 80 grammes. La seconde appelée « Ora 2 » devrait arriver au premier trimestre 2016. Elle pèsera 25 grammes de moins et devrait être plus esthétique et plus ergonomique pour les porteurs de lunettes de vue et même un peu moins chère que la version actuelle vendue 699 euros HT.
Wifi embarqué. Dans les deux cas, le dispositif de vision ne se positionne que sur un seul des deux verres. Il embarque une caméra, un capteur de mouvement, une puce GPS pour se géolocaliser, un microprocesseur et une prise USB. Laquelle permet de se connecter à un smartphone en cas d’absence de réseau Wifi. « L’intérêt d’une connexion, c’est de pouvoir accéder à un avis d’expert en cas de difficulté sur une machine », indique le dirigeant d’Optinvent. « Dans le cas de l’application liée aux machines de production pétrolière, il n’est pas besoin de se connecter à un site distant car les procédures de sécurité à suivre sont contenues dans les lunettes qui disposent d’une capacité de stockage allant jusqu’à 8 Mo », fait remarquer David Chérel qui imagine que d’autres secteurs vont suivre. Notamment les entreprises qui auront la charge de désinstaller du matériel existant. Par exemple, les compteurs électriques dont il existe de très nombreuses variantes et dont les plus anciennes remontent au siècle dernier, dans les années 50…

Source : http://www.expoprotection.com/site/FR/L_actu_des_risques_professionnels_naturels__industriels/Zoom_article,I1571,Zoom-f02d313fae09bfc4a01ae7635e33aa3f.htm#EsPshLjYPHSRqaJE.99

Les statistiques de la région PACA et Corse pour les accidents de travail, accident de trajet et maladies professionnelles.

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Des prunes pour recevoir des primes. La politique du chiffre dans la police, dont l’abandon avait été promis par Manuel Valls, est toujours en vigueur.

Les CRS et motards chargés d’assurer la sécurité sur les routes de France sont toujours classés en fonction du nombre d’amendes dressées, selon un document officiel publié ce vendredi par le journal Auto Plus.

Les policiers sont-ils encore poussés à verbaliser davantage?

Ce document, émanant du « sommet de la police nationale, classe les brigades routières (neuf compagnies autoroutières CRS et 22 unités de motards) en fonction du nombre de PV qu’elles distribuent.

600 euros de prime

Selon le magazine, « pour chaque prune distribuée, les différentes brigades sont créditées d’un nombre de points précis ». A la fin de la période de douze mois, les deux compagnies et les deux unités qui ont accumulé le plus de points sont gratifiées d’une prime annuelle. Avant d’être reversée entre les policiers.

Le journal avance que le gain pour chaque agent est d’environ 600 euros.

« Tout est fait pour faciliter la verbalisation »

« C’est toujours la politique du chiffre qui prime, avec les méfaits que ça engendre: la répression est privilégiée sur la prévention », réagit le secrétaire général du syndicat UNSA Police, Philippe Capon, dans l’hebdomadaire.

« Le PV est ainsi devenu l’un des critères importants de notation et d’évolution de carrière du fonctionnaire. Tout est fait pour faciliter la verbalisation rapide avec le PV à la volée et la généralisation du PV électronique. L’automobiliste ne sait plus pourquoi il est verbalisé, il ne peut pas bien se défendre. Les contentieux augmentent fortement. Cette méthode n’améliore évidemment pas les relations avec la population, elle modifie le comportement des usagers, les pousse à se soustraire au contrôle », ajoute-t-il.

De son côté, la direction générale de la police nationale a tenu à démentir toute politique du chiffre. « Chaque année, la performance de ces unités est évaluée, comme dans l’ensemble de la fonction publique, afin, le cas échéant, d’entraîner le versement de primes collectives», reconnaît-elle. Mais, ajoute-t-elle, « il ne s’agit en aucun cas d’une “politique du chiffre” imposée à ces unités mais bien d’une évaluation de leur performance dans ce qui est leur cœur de métier: la sécurité des usagers de la route ».

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Source : http://www.huffingtonpost.fr/2015/07/17/pv-routes-auto-plus-policiers-verbalisent-prime-600-euros_n_7817190.html?ncid=tweetlnkfrhpmg00000001

Exit l’utilisation du téléphone au volant avec des oreillettes sur la route des vacances. Dans exactement 15 jours, le 1er juillet, deux des 26 mesures gouvernementales visant à améliorer la sécurité routière deviendront effectives. Précisions.

135 euros d’amende. Si à compter du 1er juillet, vous vous faites arrêter au volant avec une oreillette, vous écoperez immédiatement de 135 euros d’amende. Vous perdrez aussi 3 points sur votre permis de conduire.

C’est là l’une des mesures phares du plan présenté par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, en janvier dernier. Le téléphone au volant est en cause dans 400 accidents mortels par an. En téléphonant, il est avéré que vous perdez aussitôt 50% de votre champ de vision. Selon une étude scientifique qui avait été relayée en exclusivité sur Europe 1 il y a quelques semaines, les yeux du conducteur qui téléphone se figent, ne balaient plus le paysage. Il devient moins réactif, son débit de parole augmente et il répond du tac au tac à son interlocuteur… Autant de preuves que ce dernier est focalisé sur la conversation et non sur la conduite.

Le téléphone pas complètement interdit. Le téléphone au volant, c’est fini ? Non, téléphoner grâce au Bluetooth et à un haut-parleur sera toujours autorisé. Un investissement est nécessaire pour cela car le prix de l’équipement varie entre 10 et 60 euros.

Tolérance zéro pour les jeunes conducteurs. Autre grande mesure qui entrera en vigueur le 1er juillet : l’abaissement du taux d’alcoolémie de 0,5 à 0.2 gramme par litre de sang pour les conducteurs novices. Les « novices », ce sont avant tout les jeunes mais aussi tous ceux qui ont dû repasser le permis, quelque soit leur âge.

Pour tous ces jeunes conducteurs, la sanction sera sévère : 135 euros d’amende et six points de permis en moins… autrement dit, la perte du permis.

Source : http://www.europe1.fr/societe/oreillettes-au-volant-135-euros-damende-des-le-1er-juillet-1357538#utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Dans moins de deux semaines, les jeunes conducteurs ne pourront plus boire un seul verre d’alcool avant de prendre le volant. Pour tenter d’enrayer la mortalité routière toujours en hausse, le gouvernement misera à partir du 1er juillet 2015 sur la tolérance zéro.

Le taux d’alcoolémie sera en fait fixé à 0,2g/L pour éviter les « faux positifs » dus à l’usage de médicaments comprenant de l’alcool ou à l’alcoolémie naturelle causée par la métabolisation des protéines, mais le message en ce qui concerne la consommation d’alcool est clair: c’est « rien, niet, niente, nada, nicht, que dalle, peanuts »

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