Un salarié heureux en vaut deux

Un colloque consacré à la qualité de vie au travail se tient ce mardi à Paris. Pour Florence Sautillet, psychanalyste à Amiens, « un salarié n’aura aucun mal à faire des heures supplémentaires s’il se sent bien sur son lieu de travail. »

Le deuxième salon national consacré à la qualité de vie au travail se tient ce mardi à Paris. Il aura donc fallu attendre 2015, pour qu’un colloque consacré à ce sujet a priori essentiel soit organisé. «  C’est assez révélateur de la problématique, et du retard que nous avons pris sur cette question, relève Florence Sautillet, psychanalyste à Amiens, et sociologue spécialisée dans cette question, présente mardi au colloque. Pendant longtemps, on ne parlait uniquement que des risques psychosociaux, c’est-à-dire que des entreprises faisaient appel à des professionnels lorsque la situation était devenue intenable, pour éteindre le feu, souvent trop tardivement. Aujourd’hui, de grandes sociétés commencent à comprendre que les problèmes d’absentéisme, de baisse de productivité, ou de burn-out peuvent être gérés en amont, en améliorant la qualité de vie au travail. »

Business team shwoing thumbs up

Ancien cadre de l’industrie pharmaceutique, Florence Sautillet a changé d’orientation professionnelle, il y a huit ans, pour se consacrer à cette problématique. «  Je suis persuadée que ce qui fait avancer l’entreprise, c’est l’humain  », insiste la spécialiste, qui réalise des audits ou des conseils en management à des entreprises qui commencent à prendre conscience de l’importance de cette donnée.

Prendre en considération l’humain et lui offrir des conditions de travail optimales, c’est par exemple ce qu’a décidé de mettre en place le géant américain Google. Sur son campus californien, l’entreprise est aux petits soins pour ses employés, non sans arrières-pensées. «  Un salarié n’aura aucun mal à faire des heures supplémentaires s’il se sent bien sur son lieu de travail. »

De même que l’entreprise gagnera en productivité si la société a l’intelligence de mettre à disposition des lieux de repos pour permettre à l’employé de faire une sieste réparatrice. «  On manque d’intelligence émotionnelle, et on commence seulement à soulever le voile sur ce qui empêche d’avancer, poursuit Florence Sautillet. La notion de bien-être au travail n’est pas encore entrée dans les esprits, souvent à cause d’une barrière culturelle et générationnelle. Il faut prendre en considération et écouter les salariés, ce sont souvent eux qui ont la solution dans les mains. »

Source : http://www.courrier-picard.fr/region/sante-un-salarie-heureux-en-vaut-deux-ia0b0n708297

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